Et si CI Games créait la surprise ?

Présent en grande pompe à la Paris Games Week 2016, avec un stand magnifique et très en vue, Sniper : Ghost Warrior 3 constitue un modèle de jeu dont l’attente se construit malgré le côté « de niche » des précédents opus. Voulant sortir de ce carcan, CI Games a opéré quelques choix forts, notamment la volonté de sortir des versions consoles bien fignolées comme il se doit. Autre nouveauté au programme qui, il faut bien l’avouer, a eu tendance à nous attirer encore un peu plus : le fait d’instaurer un monde un peu plus ouvert, avec des objectifs divers et variés. Dès lors, on a enfilé notre meilleurs tenue kaki, décoré notre casque d’orties (ça gratte un peu le front mais on s’y fait), et on s’est lancé à la découverte de ce FPS prévu pour le 4 avril 2017 sur Playstation 4, XBox One et PC.

Sniper : Ghost Warrior 3 nous fait jouer Jonathan North, un sniper américain qui se retrouve en pleine galère familiale (ses frères ont été enlevés). La démo à laquelle on a eu droit prend place dans les décors montagneux et sinueux de la Géorgie, et le premier constat est sans appel : oui, la map offre assez d’espace pour que les joueurs puissent ressentir cette impression de liberté dans l’élaboration d’une tactique. L’objectif est simple : pirater les trois satellites, évidemment en essayant d’être le plus furtif possible, et on a pu vérifier que rien n’est plus jouissif que de se prendre réellement au jeu. Passer par tel ou tel chemin, commencer par tel ou tel satellite, c’est vous qui choisissez.

Cependant, le joueur pourra très vite se rendre compte que Sniper : Ghost Warrior 3 offre un champ d’action vaste, et que si vous désirez une approche plus au corps-à-corps, rien ne vous empêche de vous y atteler. Seulement, soyons clairs : vous passeriez à côté d’un plaisir aussi jouissif qu’un bon gros headshot administré depuis un buisson. L’utilisation du fusil sniper est d’ailleurs fichtrement efficace : on zoom avec habilité, on retient sa respiration via la pression d’un stick… et boom ! Chaque ennemi abattu de cette manière est une véritable récompense personnelle. Côté armement, il faut savoir que Sniper : Ghost Warrior 3 permet le crafting, qui donne la possibilité d’upgrader ce qu’on porte sur nous. Dans notre inventaire, signalons le drone dont l’utilisation vous indiquera les ennemis proches, parfait pour bien se préparer à nettoyer une zone qui, abordée à l’aveugle, s’avère bourrée de recoins douteux donc dangereux. Sniper : Ghost Warrior 3 demande clairement aux joueurs de bien calculer chacun de ses choix, et cela construit une ambiance parfaite pour ce jeu.

Un monde ouvert à portée de tir

image preview sniper ghost warrior 3

On vous a parlé de son monde ouvert, mais techniquement Sniper : Ghost Warrior 3 se devait d’accompagner ce choix fort par une technique à la hauteur. On avait un peu peur à ce niveau et… on a été rassuré ! Le Cryengine 3 prouve qu’il a encore une sacrée patate, et on a adoré la gestion des conditions climatiques. Il faut vivre cet instant où, perdu en pleine Géorgie, vous rampez en pleine nuit (le cycle jour/nuit est dynamique !) histoire de bien viser un fichu ennemi… et les premières gouttes d’eau tombent. Effet garanti. On a pu voir un peu d’alliasing par ci, une ou deux textures un peu grossières par là, mais pour un jeu qui doit sortir en avril 2017 on est carrément confiant pour ce pur aspect visuel.

Au final, cette première approche de Sniper : Ghost Warrior 3 s’est avérée très concluante. Si nous attendons évidemment d’avoir la version finale entre les mains pour crier victoire, avançons que CI Games tient là le bon bout. Espérons maintenant que certains objectifs de mission apporteront un peu d’originalité, et que la durée de vie sera au rendez-vous. Ce n’était pas dit que Sniper : Ghost Warrior 3 nous intéresse, et pourtant le jeu vient de gagner le statut « à surveiller de près » !

Sniper : Ghost Warrior 3 est prévu pour le 4 avril 2017, sur Playstation 4, Xbox One et PC.

image drone sniper ghost warrior

  

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015 en tant que co-rédacteur en chef. Manque clairement de sommeil.
Mickaël Barbato