La chanson du jour: « Spring Haze » de Tori Amos

Une nouvelle rubrique quotidienne où je posterai la chanson qui me trotte dans la tête ce jour-là!

« Spring Haze », extraite de l’album To Venus and Back (1999) de Tori Amos est une chanson d’une grande intensité, sombre et passionnée à la fois, avec un
piano génial qui passe d’un rythme calme, faussement apaisé, à un déferlement digne des eaux auxquelles tente d’échapper la protagoniste de la chanson. La performance ci-dessus est issue du
concert que l’artiste a donné à Hartford, aux Etats-Unis, en 2005. Filmé depuis le public mais le son et l’image sont excellents pour une interprétation géniale.

 

Comme j’aime beaucoup les paroles, je vous en propose la traduction ci-dessous… en attendant mon site sur Tori, d’ici début 2011, où il y aura les traductions de toutes ses
chansons. C’est moi qui ait traduit les paroles. Merci de ne pas l’utiliser sur votre site sans m’en avertir ou sans au moins me citer.

 

Eh bien je sais que ce n’est qu’une brume printanière
mais je n’aime pas trop la manière dont elle se présente
Et si les présages sont un don de Dieu comme les hommes
déferlant
Je suis certaine que ces nuages vont quelque part
qu’ils ondulent quelque part

Dans un seul engin Cessna [petit avion]
tu dis « nous n’arriverons jamais là-bas»
Alors tout ce que nous faisons c’est tourner autour

hé oh, vas-y, sur mon chemin
invisible, ce désir éternel
hé oh, il reste du chemin à faire
pour que je mouille
attendant dimanche pour me noyer
hé oh, il reste du chemin à faire
attendant dimanche
attendant dimanche pour atterrir
hé oh, il reste du chemin à faire
attendant dimanche
attendant dimanche pour me noyer

Alors je sais que ce n’est qu’une brume printanière
mais je n’aime pas trop la manière dont elle se présente
Mais tout ce que nous faisons est tourner autour
Et j’ai découvert où se trouvait ma limite
et elle saigne là où tu lui résiste

Et la seule manière que j’ai pour m’en sortir
est de plonger
le plus loin possible à l’intérieur
Ondulant quelque part
Ondulant, Luna Riviera
Ondulant quelque part

hé oh, vas-y, sur mon chemin
invisible, ce désir éternel
vas-y, alors si je mouille vraiment
attendant dimanche pour me noyer
attendant dimanche pour me noyer

Pourquoi faut-il toujours que cela finisse ainsi?
Pourquoi faut-il toujours que cela finisse ainsi?
Pourquoi faut-il toujours que cela finisse ainsi?

hé oh, vas-y, sur mon chemin
invisible, ce désir éternel
vas-y, il reste du chemin à faire
pour que je mouille
attendant dimanche pour me noyer
hé oh, attendant
attendant dimanche pour atterrir
hé oh, attendant
attendant dimanche
attendant dimanche pour me noyer
attendant dimanche pour me noyer

attendant dimanche
attendant dimanche pour atterrir
hé oh, alors si je mouille vraiment
J’attends dimanche pour me noyer

Pistes pour la compréhension de la chanson:

1/ il ne faut jamais (ou presque) prendre les paroles de Tori Amos au sens littéral du terme. Ici, le thème du crash sert de métaphore. John John Kennedy venait
de périr dans un accident d’avion (un Cessna) avec sa femme à cause d’un  brouillard matinal en plein été.

2/ Un des thèmes centraux de son oeuvre concerne la condition féminine et plus particulièrement le désir féminin et les relations où les femmes se laissent dominer par leur partenaire par honte/
conditionnement patriarcal.

Cécile Desbrun

Cécile Desbrun est une journaliste culturelle spécialisée dans le cinéma, la musique et l'image de la femme dans la culture. Elle créée Culturellement Vôtre en 2009 et écrit parallèlement pour plusieurs publications en ligne. Elle achève actuellement l'écriture d'un livre sur la femme fatale dans l'oeuvre de David Lynch et est la créatrice du site Tori's Maze, dédié à l'artiste américaine Tori Amos, sur laquelle elle mène un travail de recherche approfondi.
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