Le rallye enfin next gen ?

Nous avions déjà approché WRC 6 lors d’un précédent événement (retrouvez notre première preview), mais on n’a pas pu s’empêcher de retourner se frotter à ses pistes quand l’occasion s’est présentée à nous. Vous le savez déjà, on a été impressionné par les progrès effectués par le studio de développement Kylotonn qui, il est vrai, pouvait enfin souffler en n’ayant plus à l’esprit une très handicapante version old gen. Alors que WRC 6 débarque dans trois jours, nos bonnes impressions ont été confirmées, et on vous dit pourquoi.

Tout d’abord, et c’est sur ce point que WRC 6 va faire toute la différence, les sensations de conduite ne sont plus bridées par des conditions techniques chancelantes. Ainsi, on insiste sur le très gros travail effectué sur le réalisme des tracés, pas seulement en termes globaux, même s’il est à noter que la cohérence a été retravaillée, mais aussi dans les détails. On pense évidemment à l’état des sols, élément qui aura un impact direct sur la conduite d’une manière assez impressionnante : la moindre imperfection se fera ressentir. Les routes sont bien plus étroites qu’auparavant, bordées de ravins menaçants qui n’attendront que la première erreur pour vous accueillir à bras ouvert. C’était déjà très mis en avant lors de la précédente présentation de WRC 6, ici on n’a pas eu besoin de se l’entendre dire : on se rend compte de suite de l’importance de rester sur le tracé, coûte que coûte, car c’est uniquement là que l’on gagne de précieuses secondes.

On a aussi pu vérifier que WRC 6 est un véritable bond en avant technique pour la licence. Le public est mieux représenté, pas spécialement plus nombreux (même s’il l’est dans les faits) car là n’était pas le besoin, mais plus « tangible ». On le sent plus vivant, même si côté animations ce n’est pas spécialement la panacée. La plus grosse évolution est certainement l’impression de profondeur qui se dégage des panoramas, une distance d’affichage bien plus impressionnante que par le passé dans la licence et qui permet de bien voir venir la moindre épingle à cheveux. C’est beau, tout simplement, et les textures permettent un joli niveau de détail. Autre surprise, car cela a bien été amélioré depuis notre première rencontre avec le WRC 6 : les collisions ont été améliorées, et les dégâts nous ont semblé plus précis que dans la build que l’on avait pu jouer. Ce n’est pas encore parfait, loin de là, et certaines réactions de l’ordre de la physique pure pourront encore faire tiquer, mais il est indéniable que Kylotonn est en progrès.

Une licence indéniablement en progrès

Si l’on attend toujours de se frotter au jeu complet afin de pouvoir parler du contenu, de la durée de vie qu’il provoque, on peut par contre écrire à propos d’un mode attendu depuis son annonce dans : le multi en local de WRC 6. Avouons que la disparition, petit à petit, de cette possibilité est un regret terrible, tant tous les modes online du monde ne remplaceront jamais la franche camaraderie (et la bien grasse moquerie) d’un bon vieux canapé. L’écran splitté verticalement offre une course purement rallye, donc ne vous attendez pas à aller combattre votre adversaire aile contre aile. Non, vous aurez droit au ghost de votre ami, afin d’éviter tout contact qui n’aurait rien à faire dans une telle simulation. Quand à la fluidité, elle est au rendez-vous et, pour ce faire, WRC 6 pioche évidemment dans les ressources techniques, diminuant la distance d’affichage au passage. Mais on est prêt à un tel sacrifice pour le plaisir de joutes en direct, avec de vrais potes et non de simples pseudos finalement déshumanisés.

Une deuxième prise en mains qui confirme donc tout le bien qu’on a pensé de WRC 6 lors de notre première rencontre. Il reste bien des inconnues, comme la qualités des prometteuses « Super Specials » que l’on nous annonce comme totalement fidèles aux réelles (oui, en 1:1), celle des conditions météorologiques, ou encore le contenu de la carrière qui devra être plus intéressante que celle de WRC 5 pour remporter l’adhésion. Mais notre petit doigt nous dit que le résultat final devrait être en tous points le meilleur de l’histoire de la licence. D’ailleurs, Kylotonn s’est assuré la participation active de Sébastien Chardonnet, champion du monde junior en WRC-3, qui a notamment travaillé sur la cohérence globale (comme les passage d’un sol à l’autre) et les sensations de vitesse. Un gage de qualité à rajouter au crédit de WRC 6

WRC 6 sera disponible le 7 octobre 2016 sur PlayStation 4, Xbox One et PC (via Steam). Notre test est désormais disponible.

image sebastien chardonnet wrc 6

Sébastien Chardonnet nous a donné une grosse leçon de conduite…