image matsuri carte été 2016 california deluxe saumonPour ceux qui ne connaîtraient pas encore, Matsuri, c’est une chaîne de restaurants japonais à comptoir tournant fondée par Eric Woog en 1986 et qui compte aujourd’hui 19 établissements à travers le monde, dont 14 en France : 9 en région parisienne, 3 à Lyon, 1 à Reims et un autre à Bordeaux. Ce passionné de culture et gastronomie japonaise a été le premier à importer le concept des plateaux tournants en France, où le client paie à l’assiette en fonction d’un code couleur. Et, alors que le marché connaît aujourd’hui une surabondance, avec une offre très large, le PDG a toujours gardé à cœur de proposer un service de qualité, avec des produits frais et un zeste d’innovation pour se démarquer de la concurrence, qui casse parfois les prix sans que la qualité suive pour autant, ou bien vend au contraire assez cher ses produits sans que cela se justifie autrement que par un marketing savamment orchestré.

Ainsi, si l’enseigne a dû revoir ses prix à la baisse fin 2014 pour mieux s’adapter, proposant désormais des assiettes allant de 2 à 5€, Eric Woog a fait en sorte que la qualité de l’ensemble n’en pâtisse pas. 2016 marque un tournant pour Matsuri, qui propose désormais deux cartes par an au lieu d’une. Nous avons ainsi pu découvrir les nouveautés de la carte printemps-été 2016 au restaurant de La Boétie, à deux pas des Champs-Elysées, présentées par Eric Woog en personne. Si l’auteure de cet article avait déjà eu l’occasion de grignoter quelques assiettes de makis et sushis somme toute assez classiques l’an dernier, nous avons cette fois-ci était agréablement surpris par la diversité des spécialités proposées, variant les goûts de manière intéressante, avec une petite touche créative tout à fait plaisante et suffisamment rare de la part d’une grande chaîne pour être souligné.

Des créations estivales originales

Eric WOOG, Matsuri

Eric WOOG, PDG de Matsuri

Alors que les California Deluxe (au saumon, thon ou tourteau), tempuras, usuzukuris, salades, haricots verts au sésame et autres délices défilent devant nous, ne demandant qu’à être dégustés, nous nous surprenons à redécouvrir (ou tout simplement découvrir ?) l’enseigne à mesure que nous goûtons chaque met. En dehors de la fraîcheur manifeste du poisson et d’un riz bien préparé, qui n’est pas désagréablement sec comme c’est trop souvent le cas dans les restaurants franchisés, LE grand secret derrière la franche réussite de cette nouvelle carte, ce sont les petites sauces aux saveurs étonnantes qui accompagnent bon nombre de ces nouveautés. Qu’il s’agisse de la sauce aux anguilles accompagnant les California saumon ou la sauce yuzu et shiso pour les cha soba  et saumon mariné, pour ne citer que celles-là, ces petits ajouts donnent du peps aux différentes spécialités, leur permettant de relever et révéler d’autant mieux leurs goûts au sein d’un subtil alliage de saveurs qui se démarque facilement du tout venant par son authenticité. Alors certes, Matsuri reste une chaîne et non un restaurant gastronomique, mais l’enseigne prouve ici qu’elle est un exemple à part dans cette catégorie d’établissements, en termes d’engagement comme de qualité et d’originalité.

Sans doute parce-que cette entreprise, qui s’est progressivement étendue sans devenir pour autant une énorme machine, est aussi une affaire de passion et de famille : Eric Woog, très impliqué dans la recherche d’idées nouvelles, a toujours veillé au respect de mets japonais qu’il évite d’occidentaliser outre mesure, au contraire d’une firme comme Sushi Shop qui a parfois proposé des makis « franchouillards », et il a si bien transmis sa passion que sa fille travaille désormais avec lui sur la communication de la marque. Il y a aussi le cadre des restaurants, boisé et élégant, joliment éclairé, qui ne donne jamais l’impression de mettre les pieds dans un fast food, bien au contraire. Tout cela concourt à créer une expérience la plus agréable possible pour le client.

Matsuri lance un programme pour les enfants

kurukuruLa chaîne cherche également à développer une atmosphère conviviale, family-friendly et inaugurera en ce sens un programme d’animations pour les enfants dès le 6 juillet. Une animation différente à chaque période de vacances scolaires sera proposée aux enfants de moins de 12 ans, et chaque enfant venant dans un restaurant Matsuri avec sa famille recevra un  cadeau, qui changera en fonction des périodes. Cet été, l’enseigne s’est associée aux Incollables et proposera aux enfants une mini édition spéciale comportant 7 fiches de questions-réponses spéciales Japon. Lors des petites vacances scolaires, des cahiers de coloriage thématiques prendront le relais, toujours en gardant en tête de sensibiliser les plus jeunes à la culture japonaise. Ces supports sont réalisés en partenariat avec les éditions Playbac et l’illustrateur franco-japonais Hugo Yoshikawa, qui a créé les personnages Maki et Nigiri pour Matsuri en 2012.

C’est donc une excellente surprise que Matsuri nous réserve pour sa carte printemps-été, qui permet de changer, par sa variété, des traditionnels makis et sushis disponibles n’importe où, tout en respectant la cuisine japonaise. On retrouve ainsi des saveurs qui sont assez rares au sein des chaînes : anguille, yuzu, tourteau. Petit plus non négligeable : les sauces spéciales présentes sur certains makis et autres assiettes sont réellement bonnes et n’ont pas un goût chimique. Elles viennent mettre en valeur les ingrédients de chaque pièce, sans jamais recouvrir leurs saveurs. Ces nouvelles créations éphémères devraient donc ravir les personnes n’ayant pas forcément les moyens de dépenser 50€ par tête, tout en voulant se faire un peu plaisir sans passer par l’éternel Sushi Shop…

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