image e3 2016 microsoft

Et voilà, comme tous les ans le monde du jeu vidéo connaît l’effervescence de l’un des événements culturels les plus importants qui se présente à nous chaque année. l’E3, ses milliers et ses milliers de visiteurs, sa tripotée indéchiffrable de jeux présentés… et surtout ses inévitables conférences, comme autant de messes qui nous emmènent, nous pauvres européens, à nous lancer dans des nuits blanches pour suivre ces programmes en direct sur des streams incertains. Si on a constaté de nets progrès de ce côté, c’est surtout pour le contenu de ces shows que nous nous attardons aujourd’hui. Alors, l’E3 2016 des conférences, c’était comment ?

Microsoft

Mine de rien, le chemin parcouru par la marque XBox est tout à fait impressionnant, tant il ressemble à un véritable « auto-parcours du combattant ». On se souvient tous de la toute première console, présentée par Bill Gates himself, mais aussi des mauvais retours qu’elle a provoqué : certes puissante, mais un objet pas super séduisant formellement, et peu suivi par des éditeurs tiers un peu frileux. Qui a oublié son bide total au Japon, alors que l’époque était clairement à la domination vidéoludique au pays du Soleil Levant ? Mais Microsoft s’est accroché, et la XBox 360 a installé la firme comme un constructeur sur qui il fallait compter… mais là aussi malgré une image pas toujours terrible : on se souvient du fameux Red Ring Of Death (le tant redouté « RROD »), cette incroyable vague de panne matériel qui a poussé le géant de Redmond à investir des millions dans un SAV pour faire face aux innombrables retours. Mais tout de même, l’image était meilleure, notamment grâce à une flopée de grosses exclusivités. Avec la XBox One, MS se saborde tout seul lors de la présentation de la console, annonçant des choses incroyables, et restera à jamais cette machine qui a bien failli être celle de la mort du marché de l’occasion, ou celle de la connexion internet obligatoire pour pouvoir y jouer. Le rétropédalage de Microsoft n’a servi à rien, et la politique tarifaire n’était pas faite pour arranger les choses. Quelques années plus tard, et alors que la Playstation 4 domine les ventes de la tête et des mains, voilà qu’il est temps d’accueillir une nouvelle tendance. Et, encore une fois, on ne peut pas dire que ça fasse bonne presse… ni bonne impression auprès des joueurs.

En effet, la conférence Microsoft débute par la présentation de la XBox One S, objet aussi classe que problématique. Mais tout d’abord, voici le factuel : une taille réduite de 40%  (!), un nouveau pad plus performant, un disque dur de 2TO, une alimentation intégrée, une lecture vidéo en 4K, pas de port Kinect (il faudra un adaptateur USB), et une sortie au mois d’août pour un prix de 299€. On ne peut pas dire que les évolutions ne sont pas alléchantes, et le design est vraiment classe, moins pachydermique. On est habitué aux version « light », ces versions plus compacts qui n’offraient qu’un confort physique, ce qui ne poussaient personne à l’achat : ça tentait le joueur, qui avait le choix de ne pas craquer : l’expérience proposée ne différait en rien. Problème, ici ce n’est plus le cas. Tout porte à croire que l’expérience de jeu sera visuellement différente sur One et sur S, comme le stipule Rod Ferguson (big boss de The Coalition, au travail sur Gears of War 4) quand il parle de son soft : il faut s’attendre à des graphismes améliorés sur S. On est donc dans la trahison la plus totale du concept de consoles, qui permet justement aux joueurs désireux d’éviter le phénomène d’obsolescence de ne pas suivre l’exemple du PC et son approche évolutive. Microsoft se tire donc une balle dans le pied… et une deuxième quand on sait qu’en fin de conférence le constructeur annonce une autre mise à jour hardware de sa console pour fin 2017. En substance : la XBox One S n’est même pas sortie qu’elle est déjà périmée, obsolète. Alors certes, il a aussi été annoncé qu’une opération sera mise en place pour les gamers souhaitant passer sur cette machine « 1.5 », mais cela ressemble tout de même à une incroyable charge contre les intérêts des joueurs.

