La licence officiel WRC retourne sur les pistes

Lors d’un événement organisé par l’éditeur Bigben Interactive, nous avons pu découvrir la sixième itération de l’une des licences de rallye les plus intéressantes du moment : WRC. Si le cinquième jeu était encore assez imparfait, notamment à cause d’un positionnement coincé entre l’ancienne et la nouvelle génération de consoles, WRC 6 a réglé le problème d’entrée de jeu : le soft sera disponible uniquement sur Playstation 4, XBox One et PC. Un choix que nous accueillons avec des « hourra ! », tant l’on attendait que la simulation fasse un bon côté technique.

image annonce wrc 6

Enfin un jeu techniquement current gen

Nous avons pu toucher à la bête, encore dans une version loin d’être finale bien évidemment, sur un environnement PC. Il faut être clair d’entrée de jeu : il y a bien un gap technique entre WRC 5 et WRC 6. Les textures sont beaucoup, mais beaucoup plus précises et fines, et le jeu profite pas mal des capacités de la technologie actuelle. Une véritable amélioration, que l’on observe notamment sur la flore entourant les tracés, beaucoup plus précise, mais aussi un public cette fois-ci totalement crédible (notamment en nombre) même si encore un peu trop inerte. Les décors sont, cette fois-ci, plus vastes, on sent une véritable profondeur dans le champs de vision, et certains circuits offrent un panorama bien plus impressionnant que tout ce que la licence a pu offrir jusqu’ici. Les bolides sont aussi mieux modélisés, même si le résultat était déjà bon dans le précédent, et les dégâts sont encore au rendez-vous mais, là aussi, plus précis qu’auparavant. Par contre les chocs nous ont encore fait l’impression de ne pas être bien rendus, espérons des améliorations à ce niveau. WRC 6 est sur la bonne voie côté technique, c’est une certitude. Il ne faut pas non plus oublier le bruit des moteurs, qui nous a paru moins monotone qu’auparavant, mais manquant encore un peu de peps dans les variations de vitesse.

image wrc 6 artwork

La communauté écoutée

Un jeu de rallye, c’est surtout dans son gameplay qu’il reste le plus intéressant, car c’est de là que découlent les sensations. WRC 6 a, là encore, revu pas mal d’éléments. Pour être plus précis, le développeur français Kylotonn a tenu compte des retours de la communauté pour peaufiner son jeu, et pas qu’un peu. La grande nouveauté, c’est le rapport à la piste beaucoup plus sérieux qu’il va vous falloir adopter. Celle-ci ne sera plus toute plate, ni trop large, certaines portions sont enfin aussi étroite que ce que le rallye propose dans le monde réel, et ce n’est pas un mal. Il va falloir que le joueur reste le plus éloigné possible des bords, car dorénavant ils seront la proies des dangers bien connus de ce sport automobile : les fossés, plus ou moins profonds bien entendu. En tout cas, les voitures réagissent, et l’on sent tout de suite chaque petite imperfection du sol. Attention, donc, à bien rester concentré sur la route, car un sol fait de gravier, d’asphalt ou de boue, s’abordera très différemment. On a trouvé cette amélioration véritablement salvatrice pour les sensations de conduite de WRC 6, qui désormais comportent une bonne dose de suspens lié aux imperfections de revêtement. Si l’on ajoute des réglages plus précis, on comprendra que le soft nous est assez alléchant.

image car wrc 6

Que des bonnes nouvelles

Le studio Kylotonn ne s’est pas arrêté au gameplay et à la technique, il a aussi tiré une leçon des remarques sur le contenu du précédent jeu. WRC 6 proposera pas moins de 14 rallyes et 70 spéciales. Dans le lot, on pourra se frotter à des Super Spéciales, qui auront lieu dans des stades ou des portions de ville. Le mode Carrière est de retour, et dans la forme il devrait être assez comparable à celui du 5, mais c’est surtout du côté multijoueur que nous avons eu notre compte. Car s’il sera évidemment possible de se mesurer à d’autres joueurs online, un mode splitté en local sera aussi disponible. Et ça, mon bon monsieur, ma bonne dame, c’est le genre de nouvelle que l’on aimerait entendre plus souvent : on va enfin pouvoir se lancer dans des parties avec des amis sur un bon vieux canapé. Finissons avec ce qui fut, par ailleurs, la grande attraction de cette présentation : un siège baquet où l’on pouvait se frotter à WRC 6… avec un casque de réalité virtuelle ! Eh oui, cette itération profitera du débarquement en masse de cette technologie, et l’on peut déjà vous assurer que l’expérience fut… physique. Pas d’effet de nausée pour notre part, comme le cerveau connaît cette position de conduite il ne fait pas payer au joueur son inertie. C’est clairement déroutant tant cela fonctionne, et l’on parie sur le succès de cette initiative.

WRC 5 était un jeu pas dénué de bonnes idées, mais gâché par une technique en retrait. Avec WRC 6, ce reproche n’est plus d’actualité, et si nous espérons encore quelques petits coups de « polish » sur quelques éléments (les animations du public, la réaction de la voiture aux chocs) on peut déjà affirmer que ce millésime sera une belle année…

WRC 6, un jeu développé par Kylotonn, édité par Bigben Interactive, sera disponible sur Playstation 4, PC et XBox One. Sortie prévue en octobre 2016.

M.A.J. : Notre test de WRC 6 est désormais en ligne. 

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015 en tant que co-rédacteur en chef. Manque clairement de sommeil.
Mickaël Barbato