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Les interventions de Culturellement Vôtre en bibliothèques, centres culturels et lycées

Culturellement Vôtre, c’est une équipe de rédacteurs avec chacun leurs spécialités et leur expertise sur le cinéma et des domaines culturels comme la musique, les séries et la littérature. Nous vous proposons des interventions en bibliothèques, centres culturels et lycéessur différentes thématiques que nous vous proposons de découvrir ici.

Cécile Desbrun

Créatrice de Culturellement Vôtre et auteure spécialiste de David Lynch, Tori Amos et l’image de la femme dans la culture populaire, Cécile Desbrun propose d’intervenir ici sur quelques-uns de ses sujets de prédilection : la femme chez David Lynch, Buffy contre les vampires, la musique et quelques-unes des auteures-compositrices-interprètes américaines les plus influentes de notre temps.

Ingénues ou femmes fatales : les personnages féminins de David Lynch

Cinéaste-phare de ces 40 dernières années, David Lynch a su créer un univers unique ne ressemblant à aucun autre et à imposer son style, une imagerie reconnaissable entre toutes et une ambiance, un humour particuliers. Ses personnages féminins, tour à tour ingénues, femmes fatales ou babydolls, ont su marquer l’imaginaire collectif, de Twin Peaks à Mulholland Drive, en passant par Blue Velvet ou Sailor et Lula. Découvrez à travers cette conférence ce qui explique leur si troublant pouvoir d’attraction…

A lire sur le site : Les femmes fatales de Blue Velvet , Lost Highway : un purgatoire d’images + dossier David Lynch

Buffy contre les vampires, « It’s about power » : une série initiatique sur l’empowerment et l’émancipation

Diffusée aux Etats-Unis de 1997 à 2003, la série Buffy contre les vampires de Joss Whedon a marqué l’histoire de la télévision et la pop culture d’une manière unique. Première grande série de genre féministe des années 90 à mêler horreur, comédie, enquêtes et histoires adolescentes, le show aura su évoluer et tisser un récit initiatique complexe et émouvant. Scénariste et réalisateur bercé par la pop culture et engagé, Joss Whedon et ses scénaristes-phares en ont fait un véritable plaidoyer pour l’empowerment et l’émancipation de chacun face à un système inégalitaire, au-delà de la guerre des sexes. Une œuvre aussi bien intime et onirique que féministe et politique.

A lire sur le site : dossier Buffy

Ces chansons qui résonnent en nous : musique, souvenirs, émotions et cognition

Capable de faire fonctionner les deux hémisphères de notre cerveau en même temps, la musique n’a pas son pareil pour nous faire voyager dans le temps et évoquer des souvenirs personnels. Mais nous l’utilisons aussi, consciemment ou non, pour faire face ou extérioriser nos émotions, les réguler, nous motiver… A travers cette présentation, parsemée d’exemples de musique pop-rock, et notamment de titres dits « confessionnels » choisis par l’auteure qui écrit actuellement un livre sur le sujet, il sera question de cognition, mais aussi de voyage à travers la musique populaire.

A lire sur le site : L’émotion dicte-t-elle nos goûts et dégoûts musicaux ? 

Taylor Swift, « De Miss Americana à artiste la plus influente de son temps : anatomie d’une popstar émancipée »

Apparue sur la scène de la musique country pop américaine en 2006 à 16 ans, Taylor Swift est devenue une star planétaire avec la sortie de son album résolument pop 1989 en 2014. Tour à tour acclamée, moquée et vilipendée avant de devenir une auteure-compositrice-interprète incontournable, au talent reconnu aussi bien par le public que la critique, l’ancienne popstar à l’image lisse a laissé place à une artiste complète qui a su s’émanciper et s’imposer au sein de l’industrie musicale, créant une imagerie et une œuvre parmi les plus foisonnantes de notre époque, tout en remplissant les stades.

A lire sur le site : “Delicate”, le Chantons sous la pluie de Taylor Swift

Lana Del Rey : Une incarnation pop des mythes et paradoxes du rêve américain

Propulsée superstar de la scène pop alternative en 2012 grâce à son album Born to Die et à un trio de singles devenus des classiques instantanés (« Video Games », « Born to Die » et « Blue Jean »), Lana Del Rey, Elizabeth Woolridge Grant de son vrai nom, s’est forgé en 9 albums, non seulement un alter ego charismatique, mais surtout une œuvre complexe où il est question des grands mythes et paradoxes de l’Amérique, des années 50 à nos jours. Icône vulnérable cachant ses fêlures derrière son personnage de femme fatale-baby doll tout droit sortie d’un film de David Lynch ou Larry Clark, elle est également une auteure et productrice talentueuse, explorant à chaque nouveau disque son imaginaire romanesque et musical dont elle continue de dresser une cartographie passionnante.

