[Test – Blu-Ray] Don’t Breathe : La maison des ténèbres — Fede Alvarez

Caractéristiques

  • Titre original : Don't Breathe
  • Réalisateur(s) : Fede Alvarez
  • Avec : Stephen Lang, Jane Levy, Dylan Minnette, Daniel Zovatto, Emma Bercovici
  • Editeur : Sony Pictures Home Entertainment
  • Date de sortie Blu-Ray : 15 Février 2017
  • Date de sortie originale en salles : 5 Octobre 2016
  • Durée : 88 minutes
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Image : 4,5/5

Excellent master de Sony, tourné en numérique (Arri Alexa Plus), la définition est au top, tout en laissant un grain qui « salit » l’image pour donner une sombre ambiance. Les contrastes et noirs sont excellents (la scène dans le noir total est une pure merveille), la colorimétrie sympathique. Le format 2.40:1 permet un bon rendu des décors extérieurs sur les plans larges, tout en restant proche des acteurs durant le film. On remarquera une légère saccade, mais rien de grave. Le débit moyen image est bon : 26,2 MBPS.

Son : 4,5/5

Les pistes françaises et anglaises sont toutes deux en DTS-HD Master Audio 5.1. Les dialogues sont clairs et passent bien par l’enceinte centrale. Les sons d’ambiance et la musique passent par les enceintes latérales, avec un excellent mixage sonore qui permet une totale immersion dans le film (préparez-vous à sauter de votre canapé). Le caisson de basse est extrêmement bien utilisé. Le volume des dialogues, sur la piste française, est légèrement plus bas que sur la piste anglaise. Le débit moyen de la piste anglaise est bon : 3,8 MBPS. Il est correct sur la piste française : 3,1 MBPS.

Bonus : 2/5

  • Commentaires avec Fede Alvarez, Rodo Sayagues et Stephen Lang
  • Pas d’échappatoire
  • L’homme dans le noir
  • Rencontrez les acteurs
  • Créer la maison effrayante
  • Les sons de l’horreur
  • Scènes coupées

Commençons par les scènes coupées. Dans la première, nous voyons l’Aveugle faire du jardinage. Rien de bien intéressant. La seconde voit Rocky fredonner une chanson sur une coccinelle alors que les 3 jeunes sont en voiture. Là encore, la scène n’apporte rien. Dans la troisième, Alex est chez lui dans sa chambre, après avoir refusé de participer au coup, et son père arrive pour discuter avec lui. Nous comprenons alors les motivations du personnage, qui le poussent à faire des cambriolages. Cette scène aurait mérité d’être dans le film. Dans la quatrième, Rocky et Alex déjeunent, lorsque Rocky vole le pourboire d’une serveuse. Alex lui dit que ce n’est pas bien, mais Rocky apporte une explication. Là encore, rien de bien mémorable.

La cinquième séquence est une version longue de la scène entre Rocky et l’Aveugle, quand elle est emprisonnée. On en apprend plus sur l’accident de la fille de l’Aveugle. Les quelques lignes de dialogue en plus auraient mérité d’être dans le film, car elles nous en apprennent un peu plus sur la psychologie de l’Aveugle. Dans la sixième, Alex, après s’est fait tabasser, appelle son père et lui avoue que c’est lui qui cambriolait les maisons grâce à ses clés et les codes. La scène avec son père ayant été supprimée, il est logique que celle-ci le soit aussi. Dans la septième, l’Aveugle parle de Dieu juste avant d’essayer d’inséminer Rocky. Là encore, la scène est intéressante du point de vue de la psychologie de l’Aveugle. Dans la dernière, Rocky et Alex, qui vient juste de délivrer cette dernière et de mettre K.O. l’Aveugle, décident de partir de la maison quand Rocky convainc Alex de revenir pour prendre l’argent.

Du côté des vidéos autour du film Pas d’échappatoire se présente comme un module de deux minutes autour du look et du style du film, avec des interventions de de l’équipe. Trop promotionnel et bien trop court pour retenir l’attention. L’homme dans le noir est un bonus de trois minutes sur le personnage de l’Aveugle. Intéressant, mais, là encore, trop court. Même constat pour le bonus de quatre minutes Rencontrez les acteurs, où ces derniers parlent de leurs personnages, mais aussi pour Créer la maison effrayante (4 minutes), qui revient sur le design de la maison. Enfin, Les sons de l’horreur est un bonus de 1 minute sur la conception des sons du film. Un supplément véritablement intéressant, mais qui aurait mérité d’être plus long.