Difficile de rester intéressé par cette conférence après une telle débâcle. Pourtant, côté software Microsoft a d’excellentes cartes à jouer, avec des suites de grosses licences en veux-tu, en voilà. On commence par celui qui pourrait être (ou « aurait pu être », hum) l’un des premiers system selllers de la console : Gears of War 4. Un gros tunnel de 10 minutes de gameplay, un segment sorti du solo mais joué en co-op, nous a confirmé que le programme est bien alléchant. Même si Marcus Fenix nous manque toujours autant, la direction artistique toujours aussi atypique en met plein la tronche, et la science de The Coalition pour créer des environnements impressionnants est toujours aussi indéniable. Il est aussi clair que la « formule Gears » n’a pas grandement évolué : on avance, on se couvre, on tire. De nouvelles armes se chargent d’apporter de nouveaux ressentis, comme ce « lance-disque » assez jouissif, mais à part ça il ne faut pas s’attendre à voir Gears of War 4 réinventer le fil à couper le beurre. Pas vraiment un défaut pour nous, bien au contraire : la licence a son identité, qu’elle la garde ! Signalons, par ailleurs, un pad Élite aux couleurs du soft. Le jeu est prévu simultanément sur XBox One et PC le 11 octobre 2016, c’est d’ailleurs une volonté bien lourde de Microsoft sur cette conférence : mettre en avant l’alliance des deux plateformes, une feature intitulée « XBox Play Anywhere« …

Après ce gros morceau, Microsoft décide d’en remettre une couche sur le rapprochement XBox One / Windows 8, avec un peu de blabla sur le nombres de combats en crossplay par les joueurs de Killer Instinct : 2.5 millions. Le jeu, qui rentrera bientôt dans sa troisième saison, accueillera d’ailleurs un personnage de Gears of War : le sinistre Général Raam. Un peu long tout ça. Heureusement, l’heure est venue de confirmer une autre grosse exclusivité : Forza Horizon 3. C’est une nouvelle donne depuis la précédente génération : les meilleurs jeux de courses sont sur XBox, 360 ou One. Bon, là encore on nous affiche partout des spots « regardez, XBox Play Anywhere », mais l’important se déroulait sur l’écran géant : le jeu est impressionnant. L’impression de vitesse, la technique, ces décors foisonnant, le petit apport de mise en scène pour nous en mettre plein la vue (ah, ces hélicoptères !), on est aux anges. Il faudra compter avec des buggys bien appétissants, et un terrain de jeu que l’on nous annonce « encore plus ouvert ». C’est un sans faute : Forza Horizon 3 donne terriblement envie, surtout que la sortie n’est pas lointaine : le 27 septembre 2016.

On enchaîne avec encore un jeu exclusif aux plateformes Microsoft (comprendre que la soft sera disponible sur XBox One et PC, on ne peut plus parler d’exclu console côté MS) : ReCore. Le jeu qui rassemble Keiji Inafune et les créateurs de Metroid Prime. On se demandait ce que pouvait bien cacher la cinématique de l’E3 2015, aujourd’hui on le sait… et ce n’est clairement pas top. C’est pas spécialement beau voire très laid (les flammes à 1:38 sont dignes d’un jeu XBox première du nom), les animations sont raides comme la justice, et le tout a du mal à créer un véritable engouement. Pourtant, l’utilisation du grappin et du compagnon a tout pour tout de même créer un certain intérêt, un gameplay plaisant. Il va falloir attendre de pouvoir essayer ce ReCore, histoire de vérifier si ces mauvaises impressions vont s’effacer avec la magie de la prise en mains, et ce sera possible dès le 13 septembre 2016.

Après une déception, il fallait un bon gros futur hit pour se remettre dans le bain. Arrive sur scène Hajime Tabata, concepteur de l’ultra-attendu soft de Square Enix  : Final Fantasy 15. La démo, spécialement développé pour cet E3 2016, s’intitule « Le Défi du Titan« , l’occasion de confronter les personnages à un ennemi effectivement gargantuesque. Les impressions sont clairement mitigées : le combat est monotone, et les contacts complètement « whatthefuckesques ». Si l’adversaire est impressionnant, on se demande quelle mouche a piqué « Squenix » pour balancer ce qui semble être une séquence coupée du jeu, qui prend d’ailleurs fin sur un pauvre QTE des familles. L’intention est d’en montrer le moins possible pour laisser au joueur de découvrir Final Fantasy 15 à sa sortie et pas avant ? Non, ça ne tient pas tant le soft s’est montré longuement à bien des occasions. Donc, on ne comprend pas vraiment cette présentation en forme de prise de risque. Décidément, la communication autour de ce jeu est pour le moins aberrante, surtout que nous avons pu l’essayer lors de la Paris Games Week 2015, et les impressions pad en mains sont très bonnes. Vivement la sortie le 30 septembre 2016, sur XBox One et Playstation 4, pour que la parlotte cesse au profit de l’expérience « réelle ».

