[Test – Blu-ray 4K Ultra HD] Sisu : Le Chemin de la Vengeance – Sony Pictures France

Caractéristiques

  • Titre : Sisu : Le Chemin de la Vengeance
  • Titre original : Sisu: Road To Revenge
  • Réalisateur(s) : Jalmari Helander
  • Avec : Jorma Tommila, Stephen Lang, Richard Brake...
  • Editeur : Sony Pictures France/ESCD
  • Date de sortie Blu-Ray : 25 février 2026
  • Durée : 88 Minutes
  • Acheter : Cliquez ici
  • Note : 7/10

Image : 4,5/5

Sisu : Le Chemin de la Vengeance a été tourné en numérique (Sony CineAlta Venice, ARRI Alexa 35). Le Blu-ray 4K, proposé au format respecté 2.39:1, est issu d’un master 4K avec compression HEVC/H.265, image en BT.2020, WCG et présentation Dolby Vision et HDR10. Dans l’ensemble, nous avons affaire à une très belle image. La production a cependant fait le choix — comme beaucoup d’autres, malgré un tournage numérique — d’ajouter du grain en postproduction. Un parti pris esthétique qui donne du style au film mais qui dégrade très légèrement l’image. Malgré cela, la définition se montre majoritairement nette et précise.

Les détails sur les visages (barbes, moustaches, blessures, traces de terre, etc.) sont très convaincants. Les textures des costumes — notamment le cuir — ainsi que celles des décors naturels ou numériques (comme les extensions visibles lors des séquences dans le train pour le final) sont bien restituées et participent efficacement à l’immersion. Les effets spéciaux numériques passent bien, mieux que dans le premier film. On sent que l’équipe a passé un cap à ce niveau-là. La profondeur de champ est bien gérée et contribue pleinement à l’atmosphère.

Côté colorimétrie, l’image se révèle, comme pour le premier opus, assez désaturée avec une prédominance de teintes marron et bleutées. On reste dans la même veine visuelle. Certaines scènes se démarquent toutefois, comme celle où les gradés soviétiques discutent autour d’une table dans le train : la lumière et les couleurs y sont plus chaleureuses. Les contrastes sont bien maîtrisés, avec des noirs profonds jamais bouchés. Les scènes nocturnes ou à basse luminosité restent parfaitement lisibles. Les blancs sont respectés et les teintes de peau naturelles, même si la direction photo rend logiquement les teintes de peau plus ternes qu’à l’accoutumée.

Aucun problème de compression n’a été détecté. Un très beau master UHD, avec un choix stylistique qui altère légèrement la précision mais qui reste, dans l’ensemble, excellent

Son : 4,5/5

Sony Pictures France (Pris au piège – Caught Stealing, A Big Bold Beautiful Journey) propose une première piste anglaise en Dolby Atmos (core Dolby TrueHD 7.1). Dès la première scène, avec la tempête, l’impact sonore est immédiat : la piste se révèle très puissante, précise, bien répartie et dotée d’une dynamique redoutablement efficace. Les effets météo, quasi permanents et exploitant largement les surround et les canaux de hauteur, offrent une immersion immédiate. Évidemment, les véritables morceaux de bravoure restent les scènes d’action. Tirs, explosions, moteurs, impacts… nous en prenons plein les oreilles de façon constante. Les surround et l’Atmos sont régulièrement sollicités.

On retiendra notamment les attaques aériennes ainsi que la course-poursuite, qui propose de beaux effets panoramiques. L’ensemble est parfaitement soutenu par le canal LFE, très convaincant, avec une utilisation solide des infra-basses. La musique s’intègre parfaitement au mixage. Les dialogues — peu nombreux — demeurent toujours clairs et intelligibles. Nous avons ici une piste immersive, spectaculaire et clairement démonstrative. Recommandation sans réserve.

