[Critique] Power Rangers : un reboot à moitié réussi

Caractéristiques

  • Réalisateur(s) : Dean Israelite
  • Avec : Dacre Montgomery, RJ Cyler, Naomi Scott, Becky G, Ludi Lin, Elizabeth Banks, Bryan Cranston.....
  • Distributeur : Metropolitan Filmexport
  • Genre : Action, Aventure, Science Fiction
  • Nationalité : Américain
  • Durée : 124 minutes
  • Date de sortie : 5 avril 2017

Critique

Projet particulièrement curieux, Power Rangers a réussi à créer le buzz ces derniers mois. Alors que Lionsgate a d’ores et déjà annoncé 5 autres films, le premier arrive sur nos écrans dans quelques jours.

Il y a 65 millions d’années, Zordon et son équipe de Rangers sont trahis par l’un des leurs, Rita Repulsa. Alors que Zordon se sacrifie et arrive à enterrer les médaillons de pouvoir, Rita, elle, meurt et tombe dans l’océan.  De nos jours, cinq adolescents découvrent les médaillons et vont voir leurs vies changées.

image power rangers dean israelite

Si Power Rangers est réussi sur plusieurs plans, certaines choses laissent à désirer. Commençons tout d’abord par ce qui marche dans le film. La présentation des personnages s’avère efficace, qu’il s’agisse de l’introduction de Zordon et Rita ou bien celle des cinq adolescents. Ces derniers ont tous des problèmes, aussi bien le footballeur star qui gâche sa carrière après une blague douteuse, une afro-américaine autiste, une pom-pom girl qui s’est mise à dos tout ses amis, un jeune dont la mère est gravement malade ou encore une adolescente qui se cherche sexuellement. Le film suit le schéma d’une origin story: introduction des personnages, découverte des pouvoirs, entraînement et combat. Si l’on se concentre d’abord sur Jason, Kimberly et Billy qui sont rejoints plus tard par Zak et Trini, leur introduction et leurs déboires sont bien traités et l’on s’attache facilement aux personnages. Le film part donc sur de bonnes bases.

Cela continue avec la découverte de leurs pouvoirs (cette fois ils en ont sans être en Rangers), qui permet aux jeunes d’être un groupe, à défaut d’une équipe. Le film doit donc passer par certaines étapes pour qu’enfin nous voyons les Rangers dans leurs costumes. Tout cela est maîtrisé et, si le film cherche à avoir un fond “sérieux”, il n’est pas dénué d’humour. Les répliques ou les gags font mouche (toujours dans les 3 premières parties), avec un rythme maîtrisé. De plus, on sent que l’alchimie entre les cinq jeunes acteurs est palpable, un plus pour un film tournant autour d’une bande de super-héros. La réalisation de Dean Israelite (Project Almanach) est plutôt pas mal et contient de bonnes idées, comme un plan-séquence dans une voiture, sans compter une utilisation des effets spéciaux plutôt intelligente.

image power rangers dean israelite

Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et dans le dernier quart du film, cela devient un peu n’importe quoi. Alors que l’équipe de cinq a enfin ses costumes et ses Zords (leurs origines sont aussi dévoilées), le film passe de sérieux avec quelques gags parsemés de-ci de-là à l’inverse. Un renversement complètement incompréhensible. On a l’impression de découvrir un nouveau film. Si les scènes d’action sont lisibles (pas de shaky cam) et emmenées par des effets spéciaux plutôt réussis, voir les Rangers s’éclater alors qu’ils doivent sauver leur ville et le monde, tandis que dans les trois premiers quart du film ils sont tout à fait sérieux,  rend le film limite stupide et gâche tout le travail effectué plus tôt. Le summum étant l’utilisation du célèbre thème “Go Go Power Rangers” balancé n’importe comment.

On regrette aussi quelques trous scénaristiques éparpillés un peu dans tout le récit (comment les Rangers font pour rentrer chez eux après l’accident ? Comment réagit la mère de Billy après la destruction de sa voiture, etc.)

image power rangers dacre montgomery

Alors oui, les fans seront sûrement satisfaits, puisque la mythologie est respectée et qu’on en apprend plus sur l’origine des Rangers, Zordon et Rita. De plus, on a droit à des caméos d’anciens Rangers et les fans apprécieront de découvrir une scène bonus durant le générique de fin. Mais cela est-il suffisant ? Pas sûr.

Côté acteurs, les cinq jeunes (Dacre Montgomery, RJ Cyler, Naomi Scott, Becky G et Ludi Lin) s’en sortent plutôt bien, même s’ils semblent bien plus âgés que des lycéens. L’alchimie entre les membres du groupe fonctionne bien. Elizabeth Banks, qui incarne Rita Repulsa, surjoue dans toutes ses scènes et Bryan Cranston, dans le rôle de Zordon, s’en sort honorablement durant son peu de temps de présence à l’écran, apportant même un peu de complexité au personnage.

Si Power Rangers s’avère plutôt efficace, drôle, attachant et réussi dans les trois premiers quart du film, à partir du moment où les Rangers ont leurs armures, le film bascule dans un divertissement à la limite de la stupidité.

Guillaume Creis

Guillaume Creis

Adore le cinéma en général , que ce soit lesgros blockbusters ou les plus petits films .les séries TVet les jeux vidéo.
Guillaume Creis
6/10

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