A lire sur le site : Lana Del Rey, « National Anthem » : Camelot sous l’ère Obama

Tori Amos, icône féministe des années 90 : L’union du sacré et du profane

Parmi les icônes féministes de la scène alternative des années 90, Tori Amos se distingue par sa sensualité assumée, ses performances scéniques enfiévrées et sa maestria au piano, son instrument de prédilection, avec lequel elle a bouleversé une scène musicale et une décennie dominées par la guitare. Fille de pasteur méthodiste rebelle et ancienne enfant prodige virée du conservatoire à 11 ans pour se produire dans des bars gays à 13, Tori Amos a créé en un peu plus de 30 ans de carrière une œuvre où se mêle féminisme, Histoire, religion, mythologie, contes et littérature, politique et confessions intimes, loin de tout dogme idéologique ou musical. Une œuvre difficilement classable (classique, pop, rock, jazz, dance, électro…) où le sacré se mêle au profane, le féminin au masculin et où l’intime est éminemment politique et vice-versa.

A lire sur le site : dossier Tori Amos

Mark Wayne

Rédacteur à Culturellement Vôtre, féru de cinéma depuis toujours et biberonné aux films de genre et aux westerns, Mark Wayne vous propose de partager avec vous ses connaissances et sa passion sur des sujets tantôt vastes, comme l’histoire du blockbuster hollywoodien ou les adaptations des comics au cinéma, tantôt plus spécifiques, en débattant sur les carrières de grandes figures du genre comme John Carpenter ou Dario Argento.

John Carpenter, une œuvre protéiforme

Célèbre réalisateur de films de genre, devenu pour beaucoup l’ultime référence en la matière, est doté d’une personnalité riche et complexe que nous allons tenter d’éclaircir, en abordant notamment ses influences, les obsessions et motifs récurrents qui nourrissent son œuvre ou encore son sens du cadrage, ses compositions musicales et son  héritage. Bien qu’il soit difficile d’aborder l’ensemble de sa filmographie sur un court laps de temps, nous approfondirons en particulier trois de ses films surnommés “la trilogie de l’Apocalypse” (The Thing, Prince des ténèbres et L’Antre de la folie).

Dario Argento, la maître du giallo

Le maître du Slasher transalpin, plus communément appelé le Giallo (équivalent italien du slasher américain) demeure après plus de cinquante ans de carrière une référence en matière d’angoisse, malgré un déclin amorcé après son passage américain. Nous étudierons notamment sa trilogie animalière qui l’a fait connaître au début des années 70 (L’Oiseau au plumage de cristal, Le Chat à neuf queues et Quatre mouches de velours gris), ainsi que sa période faste avec, entre autres, Les Frissons de l’angoisse, sa trilogie des Trois Mères et Phenomena. Et, bien sûr, son déclin aussi soudain qu’irréversible, malgré encore quelques œuvres notables comme Le Syndrome de Stendhal.

L’économies des blockbusters : le cinéma pop corn est-il encore rentable (et qualitatif) ?

Le mot “blockbuster” est à l’origine un terme anglais, utilisé pendant la Seconde Guerre Mondiale par les alliés qu’on pourrait traduire en français par l’expression “casser la baraque” et désignant des bombes de grande puissance. Au cinéma, cette expression, couramment utilisée bien plus tard, fut d’abord reprise pour désigner des métrages exigeant un grand coût matériel et humain comme les péplums (Ben-Hur, Cléopâtre...) ou les grandes fresques historiques (Autant en emporte le vent). Puis, durant les années 70 et l’émergence des effets spéciaux numériques (nommés communément VFX numériques ou CGI) ainsi que l’essor du cinéma de science fiction, le terme finit par devenir un genre à part entière et désigne un cinéma pop-corn adapté au grand public.