La conférence Microsoft  manque un peu de rythme, s’enfonce dans des démonstrations décevantes. Ubisoft annonce un DLC pour The Division : Underground, qui sortira sur XBox One quelques semaines avant la version Playstation 4. Après sa présentation chez Electronic Arts, Battlefield 1 nous refait « coucou ». OSEF, comme on dit dans les forums. C’est à ce moment précis, alors que l’on commence à sombrer dans l’ennui, que Microsoft nous place Mike Ybarra, responsable des plateformes Windows et XBox. Histoire de bien nous achever. Au secours, on plonge dans la lassitude la plus complète. Le sieur nous annonce la musique en tâche de fond (super !), l’arrivée de l’assistant Cortana déjà disponible sur Windows 10 (dingue !), le choix de la langue de jeu (subjuguant !), le XBox Live disponible aussi sur iOS, Android et PC (fantastique !), et enfin la possibilité de créer des groupes privés (stratosphérique !). Plus intéressant, « Arena on XBox Live » permet la création de tournois, et Electronic Arts sera l’un des gros partenaire avec la licence FIFA. Pas de quoi se relever la nuit, mais bonne initiative. On baille aux corneilles…

Et c’est parti pour l’instant réalité virtuelle de cette conférence Microsoft, peut-être que ça va nous sortir de notre torpeur. Le légendaire John Carmack est convié, enfile son casque et…  se balade en wagon dans Minecraft. Bon, on va faire simple : ce jeu n’est pas trop notre tasse de thé, on vous laisse donc le jugement d’une telle présentation. Pour notre part, on est parti s’éclater une deuxième canette de Monster.

Du coup, on a un regain d’énergie quand Minecraft quitte la scène. Emballement de courte durée : Microsoft annonce un pad XBox One personnalisable. Tout pour plaire aux attention whores de la manette. C’est précisément à cet instant que l’on s’est demandé depuis combien de temps n’avait-on pas vu un bon jeu dans cette conférence…

Après le tunnel « OSEF », Microsoft décide de revenir aux choses sérieuses : c’est le segment des jeux indés ou, plus précisément, de la section « ID@XBox ». Pour débuter, Inside vient rappeler sa sortie le 29 juin 2016, mais sans gameplay. Aaron Greeberg, l’un des meilleurs amis des studios indépendant, annonce la gratuité de Limbo jusqu’au 21 juin, toujours ça de pris. Puis, place à l’éternel trailer « fourretout », où des dizaines de jeux malheureusement vite vus et vite oubliés défilent impersonnellement. On se plaint de la masse informe de jeu indés, mais ils sont clairement traités comme tel par ce genre de vidéo… Focus est fait sur le super malsain (ces masques !) We Happy Few, dont l’univers promet pas mal. Sortie prévue le 26 juillet 2016 pour cette exclusivité Microsoft bien attirante. On termine avec l’intervention de Damien Monnier, Lead designer chez CD Projekt Red. Une grosse annonce de la part des développeurs de l’excellent The Witcher 3 ? Écrivons plutôt que celles et ceux qui ont apprécié le jeu de carte qu’embarquait le jeu se délecteront certainement de Gwent, qui s’affranchit de Geralt de Riv (enfin pas trop, le sorceleur sera de la partie) pour devenir un jeu aussi bien solo que multijoueur. Une bêta fermée est annoncée pour septembre 2016, là encore seulement sur environnements Microsoft.

