[Test – Playstation 4] Skyrim Special Edition : une légende bonifiée

image test skyrim edition specialeCaractéristiques

  • Test effectué sur : Playstation 4
  • Genre : RPG
  • Éditeur : Bethesda
  • Développeur : Bethesda
  • Sortie France : 28 octobre 2016

Test

Ah, The Elder Scrolls. Peu de licences peuvent se targuer d’une aussi belle réputation que celle de cette série de jeux de rôle qui, depuis des années (la toute première itération remonte à 1994), créée l’événement chez les gamers adeptes de ce genre. Bien entendu, certains épisodes ont plus plu que d’autres, on pensera évidemment à Daggerfall et Morrwind, et il est incontestable que Skyrim fait partie de ceux-ci. On se souvient toutes et tous de sa sortie initiale du soft, en 2011, qui a marqué de son emprunte l’univers vidéoludique à grands coups de memes notamment (la flèche, le genou…), et aujourd’hui Bethesda nous sort ce qui pourrait bien être une version ultime, Skyrim : Special Edition.

Histoire : 5/5

Le retour à Bordeciel s’accompagne d’une véritable prise de conscience : le jeu original était bel et bien une énorme réussite scénaristique. Skyrim : Special Edition garde évidemment toute la force de la trame principale : vous êtes un prisonnier évadé de justesse d’une mort certaine, qui va s’avérer être aussi le Dovahkiin (ou « Fils de Dragon », dans l’univers de Tamriel). Une quête initiatique donc, dans la plus grande tradition des The Elder Scrolls, qui se noie évidemment dans un récit global qui redouble de quêtes annexes. Les amateurs de RPG occidentaux ne pourront, d’ailleurs, qu’avoir le souffle coupé devant un tel relief, et ce même s’ils reviennent sur le jeu quelques cinq années après la sortie initiale. Chaque village a son histoire, chaque PNJ a son lot de détails à apporter, chaque balade est l’occasion de découvertes. Et si l’écriture des quêtes annexes est inégale, certaines étant plus gâtées que d’autres, l’ensemble créé un sentiment toujours aussi agréable chez le jouer : celui de ne faire qu’un avec le contenu du jeu, de se voir plongé parmi les habitants et le bestiaire de Bordeciel.

Côté contenu rajoutant du scénario au jeu d’origine, Skyrim : Special Edition propose tous les DLC : Dawnguar, Hearthfire et Dragonborn. Le premier rajoute de quoi se prendre pour un soldat de la Garde de l’Aube, pour une chasse aux vampires sympathique mais un peu courte. En tout cas, on apprécie le choix qu’il impose aux joueurs (qui aura une grosse incidence sur Bordeciel), et l’ajout notamment de dragons aquatiques. Le deuxième est peut-être l’ajout le plus mitigé, permettant l’achat de terres et la construction d’une maisonnée, ainsi que la possibilité de fonder une famille. C’est certes une option assez indispensable pour qui veut un trip jeu de rôle jusqu’au-boutiste, mais on attendait un peu plus de difficulté. Quant au troisième, on est clairement dans du DLC de belle qualité, qui rajoute carrément une île entière (Solstheim, que celles et ceux qui ont joué à Morrowind connaissent bien) et une grosse tripotée de quêtes annexes. De quoi faire, donc.

Gameplay : 4/5

image jeu skyrim special edition

La question que l’on se pose, en retouchant à Skyrim : Special Edition, est « le jeu a-t-il vieilli en cinq ans ? ». La réponse est largement négative : le soft reste ce jeu de rôle hyper carré, que ce soit dans les déplacements, la gestion des dialogue et, bien évidemment de l’expérience du personnage. Avec sa maestria habituelle, Bethesda permet aux joueurs de prendre contact avec son avatar au cours d’une séquence d’ouverture pensée pour cela, et on en sort avec une grande partie des règles de base côté mouvements. Petit élément qui n’a pas changé, et d’ailleurs on n’attendait pas que ce soit le cas : la vue à la troisième personne est toujours en-dessous de celle à la première. Et tant mieux : un The Elder Scrolls ça se vit en vue subjective, qu’on se le dise !