Synopsis

Pour échapper à la violence de sa mère et sauver sa jeune sœur d’une existence sans avenir, Rocky est prête à tout. Avec ses amis Alex et Money, elle a déjà commis quelques cambriolages, mais rien qui leur rapporte assez pour enfin quitter Détroit. Lorsque le trio entend parler d’un aveugle qui vit en solitaire et garde chez lui une petite fortune, ils préparent ce qu’ils pensent être leur ultime coup. Mais leur victime va se révéler bien plus effrayante, et surtout bien plus dangereuse que ce à quoi ils s’attendaient…

image don't breeath

Le film

Après le remake/reboot de Evil Dead, sorti en 2013, Fede Alvarez revient avec un nouveau film, Don’t Breathe, sous-titré La Maison des Ténèbres. Le film raconte l’histoire de trois jeunes qui font des cambriolages dans le but de réunir assez d’argent pour aller vivre en Californie. Pour leur dernier coup, ils décident de cambrioler la maison d’un aveugle dans laquelle il y aurait, au moins, trois cent mille dollars cash. Une mission facile, mais qui va se révéler plus compliquée que prévu.

Le métrage joue sur deux tableaux. Le premier, faire des trois jeunes « les méchants » de l’histoire, qui cambriolent un homme infirme, donc sans défense. Sauf que le retournement de situation rend le second tableau plus intéressant, puisque l’on réalise qu’il n’y a pas vraiment de gentil ou de méchant dans l’histoire. Chaque personnage a son propre but et est prêt à tout pour l’atteindre. Ce qui donne de très bons moments de tension, surtout la scène complètement dans le noir qui en fera sursauter plus d’un. On notera d’ailleurs que le film se repose assez peu sur les jump scares, ce qui est plaisant. Le réalisateur les utilise surtout afin de détourner l’attention du spectateur ou bien au moment de certaines révélations. Le but principal du film est de faire monter la tension, ce qu’il parvient parfaitement à faire. On regrette cependant, côté scénario, que les personnages ne soient pas plus développés que ça, à l’exception du personnage de Rocky, et celui de l’Aveugle dans une moindre mesure. Les personnages de Money et d’Alex sont en revanche complètement sous-développés. Pour le premier, cela est assez peu gênant, mais le fait de faire du second un simple amoureux transit apparaît en contradiction avec le personnage, dont on découvre les véritables motivations au détour des scènes coupées. Voilà un choix de montage bien malheureux pour le coup.

don't breath image

Fede Alvarez maîtrise son univers, qu’il s’agisse de la conception de la maison, de ses dangers ou encore de la mise en place de l’ambiance, qui reste parfaite durant les 1h28 que dure le film. Il sait doser le rythme, la tension et les jumps scares. Sa réalisation trouve toute son efficacité dans la scène dans le noir complet qui fera battre votre cœur à cent mille à l’heure. Outre un soin véritable apporté à l’image, il faut aussi saluer le travail sur le son, où chaque respiration, craquement de plancher ou léger petit bruit est savamment distillé pour faire monter la tension.

Concernant les acteurs, Stephen Lang se révèle parfaitement crédible en aveugle, ancien militaire au passé trouble. Il sait jouer de sa carrure et de sa gestuelle pour apparaître le plus menaçant possible. Jena Levy s’en tire quant à elle plutôt bien dans le rôle de Rocky. Elle sait nuancer avec à propos certaines réactions de son personnage, prêt à tout pour s’enfuir de sa vie actuelle. On regrette cependant que Daniel Zovatto surjoue complètement le personnage de Money, tandis que Dylan Minnette, se révèle mono expressif au possible d’un bout à l’autre dans le rôle d’Alex.

Don’t Breathe : La maison des ténèbres, se révèle donc un thriller horrifique efficace, dynamique et maîtrisé, où les rapports de force s’inversent durant tout le film. La tension ne faiblit jamais et promet ainsi aux spectateurs de frémir sur leurs sièges.

 

Guillaume Creis

Guillaume Creis

Adore le cinéma en général , que ce soit lesgros blockbusters ou les plus petits films .les séries TVet les jeux vidéo.
Guillaume Creis

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