Bon, on a l’impression de regarder un film de Godard. Précisément, on se dit même que l’on préférerait encore en regarder un, ça serait plus fun, mieux cadencé. Il faut que Microsoft se reprenne. Et pour ça, le géant de Redmond compte sur Tekken 7. Un jeu de combat attendu certes, et certainement un futur bon titre, mais rien qui puisse faire hurler au génie dans une conférence constructeur. La présence d’Akuma fait tout de même bien plaisir, et la présence de personnages de l’univers Street Fighter apporte une certaine énergie. L’alternance entre combats et cinématiques a l’air travaillé, pensé pour ne pas nous sortir du trip : un très bon point. Tekken 7 est prévu pour début 2017, sur XBox One et Playstation 4. Notons que les membres Gold auront droit à la gratuité de Tekken Tag Tournament 2 pour la semaine en cours.

Il a fait partie des traditionnelles fuites pré-E3, et c’est bien dommage. Car l’annonce Dead Rising 4 est l’une des plus belles cartouches de cette conférence Microsoft. Franck West est de retour, et ça les fans du premier (et meilleur) opus ne peuvent que s’en réjouir. Bon, au-delà de l’excellente nouvelle, il ne faut pas oublier que la licence reste sur une troisième itération ratée, sans personnalité et carrément oubliable côté objectifs. Le jeu de Capcom aura donc fort à faire pour remonter la pente, mais le trailer est tellement fun, bien plus ambiancé, que l’on ne doute trop pas de la réussite de ce Dead Rising 4. On s’est clairement embêté pendant d’interminables minutes, mais cette exclusivité pour supports Microsoft redonne des couleurs à cette conférence.

Sans pression, Microsoft nous balance un long, trop long résumé de ce que la conférence vient de nous présenter depuis le début. Quelle idée grotesque. Bref. Heureusement, on n’a pas trop le temps de pester contre ce programme au rythme décidément très faible, que l’une des grosses attentes que l’on avait pour ce show fait enfin son apparition : Scalebound, le prochain jeu signé par le quasi-dieu vivant Hideki Kamiya, sur scène pour la présentation. La phase de gameplay est tout simplement impressionnante de gigantisme : le héro est aux prises avec un boss titanesque, que le héros va devoir combattre notamment à l’aide de dragons eux aussi démesurés. Le segment est joué en coopération, et bon sang que c’est dynamique. On connaît la forme parfois incertaine de PlatinumGames, mais tout porte à croire que Scalebound fera partie ds meilleurs softs du développeur. Pour nous en tout cas cela ne fait aucun doute : on tient là le jeu le plus impressionnant de la conférence. Par contre, de quoi un peu refroidir les ardeurs : aucune date de sortie pour cette exclusivité, il va falloir encore patienter…

Au sein des griefs que l’on a contre Microsoft, celui qui porte sur la disparition de Rare pendant de longues années figure parmi les plus vifs. Positionner les développeurs de Banjo Kazooie, Donkey Kong Country ou encore Goldeneye, sur le design des avatars XBox Live… on ne s’en est jamais remis. Heureusement, l’absence honteuse de jeux signés par cet ancien studio de Nintendo va prendre fin grâce à Sea of Thieves, un jeu de pirates multijoueurs déjà vu lors de l’E3 2015 mais ici un peu plus détaillé. Après une cinématique qui démontre que le talent de Rare pour les directions artistiques de qualité est encore vivace, on a droit à un petit montage nous présentant du gameplay. Si tout cela reste encore un peu flou sur les objectifs, on peut s’avancer sur deux choses : c’est amusant, et fichtre que cette eau a un rendu merveilleux ! Voici un jeu à surveiller de très près mais malheureusement Sea of Thieves, exclusif aux systèmes Microsoft, n’a toujours pas de date de sortie.

Les fans de zombies sont gâté dans cette conférence Microsoft. Après un Dead Rising 4 alléchant, c’est encore un retour qui se fait réalité : State of Decay 2. Au menu, toujours de la survie en multijoueur, mais on espère surtout que la catastrophe technique du premier épisode sera cette fois-ci évitée (rappelons : graphismes honteux, chutes de framerate à s’en arracher les cheveux, incroyablement bugué). On est curieux de voir comment cette licence, exclusive aux systèmes Microsoft et pas attendu avant 2017, va évoluer. Mais, alors que l’on voit la fin de conférence pointer le bout de son nez, on se dit que dévoiler un jeu d’un tel acabit, très loin d’être à considérer comme une grosse attente, est clairement un manque d’ambitions pour le constructeur.