Après cette entrée en matière, on doit se refaire au système d’évolution de Skyrim : Special Edition. Si l’on trouve l’interface loin d’être aussi inconfortable que ce que certains ont pu prétendre, écrivons que le temps de la précision d’un Morrowind nous manque tout de même un peu. Mais on se fait tout de même très bien à cette nouvelle philosophie, qui retire de l’importance à notre classe au profit d’une grande liberté de choix. Il est aussi amusant de se ré-apercevoir du progrès effectué dans la gestion des combats, bien moins permissifs qu’auparavant, ou encore dans l’équilibrage des ennemis plus convaincant : cet épisode est clairement celui qui apporte un de meilleurs conforts de jeu. On pourra toujours un peu s’énerver de cet inventaire pas très aisé à prendre en main, mais finalement cela reste relatif.

A tout cela, on ajoute l’un des contenus les plus attendus de Skyrim : Special Edition, les mods. Après tergiversions et imprécisions quant à leurs présences, les joueurs sur Playstation 4 et XBox One peuvent donc avoir accès à tout ce contenu additionnel créé par la fanbase. Évidemment, toute la matière disponible sur PC ne l’est pas sur consoles, et on a droit à une sélection bien cadrée, histoire de ne pas faire fondre nos machines de salon. Pour le moment, écrivons que ces ajouts sont inégaux, certains apportant de véritables qualités additionnelles, tandis que d’autres sont plus discutables. Dans tous les cas, la plateforme mis à disposition par Bethesda est un exemple de clarté : en un coup d’œil on sait exactement ce que le petit téléchargement nous apportera. Annonçons ici que nous vous concoctons, dans un futur plus ou moins proche, un article sous forme de guide pour ces mods…

Technique et ambiance sonore : 4/5

image screenshot skyrim special edition

On le sait, cette année a vu éclore pas mal de versions « remastered » qui auront pu un peu décevoir côté améliorations techniques. Ce n’est pas le cas de Skyrim : Special Edition qui sera sans aucun doute considéré comme le meilleur remaster à ce jour (Ratchet & Clank étant plus considéré comme un reboot). Les jeux de lumière sont bien plus convaincant, les textures ont été retravaillées, le rendu des éléments (l’eau et le feu en particulier) fait beaucoup plus « current gen ». Il est seulement dommage que les animations des personnages soient restées inchangées, même si l’on s’en contente largement. Autre satisfaction : les visages, plus détaillés, offrent de meilleurs émotions.

Côté musique et effets sonores, aucun changements n’est à attendre de Skyrim : Special Edition et pour cause : c’était déjà à un niveau purement monstrueux. Les partitions de Jeremy Soule, dont l’énorme thème principal, sont déjà rentrées au Panthéon des meilleurs OST de jeux vidéo de tous les temps, et on est toujours impressionné par le gros travail effectué sur l’acting. Errer en Bordeciel est un plaisir auditif de tous les instants.

Durée de vie : 5/5

Gigantesque, bien évidemment. Pour terminer à 100% Skyrim : Special Edition, c’est en centaines d’heures qu’il va falloir compter. Le contenu de base est déjà faramineux, mais avec les DLC et les mods, on peut avancer qu’on est là face à une des (la ?) expériences les plus longues jouées sur consoles. Pour vous faire une idée, on avait passé 400 heures sur le jeu original, ici on peut donc en rajouter une centaine…

Note finale : 18/20

Dire que l’on attendait ce remaster serait exagéré, seulement cinq années nous séparent de la sortie du jeu original. Seulement, et comme assez souvent il faut le souligner, c’est alors que l’intérêt n’était pas gigantesque que l’on s’est pris un bon taquet des familles. Skyrim : Special Edition fait mentir celles et ceux qui ne voient en les remasters qu’une expérience mercantile. C’est bien simple, le Skyrim de base est bonifié par cette version, qui apporte assez de modifications techniques pour être considérée comme plus belle, mais aussi comme proposant assez de nouveautés côté contenu pour être un prétexte à la rechute en Tamriel. L’aura du Dovahkiin n’aura jamais été aussi rayonnante, et dorénavant on ne peut qu’espérer une compilation pour les autres The Elder Scrolls

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015 en tant que co-rédacteur en chef. Manque clairement de sommeil.
Mickaël Barbato
/10

Réactions (31)

  1. « Un The Elder Scrolls ça se vit en vue subjective, qu’on se le dise ! »

    A quoi bon s’emmerder à créer son personnage alors ?

    Illogique comme dirait un certain vulcain.

    1. On s’emmerde à bidouiller les stats et tout le tralala RPG, oui. Mais l’avatar en lui-même, on s’en cogne un peu, non ?
      Enfin, c’est comme ça que j’ai toujours perçu les TES ^^

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