Caractéristiques
- Titre : A Bittersweet Life
- Titre original : Dal kom han in-saeng
- Réalisateur(s) : Kim Jee-Woon
- Avec : Byung-hun Lee, Yu-mi Jeong, Min-a Shin, Young-chul Kim, Hwang Jung-Min...
- Editeur : The Jokers
- Date de sortie Blu-Ray : 21 octobre 2025
- Date de sortie originale en salles : 10 mai 2006
- Durée : 119 minutes
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- Note : 8/10 par 1 critique
Image : 5/5
A Bittersweet Life a été tourné en pellicule 35 mm (aucune information supplémentaire disponible) et le Blu-ray est présenté dans son format respecté 2.35:1. Le film a bénéficié d’une restauration numérique 4K à partir du négatif original, réalisée par le Korean Film Archive et supervisée par Kim Jee-woon lui-même. Pour rappel, le film avait déjà été restauré en 2011, avec un résultat alors très convaincant pour l’époque. Le grain argentique est bien présent : fin, homogène, non figé et parfaitement naturel sur l’ensemble du métrage. Il ne s’intensifie pas lors des scènes à basse luminosité. Aucun problème d’instabilité ou de scintillement n’est à signaler, et l’ensemble des défauts (poussières, points blancs, rayures, etc.) a été soigneusement nettoyé.
Comparée à la restauration de 2011, cette nouvelle version propose un léger bond en avant en matière de définition. Le gain de détails est perceptible, notamment sur les costumes et les décors — les intérieurs sont tout simplement magnifiques — qui gagnent en finesse. Les visages bénéficient, eux aussi, de cette amélioration : les maquillages féminins apparaissent plus précis, tandis que les pores de la peau des acteurs sont mieux définis. La profondeur de champ progresse légèrement, aussi bien en intérieur qu’en extérieur. C’était déjà très bon, et c’est encore meilleur ici.
Les couleurs sont bien saturées, élégantes et globalement réalistes, avec toujours cette dominante jaune/or accompagnée de teintes rouges caractéristiques. Les contrastes gagnent en solidité : les scènes à basse luminosité ou de nuit, déjà très lisibles auparavant, bénéficient d’une lisibilité encore accrue. Les noirs sont profonds sans jamais être bouchés, et les scènes nocturnes sont superbes. Les blancs (notamment les chemises) ainsi que les teintes de peaux sont bien équilibrés. Aucun problème de compression n’a été relevé au cours du visionnage.
Sans parler de redécouverte totale du film, cette restauration 2025 s’impose clairement comme la meilleure façon de le voir à ce jour. Le débit moyen de l’image s’établit à 29,2 Mbps.
Son : 4/5
The Jokers (Cure, Ju-On : The Grudge) propose deux pistes DTS-HD Master Audio 5.1. La piste VO se montre suffisamment puissante, tandis que la VF affiche une énergie légèrement inférieure. Toutes deux restent toutefois précises, bien réparties, avec une bonne amplitude et une dynamique efficace lorsque le film l’exige, notamment lors des fusillades et des combats. Les impacts — coups portés et tirs — sont parfaitement répartis sur les différents canaux, offrant une immersion très convaincante, particulièrement lors de la fusillade finale où le mixage donne pleinement de sa puissance. Les effets d’ambiance sont également bien présents : bars, ville, pluie, avec une mention spéciale pour la scène où Sun Woo se fait enterrer.
Le canal LFE est utilisé avec efficacité lorsque nécessaire. La musique s’intègre parfaitement au mixage général et bénéficie d’une répartition équilibrée. Les dialogues sont clairs en version originale. En VF, le niveau sonore du doublage est un peu élevé, mais il s’intègre correctement au mixage global. Malgré une puissance légèrement moindre pour la VF, les deux mixages s’avèrent très proches et globalement immersifs.
Le débit moyen de la piste VO est de 2,4 Mbps, avec des pics à 3,8 Mbps, tandis que la VF affiche un débit moyen de 2,1 Mbps, avec des montées à 3,6 Mbps.
Bonus : 4/5
- Masterclass de Kim Jee-Woon (82′) (inédit)
- Making-of (25′)
- les secrets du film (68′)
- 17 scènes coupées (22′)
- Le film à Cannes (7′)
- 2 fins alternatives (1′)
Nouveau bonus de cette édition, la masterclass de Kim Jee-woon, enregistrée à la Cinémathèque française le 4 novembre 2023, constitue un supplément particulièrement appréciable. Le réalisateur y aborde de nombreux sujets : les différences entre la version cinéma et la director’s cut, la définition de son film, la comparaison de Byung-hun Lee avec Alain Delon dans Le Samouraï, l’influence du western italien, la signification du titre, ses références au film noir, la mise en scène de l’action et de la violence, son rapport à la Cinémathèque française, ainsi que plusieurs anecdotes savoureuses.
Il évoque également les cadres du film, l’utilisation de la nourriture, les différences entre les tournages en Corée et aux États-Unis, sa méthode de travail, la scène où Sun Woo sort de terre, la scène finale, l’écriture du film, les scènes retirées de la director’s cut, J’ai rencontré le Diable, et les objets qu’il offre à la Cinémathèque. Une masterclass riche, passionnante et surtout très amusante, portée par l’humour communicatif du cinéaste.
Conditions du test
- TV 4K UHD Sony Bravia KD49XF7077SAEP
- Lecteur Blu-ray Samsung 4K UHD UBD-M8500
- Ampli Yamaha 4K UHD YHT-1840
Synopsis
Un chef de gang soupçonne sa petite amie Hee Su d’avoir une liaison avec un autre homme. Il demande à son bras droit, Sun Woo, de la suivre, avec l’ordre de les tuer tous les deux s’il les surprend ensemble.
Le film
Découvrez une analyse du film par la chaine Youtube Métaphore-moi ça :
