image season pass doomCaractéristiques

  • Test effectué sur : Playstation 4
  • Genre : FPS
  • Éditeur : Bethesda
  • Développeur : Id Software
  • Sortie : 5 Août 2016

Test

Impossible de passer à côté de la ribambelle de DLCs qui s’annoncent pour DOOM, certainement l’un (le ?) des meilleurs FPS de cette année 2016 (retrouvez notre test). Alors que le contenu Unto The Devil é déboulé début août, et que nous allons l’aborder aujourd’hui, ce petit test est aussi l’occasion de revenir sur le jeu mais côté multijoueur. DOOM est une énorme, indéniable et inattendue réussite dans son mode solo, nerveux en diable et hyper fun à maîtriser. Le constat est peut-être un peu moins enjoué pour la partie multi, étrangement moins musclé dans le rythme mais tout de même assez fun à parcourir pour ne pas perdre l’intérêt du joueur trop vite. Voyons si les ajouts prévus avec ce premier DLC sont satisfaisants, ou du moins encourageants…

Unto The Devil a dans l’idée de compléter l’expérience multijoueurs de DOOM sans pour autant la dénaturer. On aime, donc, parler de véritable contenu additionnel en ce sens où il ne bride absolument pas l’expérience de base tout en se justifiant allégrement. Au menu de ce DLC, l’entrée bien appétissante est clairement la liste de nouvelles personnalisations : des skins et surtout de nouveaux « taunts ». Autant le premier est purement cosmétique et, finalement, n’apporte pas grand chose en terme de plaisir, autant le deuxième a eu le don de bien nous faire rire par certains gestes bien senties. Au nombre de 25, ces nouvelles provocations n’ont évidemment aucun impacte sur la maniabilité, mais sachez que celles présentes dans cet Unto The Devil sont de loin les meilleurs. Se défaire d’un adversaire et le narguer en se laçant dans un mouvement de tête à rendre fou de jalousie un métalleux, ça provoque une certaine satisfaction…

image dlc unto the devil doom

Passons ensuite au plat principal de cet Unto The Devil : les trois cartes mises à disposition de tous les joueurs. Oui, même de ceux qui n’ont pas acheté ce DLC, car Bethesda fait en sorte qu’un seul joueur peut permettre à ceux qui le croise de profiter de son contenu. Une idée remarquable, très gamer-friendly, clairement une initiative à encourager. Mais revenons sur le trio de maps plus précisément. La première est Cataclysme, une carte étonnamment étendue qui vous fera passer d’un laboratoire aux profondeurs des Enfers. Si l’atmosphère paraît assez classique, c’est le design qui nous a beaucoup plus plu, à base d’accélérateurs qui nous font valdinguer d’un côté à l’autre. La deuxième map est Offrande, qui prend place dans une sorte de ruine satanique, plutôt banale dans son dénivelé mais très agréable de par son ambiance. La troisième carte s’intitule Rituel, une base recouverte de neige et véritable bol d’air frais en tout : design et décors offrent de la nouveauté. De quoi bien relancer l’intérêt, donc.

Le plateau à fromages proposé par Unto The Devil comporte plusieurs éléments, dont une nouvelle arme : le Pistolet GME MK-V. Que l’on soit clair, les sensations qu’il procure sont très proches du gun que l’on maîtrise dans le mode solo. Assez faible à grande distance, mais plus précieux de plus près, ce flingue ne révolutionne en rien l’artillerie. Encore une fois, on peut comprendre cette volonté par l’objectif de ne pas déséquilibrer les joutes entre ceux qui possèdent Unto The Devil, et ceux qui décideront de s’en passer. Deuxième gourmandise, la Mine cinétique est plus rigolote à utiliser : elle se déclenche à l’approche d’un adversaire et lui explose à la tronche après une petite poursuite qui rappelle un peu la carapace rouge de Mario Kart. Ce petit temps de latence entre déclenchement et explosion est bien vu, ça provoque une véritable réaction de panique assez jouissive (du moins quand vous n’en n’êtes pas victimes). Enfin, des modules de hack tous nouveaux tous chauds sont aussi au programme. Au nombre de cinq, ils apportent quelques légères modifications assez intéressantes pour s’y intéresser, comme un Stabilisateur d’armure.

image map unto the devil doom

Comme dessert, Unto The Devil propose un tout nouveau démon : le Moissonneur, qui vient compléter les 4 autres déjà existants. Ce n’est d’ailleurs pas un mal car le quatuor déjà en place était très juste en terme de rejouabilité. Cette bestiole diabolique est sans doute le plus gros apport de ce DLC, tant on a pris plaisir à l’incarner : on balance des éclairs à tout va et l’arme secondaire permet de liquider instantanément un adversaire qui s’approcherait un peu trop. Radical. Par contre, le Moissonneur demandera au joueur une véritable maîtrise de sa santé, celle ci étant très basse (350 PV). En gros : un puncher fragile.

Pour digestif, sachez qu’Unto The Devil propose 5 nouveaux Trophée d’argent, histoire de contenter les chasseurs les plus complétistes :

  • Cible facile : Utilisez une provocation du DLC en pleine partie
  • Attendrir la récolte : Tuez 10 ennemis avec le Moissonneur
  • Robotique mais stylé : Portez une élément d’armure robotique lors d’une partie
  • La marque de la mort : Tuez 10 ennemis avec le GME MK-V
  • Explosion de mouvements : Tuez 5 ennemis à la mine

Au final, Unto The Devil n’est certes pas un DLC indispensable en lui-même, mais débute une mue du contenu multijoueurs de DOOM plutôt prometteuse. C’est pourquoi nous vous conseillons bien plus de vous diriger vers le Season Pass (39.99 euros) que sur un achat simple (14.99 euros), qui pourra s’avérer limité face à la somme de ce qui sera proposé dans l’ensemble du programme DLC. Nous reviendrons vers ce dernier très prochainement…

Note finale : 14/20

 

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015 en tant que co-rédacteur en chef. Manque clairement de sommeil.
Mickaël Barbato