Si le terme Blockbuster est devenu commun aujourd’hui, il a aussi beaucoup perdu de son aura qualitative et semble à présent désigner un cinéma fourre tout, aux scénarios simplistes mais qui garantissent, ou non, la viabilité financière des studios. Le Blockbuster est-il encore synonyme de grand spectacle, de divertissement ou seulement de merchandising? Est-il encore source de profits pour les studios ou son utilisation abusive est-elle en train de faire péricliter le cinéma actuel?

Le slasher, origines et évolution d’un sous-genre horrifique

Le slasher, considéré comme un sous-genre du cinéma d’horreur et dont la popularité à émergé suite à la sortie de Halloween, la nuit des masques de John Carpenter (sorti en 1978), possède cependant des origines qui remontent bien plus loin. Que ce soit Psychose d’Alfred Hitchcock ou Le Voyeur de Michael Powell, ces métrages, sortis tous deux en 1960, utilisaient déjà la majorité des codes du slasher alors que le terme n’existait pas encore officiellement. Pendant ce temps, de l’autre côté de l’Atlantique, le cinéma italien faisait émerger son équivalent transalpin, le Giallo. Les deux s’étant nourris de l’autre et développés de concert, les parallèles sont inévitables et passionnants à étudier.

Le genre connut son âge d’or américain entre la fin des années 70 jusqu’au milieu des années 90, en alternant autant les pépites que les navets et cela jusqu’au film Scream (1996), qui résonna autant comme un bilan que comme une conclusion. Une conclusion provisoire ceci dit, car la saga s’est déclinée ensuite sur plusieurs opus et de nouveaux slashers émergent régulièrement, comme Thanksgiving, la semaine de l’horreur.

Stephen King, le frisson de la page à l’écran

Stephen King, un nom qui résonne comme une référence pour tous les amateurs d’intrigues fantastiques et/ou horrifiques. Si l’auteur est mondialement connu pour ses romans, y compris par ceux qui ne sont pas adeptes de ce genre de littérature, il est parfois plus difficile de savoir quelles sont les nombreuses adaptations cinématographiques ou télévisuelles de ses œuvres. En vérité, un grand nombre de ses romans et nouvelles ont été adaptés au cinéma ou à la télévision, mais toutes n’ont pas connu le même succès et donc bénéficié de la même notoriété.

Lors de cette intervention, nous aborderons les transpositions à l’écran les plus célèbres de son œuvre (Shining, Carrie au bal du diable, Misery, Christine, Cujo …), et notamment celles de Frank Darabont, souvent considérées par la critique, le public et l’auteur lui-même comme les meilleures (Les évadés, La ligne verte, The Mist), mais aussi des adaptations moins connues, comme La part des ténèbres de George A. Romero en 1992, Les démons du maïs (1984) ou encore Charlie (1984). Des œuvres de qualité variable, mais qui contribuent à bâtir l’édifice d’un King-verse cinématographique et méritent que l’on s’y attarde.

Nous nous interrogerons notamment sur ce qui fait (ou non) la réussite d’une adaptation littéraire. Entre fidélité jusqu’au-boutiste et trahison, qu’est-ce qui fonctionne le mieux ?

Les adaptations de comics à l’écran : c’était mieux avant ?

De nos jours, les adaptations de comics à l’écran sont devenues monnaie courante, à un point tel que nous ne sommes pas loin du gavage d’oie. Néanmoins, cette vaste opération marketing n’a pas toujours été le format “sériel” (chaque fin de film ou de série introduit la suite) que nous connaissons aujourd’hui. Jadis, les comics ne bénéficiaient pas de la même aura et tâtonnaient davantage pour se faire une place dans un paysage cinématographique qui ne leur était pas dédié.

Depuis la célébrissime et nanardesque série Batman avec Adam West (1966-1968) jusqu’au premier Iron Man (2008) qui a lancé la Phase Une de l’univers cinématographique Marvel, il y a eu bon nombre de métrages plus ou moins réussis et ayant connu une notoriété variable, qui ont inlassablement tenté d’émerger. Entre authentiques succès (les deux premiers Superman, The Crow, les Blade de Guillermo Del Toro…), tentatives maladroites voire ratages (Daredevil avec Ben Affleck) et pépites moins connues (Les aventures de Rocketeer, Darkman…), nous ferons ici un tour d’horizon des adaptations comics dans toute leur richesse et leur diversité.

Après tout, il fut un temps où les comics au cinéma n’étaient pas aussi célèbres, mais peut-être plus en phase avec leur matériel d’origine. Une idée qui, désormais, fait à nouveau son chemin et qui mérite qu’on s’y attarde.

