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On ne va pas passer par quatre chemin, chez Culturellement Vôtre nous ne connaissions pas Strike Vector. Jeu issu d’un studio français au nom très parlant, Ragequit Corporation, la première mouture du jeu est sorti sur PC, en 2014. Les retours étaient encourageant, surtout côté gameplay, avec une expérience souvent décrite comme hardcore ; tandis que l’action, elle, était qualifiée de frénétique. Pourtant, le jeu n’était pas parfait et, au rang des regrets, on retrouvait l’absence d’un jeu solo, des bots inexistants, et un matchmaking cruel avec les nouveaux joueurs. Là où certains auraient peut-être tout mis à la poubelle, les développeurs de Ragequit ont pris en compte l’avis des joueurs, et nous présentent Strike Vector EX, dont la sortie est prévue sur Playstation 4 et Xbox One, et ce pour le premier trimestre de 2016.

Donc, on partait de zéro, « from scratch » comme disent les « franglisés », quand il a fallu poser les papattes sur Strike Vector EX. Une situation que Ragequit Corporation a quasiment connu avec son jeu. Il faut savoir que le travail sur cette version a nécessité autant de temps de développement que le jeu original, c’est dire si le soft peut être perçu comme une véritable refonte, de la cave au grenier. Mais revenons à nos paluches, posées sur une manette Playstation 4. Les premières secondes de jeu ont été un choc. Pour ne rien vous cacher, on s’attendait à souffrir côté prise en main, tant les shooters en 3D ne se sont que rarement révélés être totalement concluant niveau jouabilité. Eh bien, Strike Vector EX risque bien de représenter une date importante pour le genre : celle de la preuve qu’un shooter peut être intuitif, jouissif, exigeant, cruel et frénétique sur console.

image playstation 4 strike vector ex

La grosse bonne idée de Stike Vector EX, c’est le passage du vol à toute berzingue, à un mode de vol stationnaire, grâce à la gestion de l’accélération, placée sur une gâchette. Vous appuyez, et ça part vite, vous lâchez la touche, l’avion passe en mode mécha, en stationnaire, pour des manœuvres beaucoup plus précises. Cette idée est une amélioration de ce qui existait sur la version PC, où la touche Espace avait en charge cette transformation salvatrice. Il s’agit d’une vraie et grosse amélioration pour Strike Vector EX, tant la commande est intuitive, en devenant comme un réflexe en peu de temps. On voit au loin un ennemi, on accélère puis, pour le dézinguer, on décélère en mode mécha et on arrose de bastos. Intuitif. Un adjectif qui reviendra souvent chez les joueurs, c’est certain, et c’est là une vraie surprise.

Pour bien prendre en main Strike Vector EX, sans la pression d’adversaires humains qui prendront autant de plaisir que vous à dézinguer du noob, Ragequit Corporation a décidé de proposer un mode solo. Et ça, c’est encore une énorme amélioration de cette version EX, qui propose désormais une expérience complète. Le peu de l’histoire qu’on a pu voir est plus du genre habillage, mais de qualité, avec un univers SF développé, et même une justification du respawn. Découpé en missions, vous pourrez non seulement y prendre un pied monstrueux, mais aussi travailler vos épaules, trouver vos marques, faire votre choix entre vue intérieure ou extérieur… Parce qu’il va falloir être au top pour aborder le multijoueurs, tant les batailles pourrons devenir homériques.

image ragequit corporation strike vector ex

Avant de vous éclater sur le multijoueurs de Stike Vector EX, vous aurez surement envie de vous démarquer un peu. Pas de soucis, vous pourrez passer du temps dans l’éditeur de vaisseau, qui permet assez de détails pour qu’on ait un résultat auquel le joueur pourra vraiment se rattacher. Au total, ce sont près de 10 000 éléments que vous pourrez appliquer à votre protégé, un chiffre bien conséquent. Aussi, et très important, il va falloir faire le choix des armes : principale et secondaire. Attention car, dans Strike Vector EX, cet instant est très important pour la suite des évènements, tant chacun des instruments de combat s’accorde à un style de jeu. Nous avons pu nous essayer à chacune d’entre elles, et l’impact est direct sur la façon de s’attaquer aux adversaires. Par exemple, la gatling est évidemment une arme de bourrin à distance, peu puissante et performante en vol à grande vitesse. Tandis que le rayon de plasma demande une précision telle qu’il vous faudra l’utiliser en stationnaire… mais un seul coup enverra ad patres votre cible. L’arme secondaire, elle, va du regain d’énergie, au largage de mines bien vicelard (effet garanti sur les zones peuplées !). Bref, il va vous falloir vous trouver votre style.