Que serait une conférence Microsoft sans un petit détour par la licence Halo ? Bon, pour le coup c’est le jeu de stratégie Halo Wars 2 qui assure sa présence pour cet E3 2016. Mais clairement : le jeu ne fait que ça, dire « salut on est là« , et c’est tout. Une cinématique, une annonce pour la bêta multijoueur actuellement en cours jusqu’au 20 juin, un petit trailer de cinquante pauvres secondes pour accompagner tout ça, et emballé c’est pesé. Décevant ? Pire que ça, puisqu’en plus il s’agissait sur dernier jeu présenté…

Et là, intervient le drame. Certainement ce qui fait de cette conférence Microsoft un événement historique, mais pas du tout pour de bonnes raisons. C’est toujours triste d’annoncer la mort d’une console. Ça devient pathétique quand celle-ci est carrément morte-née, rappelons-nous de la Saturn. Mais là, on atteint un nouveau degré sur l’échelle de l’embarras. Assister à un tel fail, en direct, c’est une expérience éprouvante. Dure. En effet, après avoir annoncé la naissance de la XBox One S en début de conférence, la mort subite du nourrisson intervient seulement 90 minutes plus tard. La « Scorpio« , outre le fait d’avoir un nom de code digne d’un déodorant ou d’une mauvaise eau de toilette, est annoncée. Oui, une deuxième mise à jour hardware dans un seul et même show, et au sein d’une seule et même génération, qui rend de facto obsolète la pauvre XBox One S. On n’a jamais vu un tel seppuku sur la place public, et même pas en ayant pris soin de se vêtir des habits traditionnels. Non, salement, en continuant de signifier aux actuels joueurs sur simple XBox One qu’ils vont devoir raquer pour obtenir une expérience optimale de jeux pourtant pensés pour leur console. Microsoft confirme son statut d’oiseau de mauvaise augure pour les joueurs, sauf que cette fois tout porte à croire qu’ils ne rétropédaleront pas. Il va falloir faire avec cette nouvelle donne : une console achetée en début de génération ne procurera pas la même expérience de jeu qu’une machine de la même génération sortie plus tard. Alors, MS peut se targuer de ce qu’ils veulent, utiliser un jargon marketing ridicule, nous mentir purement et simplement en assurant que la Scorpio proposera de la 4K et de la VR « sans concessions » avec seulement 6TO flops (à savoir que les PC actuels arrivent à atteindre ce « sans concessions » avec… pas moins de 18TO flops !). Pour nous, cette initiative va contre l’intérêt des joueurs qui préfèrent la console aux PC, qui trouvent en ces plateforme de salon le moyen d’éviter l’obsolescence constante des ordinateurs. Heureusement, les premières réactions ne sont pas bonnes, côté critique et gamers, et l’on ne peut que se joindre à eux.

Conclusion

Microsoft fait décidément tout pour se faire détester. Côté rythme, la conférence était faiblarde, et le programme mal pensé avec un énorme tunnel bien lourd en plein milieu. Si l’on peut être intéressé par deux ou trois jeux présentés lors de cette conférence, l’impressionnant Scalebound en tête, ce show pose un gros problème de fond. Comme lors de la présentation de la XBox One, qui a provoqué un bad buzz sans précédent, le constructeur prouve que son intérêt n’est pas celui du joueur en l’exposant à une évolution du marché qui nous rappelle fortement ce que peut être celui des smartphones : proposer constamment des mise à jour hardware pour pousser à repasser à la caisse, ici dans le but de proposer les mêmes jeux en plus beau. Bon sang, que c’est navrant. Outre que la XBox One S est morte en terme d’intérêt, avant même sa sortie, c’est cette constance dans les décisions catastrophiques qui, d’un certain côté, peut nous amuser ou plutôt provoquer une certaine admiration, proche du respect. Il faut le faire pour avoir la possibilité de « s’auto-porter atteinte » comme ça, sans pression. Sortir une machine déjà annoncée comme dépassée, il fallait le faire. Autre point important, le constructeur est pris en flagrant délit de mensonge en annonçant que les « specs » de la Scorpio suffisent pour afficher de la 4K « sans concessions ». Signalons aussi la volonté « OSEF » de rapprocher Windows 10 et support XBox, martelée tout du long de cette conférence avec la finesse d’un locuste. Microsoft : une mascarade pathétique… 

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015 en tant que co-rédacteur en chef. Manque clairement de sommeil.
Mickaël Barbato