La piste française ainsi que la seconde piste anglaise sont proposées en DTS-HD Master Audio 5.1. Elles se montrent elles aussi suffisamment puissantes, bien spatialisées et amples. Les effets d’ambiance et d’action sont correctement répartis sur les cinq canaux, avec une dynamique efficace lorsque nécessaire. Le caisson de basse accompagne le tout avec sérieux. La musique est bien intégrée au mixage. Les dialogues sont clairs en VO et le doublage français bénéficie d’un niveau sonore cohérent, s’intégrant correctement au mixage d’origine. Là encore, le travail reste limité par le faible nombre de dialogues. La piste VF remplit néanmoins convenablement son rôle et s’avère solide et satisfaisante. La seconde piste VO constitue une alternative crédible, même si l’on privilégiera logiquement la piste Atmos.

Une piste Audiovision en français est également proposée.

Bonus : 1/5

  • Sortir l’artillerie lourde (3′)
  • Fin alternative (1′)

Peu de choses à se mettre sous la dent côté suppléments. Sortir l’artillerie lourde est une courte featurette revenant brièvement sur l’histoire, les personnages et les scènes d’action. Trop succinct pour réellement passionner. Quant à la fin alternative, elle n’apporte rien de fondamental ou de véritablement enrichissant au récit.

Conditions du test

  • TV 4K UHD Sony Bravia KD49XF7077SAEP
  • Lecteur Blu-ray Samsung 4K UHD UBD-M8500
  • Ampli Yamaha 4K UHD YHT-1840

Synopsis

1946. Aatami Korpi retourne en Carélie, un territoire occupé par les Soviétiques, là où sa famille a été brutalement assassinée pendant la guerre. En leur honneur, il démonte la maison familiale et la charge sur un camion, bien déterminé à la reconstruire en lieu sûr. Lorsque l’Armée rouge est informée de sa présence, Igor Draganov, l’assassin de sa famille, va tout mettre en œuvre pour en finir et tuer l’ancien soldat légendaire. Mais Aatami n’est pas surnommé « l’homme qui refuse de mourir » pour rien…

Le Film

Sisu : le chemin de la vengeance frappe fort dès les premières minutes et ne relâche jamais la pression. Là où le premier film jouait sur la surprise d’un seul homme face à une armée, cette suite embrasse pleinement son propre délire : une odyssée sanglante, presque mythique, où chaque scène d’action est pensée comme une déclaration d’intention. Le film sait exactement ce qu’il est — pas un drame méditatif, pas un thriller complexe, mais un festival de violence stylisée et d’énergie brute. La grande réussite de cette suite est sa capacité à réinventer les règles du genre “revenger” sans trahir le personnage. Aatami Korpi est désormais une figure plus grande que nature : moins un homme qu’un ouragan qui emporte tout sur son passage. Là où certains films d’action multiplient les explosions froidement, Helander compose des séquences qui claquent, qui brûlent et qui restent en tête — souvent par leur inventivité, parfois par leur absurdité assumée.

Narrativement, le film n’a rien de révolutionnaire, et c’est précisément sa force. Le scénario déroule une ligne droite implacable de vengeance et de destruction, sans détour inutile. Les enjeux émotionnels ne s’embarrassent pas de subtilités, ce qui peut laisser sur le carreau ceux qui cherchent profondeur et nuances. Mais pour ceux qui ont envie d’une expérience viscérale, la clarté de la proposition est rafraîchissante : pas de chichi, que de l’impact. Sur la forme, Le chemin de la vengeance élève la barre. La caméra embrasse l’espace avec une confiance rare, chaque plan est pensé pour maximiser la puissance visuelle, et le montage sculpte un rythme qui ne laisse aucun répit. C’est un film qui respire par ses explosions d’action et qui inspire par sa cohérence interne : tout est au service du chaos contrôlé.

En résumé, cette suite est une célébration éclatante de l’action pure. Elle ne révolutionne pas le genre, mais elle montre qu’avec une forte personnalité et une vision claire, on peut transformer une simple revanche en une expérience sensorielle. Brutal, rapide et totalement décomplexé.

 

Article écrit par

Adore le cinéma en général, que ce soit les gros blockbusters ou les plus petits films, les séries TV et les jeux vidéo. Il réalise de nombreux tests de blu-ray et films en UHD 4K et couvre l'actualité cinématographique en salles.

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