Sur le site : débat Marvel, est-ce encore du cinéma (YouTube)

Jérémy Zucchi

Réalisateur de documentaires et chercheur indépendant. Auteur de Plus humains que l’humain. Philip K. Dick au cinéma (Rouge Profond, à paraître en 2024), d’articles d’analyse concernant le cinéma, la littérature et les arts visuels. Intervenant depuis 2011 pour des présentations, conférences, tables-rondes, journées d’étude.

Philip K. Dick, ses œuvres et leurs adaptations à l’écran

Dans la continuité de l’ouvrage (à paraître) par l’intervenant, un panorama des adaptations des romans (Blade Runner, The Man in the High Castle, A Scanner Darkly…) et des nouvelles (Total Recall, Minority Report…) de l’écrivain de science-fiction américain. Pourquoi autant d’adaptations ? Quels sont leurs points communs, leurs divergences ? Qu’est-ce qu’une « bonne adaptation » de Philip K. Dick au cinéma ?

A lire sur le site : Philip K. Dick, l’écrivain de science-fiction comme prophète , Blade Runner : 40 ans après, retour sur la vision de Ridley Scott , Total Recall : peut-on muscler une adaptation de Dick ? , A Scanner Darkly, représenter la schizophrénie + dossier Les œuvres de Philip K. Dick et le cinéma

Blade Runner : du roman de Philip K. Dick au film de vanités

Comment utiliser la science-fiction pour parler de la mort inéluctable, à la manière des tableaux du XVIIe siècle confrontant la vie à la mort ? Une analyse du film de Ridley Scott qui remonte aussi à ses origines multiples : un roman de Philip K. Dick, celui de Mary Shelley Frankenstein et ses premières adaptations au cinéma, le mythe de Babel, autant de récits de vanités.

A lire sur le site : Blade Runner : 40 ans après, retour sur la vision de Ridley Scott , Simulacres et miracles dans le roman Blade Runner , Vanités et memento mori : l’art de se souvenir de la mort , Bruegel et le mystère de Babel

Effacement et manipulation de la mémoire dans le cinéma de science-fiction

Comment le cinéma de science-fiction traite-t-il ces thèmes ? Qu’est-ce que ces films permettent de donner à voir, à comprendre, de l’être humain ? Une réflexion s’appuyant en particulier sur les films La Jetée, L’Armée des 12 singes, Total Recall, Eternal Sunshine of the Spotless Mind, Blade Runner, Dark City, Inception, Ghost in the Shell...

A lire sur le site : Total Recall : le manège aux illusions de Paul Verhoeven , Eternal Sunshine of the Spotless Mind : les amours effacées de la Saint-Valentin , Inception, le temps rêvé du cinéma

Êtres artificiels, êtres incomplets, êtres conditionnés : les golems du cinéma de science-fiction

En partant du mythe hébraïque du Golem (l’être « incomplet » fait d’argile), une réflexion sur les récits au cinéma d’êtres humains artificiels (Blade Runner, Ghost in the Shell), remodelés (Eternal Sunshine of the Spotless Mind, Dark City, Matrix…) ou conditionnés (The Truman Show, Inception…).

A lire sur le site : Philip K. Dick : Du mythe du Golem aux androïdes modernes

De la tour de Babel aux mégalopoles de science-fiction

Un retour au mythe biblique de la tour de Babel, un panorama de ses représentations visuelles (en particulier dans les deux tableaux de Brueghel l’Ancien) et de leur influence sur le cinéma de science-fiction, en particulier dans Blade Runner. Qu’est-ce qui explique la permanence de ce mythe ?

A lire sur le site : Bruegel et le mystère de Babel , De 1984 à Blade Runner : réflexions sur George Orwell et Philip K. Dick

Du Jedi aux droïdes : les corps contrariés de Star Wars

Une approche de Star Wars par le corps dans les deux trilogies de George Lucas, avec pour toile de fond la quête de pureté des Jedi et le conflit entre la nature et la machine. Avec une question : où se trouve l’humain dans ce monde ? Quelle place le corps humain y occupe-t-il et que révèle-t-il ?

A lire sur le site : La Passion selon Anakin Skywalker, Paradoxes des corps de Star Wars , Star Wars, lutte pour l’ordre naturel

 

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