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[Test] Gal*Gun Returns : le shooter grivois fait un bon come back

Caractéristiques

    • Nintendo Switch
  • Développeur : Inti Creates
  • Editeur : PQube
  • Date de sortie : 12 février 2021
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Le premier Gal*Gun revient en pleine forme

image test gal gun returns

Ah, Gal*Gun… Là, on touche à ce qu’on appelle le jeu vidéo japonais de niche, à destination d’un public certes plus restreint que pour les productions AAA rutilantes, mais totalement passionné. Et les jeux qui leurs sont proposés le leur rendent bien, avec du fan service en veux-tu, en voilà, plein d’éléments à débloquer, et surtout une ambiance guillerette loin de la dépression qui guette les The Last Of Us Part. II et consorts. Gal*Gun, l’une des licences signées Inti Creates, souffle sa dixième bougie, ce qui ne nous rajeunit pas au passage. Et le studio, notamment connu pour ses multiples Mega Man, est dans sa vingt-cinquième année d’existence. Tout cela se fête avec un remake du tout premier opus, pertinemment intitulé Gal*Gun Returns, édité chez PQube et distribué en France par Just For Games pour l’édition physique.

Avant d’aller plus loin, et surtout de vous décrire ce qui change radicalement avec l’opus fondateur paru en 2011 sur PlayStation 3 et Xbox 360 (vraiment, ça file un coup de vieux) il faut tout d’abord rappeler ce qu’est Gal*Gun. Pour résumer, aller à l’essentiel, on peut parler d’un mélange de shooter sur rails, à la House Of The Dead, et de Visual novel. Le tout à la sauce fan service bien évidemment. L’histoire de tous les opus (donc aussi de Gal*Gun 2) se base sur une sorte de quiproquo ne pouvant que faire mouche dans notre culture française qui en raffole. Notre avatar, Tenzou Motesugi, un lycéen timide, se retrouve victime de Patako, une sorte d’apprenti Cupidon en position de tirer sa première flèche, provoquer ses premiers amoureux. Mais rien ne va se passer comme prévu, loin de là.

Seulement, l’ange du dimanche se prend les pied dans le tapis et en tire douze à la fois. Et voilà notre jeune homme victime d’un succès amoureux dépassant tout entendement, et devant repousser ses harceleuse à grands coups de phéromones bien placés. Plutôt malin car, au final, le côté grivois (on n’est pas dans du hentai, du tout) de Gal*Gun Returns, est atténué par l’objectif plutôt sain de l’avatar qu’est de ne pas profiter de la situation. Et toc, les puritains américains, qui ont beaucoup travaillé pour ne pas rendre ce jeu disponible sur d’autres consoles (n’est-ce pas, Microsoft, Sony étant désormais hors jeu de ce côté), ne peuvent même pas nous sortir leurs homélies préférées. Surtout qu’en plus le récit se fait délicieusement léger, maniant l’humour inoffensif et une gentille débilité. Seul regret, on doit toujours composer avec des sous-titres exclusivement anglais. Mais bon, un simple niveau intermédiaire suffit pour s’en sortir.

Des nouveautés loin d’être anecdotiques

image gameplay gal gun returns

Gal*Gun Returns instaure donc une situation de huis-clos scolaire pour se lancer dans du shoot sur rails assez classique dans le fond. Comprendre par là que le joueur ne contrôle pas les mouvements de l’avatar, il les subit. Et, dans ces déplacements, on doit viser les harceleuses et balancer les phéromones telles des munitions. Bien entendu, les lycéennes ne meurent pas, elles sont simplement envoyées dans des positions très légèrement lascives, cela accompagné de gémissements plus ou moins kawai. Cela donne aussi lieu à quelques approfondissements : chacun des modèles féminin a ses points érogènes particuliers, à découvrir en visant précisément, et les atteindre dès la première tentative les calme en un seul coup. Aussi, on a le Doki doki shoot, qui peut se déclencher quand la jauge adéquate est remplie. Dès lors, une phase spéciale se met en place, pendant laquelle le joueur devra viser pour, une fois le tableau compléter, provoquer une sorte d’explosion de phéromones aptes à apaiser l’esprit de toutes les étudiantes aux alentours. Cela manque encore d’une mécanique qui fait la différence, mais on s’en contente largement.

Maintenant que la base du concept est rappelée, qu’apporte Gal*Gun Returns au jeu d’origine ? Eh bien, assez d’éléments pour clairement justifier le terme de remake, et non de simple remaster. Dans le contenu, on compte de la grosse collection d’artworks (plus de deux cent, c’est hallucinant), à débloquer avec de l’argent gagné au cours du cheminement. Cela provoque évidemment une grosse rejouabilité, surtout qu’il est toujours question de conglober une des dizaines et des dizaines de fiches personnages détaillées. Le 100% reste donc une véritable quête. Aussi, le jeu embarque un tout nouvel épilogue, intitulé Doki Doki Carnival et seulement débloqué après avoir bouclé l’histoire principale. Le joueur pourra aussi compter sur absolument tous les DLC parus, évidemment purement cosmétiques mais indispensables pour ceux qui, par exemple, prenait le temps d’accumuler tous les bikinis de Dead or Alive Xtreme 2.

Techniquement, Gal*Gun Returns surprend agréablement. Il ne s’agit pas d’une énorme révolution, mais le résultat est une dimension au-dessus du jeu d’origine, ce qui était d’ailleurs très souhaitable. Cela reste parfois très simple en terme de textures, quelques unes manquent de détails, mais globalement on a l’impression d’un rendu plus agréable à l’œil, avec des couleurs plus tranchées et des modèles 3D moins répétitifs. Par contre, on vous conseille assez fortement d’y jouer en mode docké, car la résolution se fait plus solide sur l’écran de la télé qu’en nomade. Enfin, signalons que les quelques soixante-dix filles différentes ont droit à un doublage japonais qui leur est propre. Une bien belle intention.

Note : 15/20

Gal*Gun Returns est ce genre de jeu qui fait du bien, surtout dans une industrie du jeu vidéo ayant clairement fait le choix d’un puritanisme galopant. On s’échappe de cette époque tristounette avec un shooter sur rails qui met le paquet sur le fan service, avec des tonnes de choses à débloquer. Aussi, le terme de remake n’est ici pas du tout usurpé, et ce grâce à une technique bien au-dessus de la version de 2011. La présence d’un épilogue inédit, de centaines d’artworks à collectionner, tous les DLC inclus, le nouveau doublage des voix : n’en jetez plus, Inti Creates ne s’est pas fichu des joueurs.

8/10

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