Caractéristiques
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- Titre : Gorgo
- Réalisateur(s) : Eugène Lourié
- Avec : Bill Travers, William Sylvester, Vincent Winter, Christopher Rhodes, Joseph O'Conor, Bruce Seton, Martin Benson...
- Editeur : BQHL
- Date de sortie Blu-Ray : 27 février 2025
- Date de sortie originale en salles : 30 aout 1961
- Durée : 78 minutes
- Acheter : Cliquez ici
- Note : 7/10 par 1 critique
Image 4K : 4,5/5
Gorgo a été tourné en pellicule 35MM (Kodak Eastmancolor) et le film fait peau neuve avec une image remasterisée et restaurée en 4K. Les travaux numériques ont été réalisés par Laurent Derynck au sein du laboratoire TCS. Le film est donc issu d’un master 4K, au format respecté 1.85:1, avec une compression HEVC/H.265, une image BT.2020, WCG et une présentation en Dolby Vision (HDR10).
Comme vous pouvez le voir avec la vidéo comparative ci-dessus (Merci à Laurent Derynck pour celle-ci, elle nous permet de nous rendre compte du travail effectué), c’est le jour et la nuit entre l’avant et l’après restauration. Pour un long-métrage sorti en 1960, nous avons été surpris par la qualité visuelle. Le grain est bien présent, assez fin pour un long-métrage de cette période, homogène et non figé. Il se fait un peu plus important sur certains plans, surtout des stock shots, mais de façon générale, l’image est assez cohérente tout au long du film. La stabilité de l’image est également parfaite. Pas de scintillement détecté. Quasiment toutes les imperfections de la pellicule (rayures, taches, éclats, points blancs, etc.) ont bien été nettoyées, sauf concernant quelques plans stock shots et d’effets spéciaux, où des taches noires n’ont pas pu être enlevées. L’image a été aussi améliorée, avec une suppression du bruit vidéo et grâce à une utilisation de l’intelligence artificielle.
Le résultat est donc assez impressionnant pour 95 % du film. Du côté de la définition, le piqué est très bon. Il y a clairement un voile de netteté supplémentaire par rapport au précédent master. Les détails sur les visages, costumes (ceux des créatures ou les vêtements en laine) et décors (réels ou miniatures) sont fantastiques. D’ailleurs, si la majorité des plans d’effets spéciaux passent bien (même si ne nous sommes pas sur la qualité d’une production de Ray Harryhausen), spécialement durant l’attaque de Londres, certains passent mal aujourd’hui, surtout du côté de la rétroprojection. Concernant la profondeur de l’image, celle-ci y gagne aussi. Elle fait clairement moins plate qu’avant.
En ce qui concerne l’étalonnage en Dolby Vision, les couleurs retrouvent aussi une nouvelle jeunesse. Elles ressortent mieux qu’avant (les yeux rouges de Gorgo et sa mère, ou encore le bleu de l’océan). Cela reste respectueux du matériel original. De façon générale, elles sont bien saturées. Les teintes de peaux sont naturelles comme il faut. Du côté des contrastes, c’est largement plus précis. Les scènes à basse luminosité ou de nuit gagnent grandement en lisibilité. Comme pour le reste de l’image, il y a 2/3 plans où les couleurs vacillent. Là encore, c’est à cause du matériel original, mais rien de bien grave. Aucun problème de compression n’a été détecté. Une magnifique et minutieuse restauration, même si imparfaite, mais cela est dû au matériel original, de la part de l’éditeur. On recommande.
Son : 3/5
BQHL (Patriotes, La Bataille d’Angleterre) nous offre les pistes française et anglaise en DTS-HD Master Audio 2.0. Évidemment, comme nous avons là un film des années 60 à moyen budget, le mixage original était en stéréo. Il est donc logique d’avoir des pistes en 2.0. Puissantes comme il faut, bien réparties sur les deux canaux, avec la musique et les effets correctement mixés. Les scènes de destruction ou d’attaques passent bien et permettent de bien profiter du film. Les dialogues sont clairs pour la version originale. Pour la version française, le niveau de volume du doublage est bon. Clairement, nous ne pouvions pas avoir mieux et c’est déjà pas mal. Deux pistes en 2.0 qui font le travail. (NB : le système de notation pour le son est aussi basé sur les différents formats de pistes qui existent actuellement et donc, malgré que ce soit deux bonnes pistes, nous ne pouvons pas mettre plus que la note indiquée).
Bonus : 3/5
- Livret de 28 pages
- La naissance d’un monstre de légende (31′)
Seul bonus de cette édition, La naissance d’un monstre de légende est le making-of du film. Dans celui-ci, on revient sur la carrière du réalisateur Eugène Lourié, les monstres au cinéma, comment Lourié s’est retrouvé sur le film et comment Gorgo a été financé. On découvre aussi l’écriture du film, des choix de villes qui auraient pu être démolies à la place de Londres, les personnages, le casting, le tournage, les effet spéciaux, les « remake » et la suite de la carrière de Lourié. Un bon bonus assez complet, datant de 2013.
Le livret de 28 pages de Marc Toullec revient avec détails sur la carrière de Eugène Lourié, le projet Gorgo, la conception du film, les effets spéciaux et le succès du film. Le tout est émaillé de citations et de photos du tournage du film. Un bon complément au making-of du film.
Conditions du test
- TV 4K UHD Sony Bravia KD49XF7077SAEP
- Lecteur Blu-ray Samsung 4K UHD UBD-M8500
- Ampli Yamaha 4K UHD YHT-1840
Synopsis
Au large de l’Irlande, une éruption volcanique sous-marine libère une monstrueuse créature de 20 mètres que des chasseurs de trésors capturent et transportent jusqu’à Londres. Exhibée comme une bête de foire, elle pique la curiosité d’un scientifique qui émet l’hypothèse qu’il s’agirait là d’un bébé et que sa mère pourrait se lancer sur ses traces. Il ne se trompe pas, c’est exactement ce qui se produit : un second monstre beaucoup plus grand s’arrache des entrailles de la terre pour prendre la direction de la capitale anglaise.
Le Film
Clairement inspiré par King Kong et les films de Kaijus japonais (d’ailleurs, l’avant première du film sera faite au Japon), avec Godzilla en tête, Gorgo est la réponse française au célèbre monstre nippon, avec une histoire classique mais efficace. Il est surtout assez surprenant, avec un bon retournement en milieu de film et un final inattendu pour ce genre de long-métrage. On s’attache plus au monstre qu’aux humains dans ce Gorgo. De plus, malgré quelques plans à effets spéciaux qui ont clairement vieilli, les scènes de destruction de Londres passent bien. Fans de films de monstres, on ne peut que recommander le visionnage de Gorgo.