[Test – Blu-Ray] USS Indianapolis – Mario Van Peebles

Caractéristiques

  • Réalisateur(s) : Mario Van Peebles
  • Avec : Nicolas Cage, Tom Sizemore, Thomas Jane, James Remar, Matt Lanter...
  • Editeur : Marco Polo Production
  • Date de sortie Blu-Ray : 7 Janvier 2017
  • Durée : 128 minutes
  • Acheter : Cliquez ici

Image : 3,5/5

Très beau master que nous avons là. Définition au top, sauf pour les scènes entièrement en CGI. Les couleurs sont belles, les contrastes bons et les noirs excellents. Il y a quelques saccades constatées, surtout dans les scènes entièrement en CGI justement.  Le débit image est très bon : 34,9 MBPS.

Son : 4,5/5

Les 2 pistes audio sont en DTS-HD Master Audio 5.1. Deux pistes excellentes, mixées avec soin : les dialogues sont clairs, les effets et la musique passent bien par les enceintes arrières, et le caisson de basse est bien utilisé. Sur la piste française, les dialogues sont davantage mis en avant. Le débit moyen son pour les deux pistes est bon: 3,4 MBPS.

Bonus : /

Aucun supplément n’est proposé.

Synopsis

Juillet 1945. Le navire USS Indianapolis, commandé par le Capitaine McVay, avec à son bord 1196 marins, doit livrer des composants de la bombe atomique. Sur le retour, la navire est torpillé par un sous-marin japonais et sombre dans l’Océan Pacifique en moins de 12 minutes. 300 marins périssent sur le coup. Le reste de l’équipage affronte, pendant plus de 5 jours, les attaques de requins, la déshydratation, la faim, les hallucinations et le désespoir. Seuls 317 survivants sont alors secourus. Le lendemain, Hiroshima est bombardée. 10 jours plus tard, la Seconde Guerre mondiale prend fin. En novembre, le capitaine McVay est envoyé devant la cour martiale.

blu ray uss indianapolis

Le film

L’histoire de l’USS Indianapolis n’avait jamais été racontée au cinéma, et pourtant, il s’agit du naufrage le plus meurtrier de la marine militaire à ce jour. Ce croiseur avait pour mission secrète d’apporter des composants importants des deux bombes atomiques, qui seront larguées sur Hiroshima et Nagazaki, à la base américaine de Trinian. De retour de leur mission, le croiseur se fait torpiller par un sous-marin japonais. Il coule en douze minutes. Sur 1197 membres d’équipages, seuls 317 survivront.

Le film s’ouvre par l’attaque du croiseur par des avions japonais, et déjà, on sent que les choses s’annoncent mal. Les effets spéciaux sont dignes d’un Sharknado, on n’y croit pas une seule seconde. Nous faisons ensuite connaissance avec quelques personnages de l’équipage, comme le capitaine McVay, Bama ou D’Antonio, une partie plutôt efficace et rythmée. Pour le reste, c’est plus compliqué. Dès qu’on arrive sur le croiseur (qui devient bizarrement un battleship), les invraisemblances scénaristiques et de mise en scène se multiplient. Comme cette scène où le croiseur s’arrête subitement après avoir été torpillé, alors que les hélices tournent encore au moment où le bateau se lève. Ou encore le capitaine qui annonce qu’ils naviguent dans le brouillard, alors qu’on voit clairement que le ciel est clair sur un plan extérieur du bateau, et j’en passe. Des anachronismes sont également à déplorer, comme la photo d’un grand requin blanc prise sous l’eau sur papier glacé dans un journal… De plus, pour combler le manque évident de moyens, tous les extérieurs du bateau sont tournés en contre-plongée ou vers le croiseur, afin qu’on ne voit pas qu’il ne navigue pas. On ne compte pas non plus le nombre de faux raccords tellement grossiers que le spectateur sort régulièrement du film. Et que dire du jeu des acteurs ! Nicolas Cage est en roue libre, Tom Sizemore ne s’en sort pas mieux. La performance de Matt Lanter est un peu au-dessus, et son personnage est finalement celui auquel on pourrait le plus s’attacher.

uss indianapolis image

C’est bien dommage car malgré tout, le film avait du potentiel : ne pas finir sur le naufrage et montrer le procès qu’il y eut après est une bonne idée, par exemple. Malheureusement, cette dernière partie est expédiée, et il aurait été sans doute plus intéressant de commencer le film par le procès, à travers les témoignages des survivants. La musique de Laurent Eyquem constitue également un bon point. Elle donne le ton et arrive presque à sauver le film. Les décors (à part le bateau) et les costumes restituent bien l’époque.

Pour le reste, comme nous l’avons vu, la mise en scène de Mario Van Peebles est désastreuse et les CGI, dignes d’un téléfilm de Sy-Fy nous sortent complètement du film.

USS Indianapolis est donc un échec artistique sur presque toute la ligne. Au vu de l’histoire, le film aurait mérité un meilleur budget afin d’honorer aux mieux les personnes disparues durant ce tragique événement.

 

Guillaume Creis

Guillaume Creis

Adore le cinéma en général , que ce soit lesgros blockbusters ou les plus petits films .les séries TVet les jeux vidéo.
Guillaume Creis
3/10

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