[Étrange Festival 2016] Notre bilan et le palmarès de cette édition

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Bilan

Et voilà, l’Étrange Festival tire sa révérence après une édition 2016 encore une fois très chargée, et plus longue que l’année passée. Dix jours. Dix jours de films qui ont eu la chance d’être sélectionnés et donc de se voir projetés sur un grand écran. Une véritable bénédiction car, évidemment, pas sûr du tout qu’on retrouve toutes ces œuvres distribuées en France. D’autant plus cette année qui, avançons-le, aura été particulièrement courageuse côté programmation. On a quand même eu droit à une ouverture bien sombre et angoissante (The Darkness) de la Category 3 violente et à se tordre de rire (When Geek Meets Serial Killer), du thriller surréaliste culturellement affirmé (Interchange), du film de super héros italien fauché mais bourré d’idée (Jeeg Robot), de la très bonne comédie noire (Trash Fire), un des films d’action les plus violents vus depuis bien des années (Headshot), du Jodorowski optimiste (Poésie Sans Fin), une excellente révélation française (Sam Was Here), du vampire socialement imagé (Transfiguration), un documentaire sur Mapplethorpe très osé (Mapplethorpe : Look At The Pictures), un film chorale horrifique argentin fauché mais bourré de bonne volonté (Terror 5), une grosse claque à l’Oncle Sam (La Vengeresse), le miracle d’un Miike potable (Terra Formars), ou encore un film de genre iranien surprenant de maîtrise (Under The Shadow). Les amateurs de found footage, dont l’un de nos rédacteurs fait partie, auront pu se frotter à Blair Witch, la belle avant-première de cette année. Quant à celles et ceux qui apprécient les exactions de serial killers frappadingues, l’indien Psycho Raman et le japonais Hime-Anole ont dû largement les contenter de par leur énergie et la violence extrême qui les caractérise. On a  même eu droit à un long métrage d’animation en 3D turque et savoureusement irrévérencieux (Bad Cat). D’ailleurs, l’irrévérence était aussi particulièrement au rendez-vous avec Patchwork, comédie noire et gore de qualité. Le film de clôture, toujours un moment très attendu du festival car à chaque fois sélectionné avec grand soin pour qu’il soit un véritable bouquet final, était cette fois-ci The Marriage of Reason and Squalor un film un peu « petit malin », pas dénué de défauts mais tout de même assez barge pour emporter notre adhésion.

Ce festival ne serait pas le même sans des films beaucoup plus discutables mais pas totalement inintéressants. Cette année, on doit tout de même écrire que la véritable déception est assurée par le chouchou Sono Sion, dont l’Antiporno braillard nous a laissé de marbre. Même le pourtant très attendu documentaire dédié au réalisateur, The Sion Sono, ne nous a pas franchement emballé. D’ailleurs, certaines attentes ont plutôt accouché de pétards mouillés dans cette édition. On pense notamment au britannique et très m’as-tu-vu Detour, à l’insupportable The Lure, au complètement hors-sujet et inoffensif War On Everyone, au complètement craignos The Bodyguard, à l’incroyablement illisible Officer Dawne, au bêbête Girl Asleep, ou encore au vide abyssal de The Neighbor. On peut même citer une séance totalement lunaire, comme seul cet événement peut en proposer : la projection de Dark Circus, un film amateur et SM totalement perché, un peu trop même… notre rédacteur sur place a dû quitter la salle au bout de 20 minutes, pris d’une crise de fou rire… Côté densité, L’Étrange Festival 2016 était donc une pure réussite, et on a longuement hésité sur nos récompenses personnelles (que vous retrouverez après le palmarès officiel), qu’elles soient positives… ou pas vraiment.

Les habitués de ce rendez-vous incontournable et très populaire de l’année cinéphile le savent, l’organisation est bonne, et l’équipe (que l’on voit toujours autant courir à droite, à gauche) redouble d’efforts pour tenir les délais. On regrette peut-être que la gestion des toilettes soit un peu juste. Oui, on chipote, mais pas de savon pendant les trois quarts de l’événement, c’est à revoir. Mis à part ce petit détail, seul un retard fut à dénombrer : pour Solo, une histoire de lumière défaillante donc bon, on comprend. L’Étrange Festival 2016 était donc une édition sur de bons rails, belle ambiance que ce soit chez les bénévoles ou chez les habitués des salles. Une faune et une flore passionnée, parfois un peu extravagante (salut à toi, l’homme au rire d’ogre !), toujours bon enfant et ce même quand le bout du rouleau se faisait sentir au bout de dix jours. C’est donc avec des images plein la tête que l’on dit au revoir à l’Étrange Festival, que l’on retrouvera à coup sûr pour son édition 2017 dores et déjà attendu avec impatience. Putain, un an.

Palmarès

image palmares étrange festival 2016

Notre Palmarès

Positivement Vôtre

  • Meilleur Film : Headshot
  • Meilleure Réalisation : Gabriele Mainetti pour Jeeg Robot
  • Meilleure Découverte : Under The Sadow
  • Meilleure Révélation : Sam Was Here

Négativement Vôtre

  • Pire Film : The Lure
  • Pire Réalisation : Shawn Crahan pour Officer Dawne
  • Pire Espoir Déçu : Antiporno
  • Sortie de salle : Dark Circus

 

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