image screenshot gembox

Il est désormais un fait établi que la dématérialisation fait partie intégrante de ce que le futur vidéoludique nous réserve. Si le public est encore partagé quant à cette optique, l’objet étant un moyen de consommation qui ne disparaîtra jamais, il est pourtant clair que l’industrie du jeu vidéo cherche à se renouveler, à se passer de la dépense qu’est le pressage par exemple. Comme pour préparer ce changement de donne au moins partiel, quelques constructeurs se lancent dans ce que l’on appelle actuellement des « microconsoles », plus par description physique que par l’expérience que ces box de gaming peuvent potentiellement proposer. Le fabricant français EMTEC se lance ainsi dans l’aventure en nous présentant la Gembox (Gaming Entertainment Multimedia Box), avec la volonté de proposer un matériel aussi complet qu’accessible.

image my little pony gembox

Avant de rentrer un peu plus dans le contenu de cette fameuse Gembox, précisons avant toutes choses quelques caractéristiques techniques. Il faut savoir que ces box gaming, si elles proposent une expérience de jeu sérieuse, ne se vouent pas au même destin que celui des consoles de salon. Pas de concours de bits donc, mais la nécessité de mettre à disposition la puissance nécessaire pour à la fois faire tourner des jeux Android, diffuser sur la télé la bibliothèque de jeux PC dont le gamer dispose, mais aussi faire tourner Gamefly Streaming et les offres multimédia telles que Netflix. De ce fait, pas besoin de multiplier la RAM comme les petits pains, on s’en est rendu compte lors de la prise en mains de la bête. « La Gembox un processeur quad-core cadencé à 1,5 Ghz, couplé à une puce graphique ARM Mali-450MP6, 1 GO de mémoire vive en DDR et de 16 GO de capacité de disque dur. La box propose Android 4.4 KitKat, laquelle sera possiblement mis à jour ultérieurement ». Voilà une saillie verbale (à laquelle on ajoute qu’il est possible de brancher un DD externe en USB 2.0, ou une simple carte microSD) qui ne parlera pas à grand monde dans la cible visée par EMTEC, disons simplement que l’on est là face à des caractéristiques dignes d’un bon gros smartphone. De quoi largement faire tourner les jeux Android, mais aussi l’offre Gamefly Streaming donc des jeux datant de quelques années mais encore plus que valables.

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En attendant de vous en proposer un test complet aux alentours de la sortie en Août 2016, nous allons partager avec vous les impressions qui sont les nôtres après un « hands on » d’une bonne heure. Une interface fonctionnelle nous accueille et aiguille l’utilisateur vers des menus clairs. La prise en main se veut facile et rapide à mémoriser, entièrement contrôlable à la manette bluetooth (incluse dans le pack d’achat, vous pourrez en ajouter jusqu’à trois). Embarqués dans la Gembox, quatre jeux signés Gameloft qui, par ailleurs, était présent à cette présentation pour bien démontrer leur soutien significatif à l’offre de EMTEC. Ce quatuor de softs se compose de GTR 2, My Little Pony, Wonder Zoo et Asphalt 8, une sélection très parlante quant au public visé : large et éclectique. On a pu s’y essayer, et le rendu est propre et aussi fluide que les jeux d’origine (que nous avons pu tester par la suite sur smartphone, histoire de vérifier tout ça). On a aussi eu le temps de s’essayer à l’offre Gamefly Streaming, et on a eu un coup de coeur pour cette nouvelle façon de jouer qui, certes, ne remplacera pas le matériel physique, mais s’avère tout à fait optimal en terme d’ergonomie : on craignait une latence, il n’en est rien ! Il vous faudra un minimum de 2M bps côté bande passante pour profiter de ce programme, que nous creuserons dans le test à venir. Dernier élément essayé, et pas des moindres : l’émulation, via les émulateurs les plus appréciés d’Android qui sont embarqués dans la box. Là aussi, on y reviendra plus en détails prochainement, en faisant attention à bien respecter la législation, mais sachez que c’est un véritable plaisir que de pouvoir se lancer dans une partie de Super Mario World sans avoir à ressortir sa console, ni aller acheter un matériel à la construction douteuse…

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EMTEC a mis le paquet pour se positionner via une offre user-friendly, et l’on se doit de saluer ces efforts. Par exemple, c’est tout bête mais proposer un câble HDMI est un geste qui n’est malheureusement pas systématique de nos jours. Autre geste qui va dans le sens du consommateur, le constructeur a entendu les craintes de certains quant à la pléthore de softs pensés uniquement pour le tactile, et a prévu de l’aiguiller parmi l’offre Android faramineuse pour mettre en avant les jeux faits pour la manette, une idée salvatrice. Incluse aussi dans le pack, la manette rappelle des sensations bien connues. Les gâchettes et la croix directionnelle font tout de suite penser à la manette Xbox 360, les sticks et la réactivité des boutons font plus Dual Shock de Sony. La finition est solide, tient bien en mains, du travail sérieux. Et notons qu’il est possible de brancher un clavier et une souris, pour les fondus de cette configuration. Fourni aussi dans le packaging un câble Ethernet, et bien entendu la toute petite et mignonne Gembox (10 centimètres de côté, rikiki qu’on vous dit !). Le tout pour un prix de 99€. Un tarif tout bonnement exceptionnel en vue de la qualité de ce qui est proposée. Signalons qu’une télécommande sera aussi disponible à l’achat pour le prix de 39.99€, idem pour les manettes supplémentaires. Cette première heure en compagnie de la bête fut donc bien satisfaisante, factuellement impressionnante, des impressions que nous espérons ressentir lors d’un test méticuleux en Août 2016.

https://youtu.be/pMzRM1q0sKc 

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015 en tant que co-rédacteur en chef. Manque clairement de sommeil.
Mickaël Barbato