[Critique] One Piece Gold : OAV de haut niveau pour une licence culte

image affiche one piece goldCaractéristiques

  • Réalisateur : Hiroaki Miyamoto
  • Avec : Hikari Mitsushima, Mayumi Tanaka, Akemi Okamura
  • Distributeur : KMBO
  • Genre : Dessin animé, Aventure, Action
  • Durée : 120 minutes
  • Sortie : 2 novembre 2016

Critique

Dans le genre gros phénomène culturel, la licence One Piece se pose là, comme un pachyderme dans une cage à oiseaux. On ne vous fera pas ici l’éloge complète de la série (même si l’auteur de ces lignes en brûle d’envie, mais cela mérite un dossier dédié), cependant il suffit se savoir que ce shonen a vendu plus de mangas que Dragon Ball Z à travers le monde pour comprendre l’étendue de la passion que provoque l’œuvre d’Eiichiro Oda. Véritable raz-de-marée depuis 1997, dépassant les 80 volumes et approchant des 800 épisodes, voilà que cette licence revient pour la treizième fois dans un OAV qui, par bonheur, atteint nos salles obscures françaises. One Piece Gold débarque et, qu’on se le dise, les fans de Luffy et sa bande vont tout simplement adorer…

Dans sa quête du One Piece, l’équipage au Chapeau de Paille arrive sur Grantesoro, capitale mondiale du divertissement, où les hommes fortunés viennent jouer au casino et assister aux spectacles les plus grandioses. Grantesoro est un sanctuaire imprenable contrôlé par l’Empereur de l’Or, Gild Tesoro. Même la Marine ne peut y intervenir. Mais Luffy et ses compagnons vont vite découvrir l’effrayante face cachée de cette ville et devront risquer leurs vies pour tenter de s’en échapper.

L’extase de l’or

Il faut appuyer sur ce qui est un fait absolument indéniable : la sortie de One Piece Gold est un cadeau exceptionnel adressé à tous les fans de la série. Et seulement à eux par ailleurs. Pas du tout une porte d’entrée pour les nouveaux venus (pour eux, on leur conseille de commencer… par le commencement), cet OAV ne s’arrête jamais pour prendre de quelconques pincettes. Si pour vous le nom de « Chapeau de paille » ne vous dit rien, et si l’apparence de Luffy ne vous dit rien, alors vous feriez mieux de passer votre chemin. Par contre, si vous suivez les aventures de ce galion et de celui qui cherche à devenir roi des pirates, alors bienvenue au paradis. Et celui-ci prend la forme de Grantesoro, ville de tous les plaisirs, des jeux et des récompenses mais, on va le voir, surtout le territoire d’un certain vice…

One Piece Gold ne tente pas de faire dans la dentelle. Placé entre deux arcs (Dressrosa et Zo), le film cherche à créer l’émerveillement basé sur la cupidité, et le retourner à son public dans un message d’humilité plutôt sympa même si un peu téléphoné. Mais le plaisir ne se situe pas spécialement dans le fondamental, même si l’on apprécie que le réalisateur Hiroaki Miyamoto (qui a beaucoup travaillé sur l’animé) se soit donné la peine d’en proposer un. Non, là où regarder One Piece Gold devient carrément indispensable pour tout fan de la série qui se respecte, c’est pour son grand respect des qualités de la licence. Le pitch donne à voir bien des situations savoureuses, Luffy, Sanji, Nami et les autres auront tous leur moment de gloire grâce à un récit qui ne perd pas son temps (même si sa durée de deux heures peut surprendre) et contente autant les amateurs de l’humour made in One Piece que celles et ceux qui apprécient aussi la grande énergie qui se dégage de ses combats.

Un OAV indispensable pour les fans de One Piece

image one piece gold

Grande réussite de One Piece Gold, la ville de Grantesoro émerveille autant par son design complètement fou que par les âmes qui l’habitent. Et, plus précisément, son big boss : Gild Tesoro, l’un des pires ennemis que Luffy aura subi en travers de son chemin vers le trésor légendaire. Pas spécialement le plus charismatique des grands vilain, d’ailleurs on aurait aimé un background plus développé que dans un flash back, mais en terme de puissance de frappe il se pose là. Surpuissant depuis sa prise d’un des fameux Fruit du démon, et certainement l’un des plus juteux vu les effets qu’il provoque, il sera à la hauteur dans un dernier acte survitaminé, dans la grande tradition de One Piece. D’autres personnages maléfiques interviennent aussi, et sans en dire un mot de plus sachez que l’intrigue réserve son lot de retournements de situations…

One Piece Gold au cinéma, c’est un plaisir qui ne se refuse pas. Si vous êtes familier à l’univers, il s’agit clairement d’un indispensable de cette fin d’année dans les salles obscures, qui à défaut de réellement développer l’univers s’en sert à la perfection pour tisser une histoire captivante et bourrée de grands moments. On est clairement devant un exemple d’OAV pris très au sérieux, d’ailleurs la participation du mangaka Eiichiro Oda, notamment dans le (magnifique) design des nouveaux personnages, est fait pour nous l’assurer. One Piece Gold cartonne exactement là où on l’attend, pour un résultat délicieusement « fan service », intense, très bien mis en musique (ah, cette touche jazzy), et plein de cet humour atypique. Un must pour qui suit les aventures de ces pirates hors du commun…

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015 en tant que co-rédacteur en chef. Manque clairement de sommeil.
Mickaël Barbato
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