[Test] Inertial Drift : dérapage bien contrôlé

Caractéristiques

    • PlayStation 4
    • Xbox One
    • Nintendo Switch
    • PC
  • Développeur : Level 91
  • Editeur : PQube
  • Date de sortie : 11 septembre 2020
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Inertial Drift glisse vers le succès

image gameplay inertial drift
Inertial Drift mise tout sur le dérapage.

Vous connaissez Initial D ? Si oui, alors vous voyez déjà quelle tonalité pourra avoir notre article, et dans quel genre s’inscrit le jeu que nous abordons aujourd’hui. Si ce n’est pas le cas, alors vous loupez quelque chose ! Manga très populaire auprès des amateurs de voitures et de courses urbaines, parue entre 1995 et 2013, cette œuvre signée Shuichi Shigeno a su se construire une belle aura. Au point, d’ailleurs, qu’on a aussi vu débarquer un animé, un film live… et des jeux vidéo ! Le plus connu restant très certainement l’itération dédiée à l’arcade, certes très exigeante mais fidèle à l’esprit de cette licence. Des années plus tard, voilà que le studio Level 91, ici édité par PQube, nous livre un hommage intitulé Inertial Drift.

Dans le manga Initial D, l’histoire était aussi importante que les passages concentrés sur la course. Dès lors, on attendait Level 91 sur ce point précis. Il fallait un scénario digne de ce nom. C’est sans aucun doute la plus grosse retenue que nous émettons sur cet Inertial Drift : on a bien droit à un vrai récit mais, malheureusement, il n’est pas des plus palpitants. Le mode Histoire, assez long et généreux en personnages (qui représentent des niveaux de difficulté), s’avère d’un gnangnan embarrassant. Et ce n’est pas la présence de la diversité qui nous consolera. On a droit à tout un tas de bons sentiments bien dégoulinants, aucun véritable conflit à l’horizon, c’est d’un plat à toute épreuve. Par contre, soulignons que les sous-titres sont assurés en français, ce qui est toujours bon à prendre.

On se doit tout de même de vous rassurer. Certainement conscient du caractère balourd de ce qui est narré, le studio Level 91 a pensé à nous proposer de sauter tous ces dialogues mollassons. Ouf. Et rassurez-vous, ce qui vient après ces mises en situation vaut bien plus le coup. Tout d’abord, décrivons le style du gameplay. On fait face à un pur jeu d’arcade, clairement, mais pas des plus classiques. Oui, il y a une certaine largesse dans les besoins de freiner, voire d’anticiper, mais cela n’est pas au cœur de la prise en mains. Non, c’est le drift. Vous vous rendrez vite compte que votre voiture ne tourne pas correctement avec le stick gauche. En fait, elle bouge à peine de sa trajectoire. Pour avoir un vrai impact sur celle-ci, et surtout pour s’en sortir dans les épingles à cheveux et autres lacets, il faudra aussi utiliser le stick droit. Et là, ce sont carrément nos réflexes qui s’en trouvent bouleversés… pour le meilleur.

Le contenu se fait costaud

image test inertial drift
La direction artistique nous a convaincu.

Inertial Drift est un vrai plaisir à prendre en mains. Une fois la mécanique du drift bien assimilée, le jeu déroule du fun en barre. Il est surtout question de bien gérer l’angle du dérapage, évidemment en fonction de celui du virage. Pour cela, il faudra faire preuve de plus de doigté que d’approximation. S’il faut serrer la manœuvre, lâchez l’accélérateur pendant le drift. Dans le cas d’un tournant vraiment très abrupte, il faudra plutôt utiliser le frein pendant le glissement. Expliqué comme cela, ça a l’air simple, et en fait ça l’est plutôt. Mais, bien vite, les circuits mettront ces acquis à rude épreuve, et pulvériser des temps ne se fera qu’en connaissant les différents tracés par cœur. Surtout que, sur l’ATH, vous n’aurez pas droit à l’aide d’une map. Sachez enfin, pour les plus craintifs, que l’expérience débute sur un tutoriel un peu vague, qui se contente de vous expliquer les bases.

Inertial Drift se démarque aussi grâce à son contenu. Ce n’est certes pas aussi fou qu’une grosse production, mais l’on ne peut que souligner la générosité des différents modes. L’Histoire se fait assez courte, il faut une bonne heure pour la boucler, mais la rejouabilité s’avère grande du fait des différents personnages (et donc voitures, elles-mêmes connexes d’une difficulté différente) à incarner. On a aussi droit aux plus classiques Courses libres, mais aussi à des Grands Prix, des Défis pour déverrouiller de nouvelles bagnoles, toutes très différentes en terme de sensations. Pour les amateurs de modes multis, ils pourront s’éclater sur du local et du en ligne. Quand aux épreuves, on a droit à des duels, mais aussi du time attack, des épreuves de style, de la course contre un fantôme. Du coup, la durée de vie atteint un résultat honorable : il vous faudra une dizaine d’heure pour tout voir.

Reste à aborder l’ambiance visuelle d’Inertial Drift. On a droit à pas mal d’environnements différents, ce qui n’est jamais pour déplaire. La direction artistique, d’ailleurs, a su nous charmer. On est dans un rendu cel shading qui, évidemment, cherche à confirmer la liaison avec Initial D. Après, les jeux de lumière font tout même assez agressifs, et l’effet néon pourra en gêner certains. En tout cas, le soft rend une copie certes loin des canons du genre en terme de finesse des textures, mais on est tout de même satisfait par la fluidité de l’ensemble. Moins positif : les musiques ne nous ont pas convaincu, à cause d’une techno qui manque de personnalité.

Note : 15/20

Comme Initial D, Inertial Drift cherche à vous faire aimer le dérapage. Et le jeu de Level 91 y parvient. Le mode Histoire n’est certes pas des plus mémorables dans son écriture, mais l’expérience se situe bien plus dans les sensations laissées par les manœuvres aux deux sticks. C’est plutôt original, généreux en contenu, pas moche visuellement : on adhère à la route !

7/10

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