Le retour tant espéré de la poudreuse sur consoles et PC

C’est alors que la Paris Games Week 2016 battait son plein que l’on a pu s’essayer à l’un des jeux qui a le plus attiré le regard des visiteurs (ce fut le cas pour tout le stand Ubisoft, soyons clairs) : Steep. Il faut dire que, depuis sa présentation lors de l’E3 2016, on est beaucoup à avoir ce soft dans le radar : il se doit de redonner du souffle à un genre qui a peu à peu disparu malgré ses nombreux fans, le jeu de glisse. Premier jeu dirigé par la branche annécienne d’Ubisoft, Steep a donc pas mal de pression sur les épaules, mais nous allons voir que les quelques petits doutes ont été balayé par cette prise en mains.

Manette Playstation 4 bien entre les pattes, les premiers rides sur Steep procurent une sensation de liberté fascinante. On sait bien que l’on va devoir faire un tour par la carte, mais tout d’abord on a fait durer le plaisir simple de la découverte. Il faut savoir que Steep est certes un jeu de glisse, mais aussi un « monde ouvert », au sein duquel le joueur peut se rendre d’un point à l’autre sans passer par le raccourci du voyage rapide. Pour ce faire, maîtriser les déplacements sera évidemment le nerf de la guerre, et Ubisoft Annecy l’a bien compris en rendant une copie habilement positionnée entre le fun décomplexé et la simulation impitoyable. On fait accélérer notre rider avec le stick gauche, la touche R2 permet de sauter. La base. Puis, pour les esthètes de la glisse, Steep déploie un système de figures assez exigeant, qui demande un certain sens du timing. Si vous pensiez partir pour des figures improbables, à 75 mètres d’altitude, il va falloir vite retoucher terre sous peine de vous viander bien comme il faut. Seulement attention, ce réalisme ne veut pas dire que les sensations sont mises de côté : sortir une figure à la perfection est même sacrément réjouissant.

Steep est un jeu de glisse, le décor nous le signifie à chaque mètre carré. Seulement attention, car Ubisoft Annecy a vu grand : outre le ski et le snowboard, le joueur pourra opter pour des moyens de locomotions du genre extrême, le wingsuit et le parapente. On avait un peu peur du rendu de ces deux sports, mais on a été rassuré tant les sensations son bel et bien au rendez-vous. Il vous faudra faire attention aux différents courant, et surtout garder en tête que la vitesse, sans maîtrise, n’est pas particulièrement amicale. C’est certes moins technique que les sports de glisse purs et durs, mais cela apporte indéniablement une variété de gameplay rafraîchissante. On adhère.

Un gameplay fin et des sensations de vitesse trippantes

Une fois que les commandes et les différents sports proposés par Steep sont un minimum digérés, on peut se lancer à la découverte du jeu côté objectifs. Car c’est bien beau de vagabonder sur les pistes, de se rétamer devant tout le monde et de se perdre en pleine montagne, il va falloir un peu soigner sa réputation. Pour ce faire, le joueur peut s’engager dans une foultitude d’épreuves, dans chacune des différentes pratiques. Après un petit détour par la map de Steep, assez impressionnante, on choisit un défi et on se lance dans, par exemple, une course ou un concours de figures. Si l’on se garde bien, pour le moment, de juger de la difficulté du soft dans son entièreté, écrivons que ce que nous avons pu jouer était dans une bonne moyenne, ni trop facile, ni inaccessible. Sans avoir pu réellement tester les features en ligne, on peut d’ores et déjà affirmer que Steep proposera toute une tripotée de modes communautaires : on a senti un réel accent mis sur le partage, et même la frime.

Côté technique, Steep assure la qualité nécessaire pour que l’on soit impressionné assez fréquemment. L’impression de vitesse est phénoménale, les animations très convaincantes, certains panoramas vous donneront l’envie de tout plaquer afin de partir sur les pistes, et la direction artistique fait un sans fautes pour qui aime ce genre d’ambiance. Pour ce qu’on en a essayé, le jeu était fluide en quasi toutes circonstances (le déclenchement de la « vue montagne » provoque une très légère baisse de framerate, mais il faut un œil bionique pour le remarquer), ce qui est à souligné. Il faudra évidemment encore attendre d’avoir en mains le jeu complet avant de s’emballer, mais il est certain que ces premières minutes passées avec Steep nous font penser qu’on est peut-être là devant le renouveau du jeu de glisse. Enfin !

Steep, un jeu développé par Ubisoft Annecy, édité par Ubisoft. Disponible le 2 décembre 2016 sur Playstation 4, XBox One et PC.

image preview steep 

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015 en tant que co-rédacteur en chef. Manque clairement de sommeil.
Mickaël Barbato