Après ce petit passage de sélection, il va vous falloir assumer votre niveau. Strike Vector EX, en multijoueurs, va révéler tout son potentiel, et le vôtre par la même occasion. Amélioration à noter, des bots sont désormais disponibles. En cas de matchmaking un peu long vous pourrez compléter votre partie, qui peut inclure jusqu’à 16 joueurs. Précisons, d’ailleurs, que le niveau de ces participants contrôlés par l’ordinateur jouissent d’une intelligence artificielle étonnante. Si nous avons remarqué un ou deux comportements étranges, comme ce vaisseau qui semblait vouloir fuir à tout prix le combat, aucun bug de collision n’a été détecté, et mine de rien c’est important pour garder le joueur concentré sur le jeu. Une fois la map choisie, en même temps que le mode de jeu, le joueur prend en pleine face une décharge d’adrénaline assez vertigineuse. Les doigts se crispent, les morts s’enchaînent dans tous les sens. Après l’une d’elle, vous pourrez changer d’armes, d’ailleurs, une information qui a son importance pour bien s’adapter au caractère de la partie en cours.

image gameplay strike vector ex

Comme exprimé plus haut, nous étions un peu méfiant en découvrant Strike Vector EX. Pourtant, en un quart d’heure, les doigts de votre humble serviteurs ne pouvaient plus lâcher le pad, crispés qu’ils étaient à cause de l’intensité des parties. Au niveau des regrets, pas grand chose à signaler, mis à part peut-être l’habillage sonore dès que le vaisseau du joueur approche de la destruction. Mais Ragequit Corporation en est conscient, d’ailleurs pour être tout à fait complet il faut dire que c’est l’un des développeurs en présence qui a relevé ce petit accroc, avant nous. On peut donc être sûr que ce sera corrigé avant la sortie de Strike Vector EX. Un peu plus dommage, l’absence d’un mode multi en local, mais expliqué par les chutes de framerates que ça provoquerait. Aussi, même si c’est une remarque étrange, descendre un vaisseau est parfois une telle jouissance que l’on en est presque à oublier les objectifs en cours, au profit du combat pur. On en est là : aimer à ce point la prise en main, le fun des batailles, a parfois fait zapper l’objectif de la map en cours.

Au final, Strike Vector EX est un jeu à très fort potentiel de fun. Ajoutons à cela, et ce n’est pas rien tant on imagine que la tâche fut rude, que le jeu tourne sans accrocs, à 60 fps, avec de petites baisses très rares qui peuvent le ramener vers du 40 fps. Pour le coup, c’est une information qui ne doit pas tomber dans les seules oreilles des ayatollahs de la technique, tant cette prouesse (à la vue de la taille du studio de développement) est d’un impact direct sur le rendu de Strike Vector EX. Sur le pur plaisir des yeux, les maps sont assez détaillées pour être agréables à regarder, de très près quand, inévitablement, vous vous écraserez dessus. Alors que le jeu s’apprête à sortir, il faut bien dire que nous sommes conquis, tant son gameplay fait en sorte que le joueur est totalement maître de son vaisseau. Chacun de vos échecs ne seront dus que de votre faute, de vos erreurs de pilotage. Tout comme les réussites ne seront le résultat que de vos efforts payants. Plus qu’a espérer que la communauté sur consoles s’empare du phénomène, et Ragequit Corporation aura totalement réussi un grand tour de force.

https://youtu.be/zJ5kYTdkT1s 

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015 en tant que co-rédacteur en chef. Manque clairement de sommeil.
Mickaël Barbato