[Test – Blu-Ray] Le Fondateur – John Lee Hancock

Caractéristiques

  • Titre original : The Founder
  • Réalisateur(s) : John Lee Hancock
  • Avec : Michael Keaton, Nick Offerman, John Carroll Lynch, Linda Cardellini, Patrick Wilson, B.J. Novak et Laura Dern...
  • Editeur : EuropaCorp
  • Date de sortie Blu-Ray : 2 Juin 2017
  • Date de sortie originale en salles : 28 Décembre 2016
  • Durée : 115 minutes
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Image : 4/5

Le Fondateur a été tourné en numérique (Arri Alexa XT) et le master d’EuropaCorp s’avère plutôt bon, avec une bonne définition. Les couleurs sont éclatantes et retranscrivent parfaitement l’ambiance des années 50. La profondeur de champ bénéficie d’un bon rendu, tandis que les contrastes et noirs sont excellents. Le format 2.40:1 permet de profiter du film de très belle façon. On remarquera néanmoins quelques saccades, mais très peu au final. Le débit moyen image est correct : 24,9 MBPS

Son : 4/5

Les deux pistes sont en DTS-HD Master Audio 5.1. Très bien réparties, elles bénéficient d’un bon mixage sonore. Les dialogues sont clairs et les effets sonores, comme la musique, passent bien par les enceintes latérales et arrières. On regrettera cependant la sous-utilisation du caisson de basse. Le volume des dialogues dans la version française est légèrement plus haut que le volume des dialogues de sa consœur anglaise. La conséquence est que les dialogues de la version française passent légèrement au-dessus des effets sonores ambiants. Le débit moyen des deux pistes est très bon : 3,2 MBPS. On notera aussi qu’une piste audio-description est présente sur le Blu-Ray.

Bonus : 2/5

  • Entretien avec John Lee Hancock (1′)
  • Entretien avec Michael Keaton (8′)
  • Entretien avec John Caroll Lynch (4′)
  • Entretien avec Nick Offerman (7′)
  • Les Frères McDonald (4′)
  • La Construction du premier McDo (1′)
  • Les décors, un voyage dans le temps (7′)

On commence les bonus avec les entretien. Le premier avec le réalisateur John Lee Hancock, d’une durée d’une minute, est trop court pour être véritablement intéressant. Le second est un entretien avec Michael Keaton. D’une durée de 8 minutes, il se révèle passionnant car l’acteur se livre sur sa prestation, sa façon d’aborder le rôle et sa relation avec le réalisateur et les autres acteurs avec beaucoup de générosité. Le troisième entretien, avec l’acteur John Caroll Lynch, d’une durée de 4 minutes, s’avère un peu décevant. L’acteur nous raconte l’histoire des frères McDonald  sans pour autant nous dire comment il a abordé son rôle. Le dernier entretien, avec l’acteur Nick Offerman, d’une durée de 7 minutes, est intéressant. Non seulement l’acteur livre des anecdotes de tournage, mais il se révèle assez amusant. Les Frères McDonald est un bonus de 4 minutes revenant sur l’histoire des frères au travers d’extraits du film, mais aussi d’interviews des acteurs. Un module décevant puisqu’il réutilise des extraits des entretiens inclus sur le disque. La Construction du premier McDo est une vidéo d’1 minute qui montre, en accéléré, la construction du décor du « premier » restaurant McDonald. Les décors, un voyage dans le temps est un bonus de 7 minutes revenant quant à lui sur la reconstruction des restaurants de l’époque, et plus largement des années 50, via des images de making-of et une interview du chef décorateur. Très intéressant pour le coup.  Dommage qu’il n’y ait pas de vrai making-of du film, ce qui aurait été un plus pour ce Blu-Ray.

Synopsis

Dans les années 50, Ray Kroc rencontre les frères McDonald qui tiennent un restaurant de burgers en Californie. Bluffé par leur concept, Ray leur propose de franchiser la marque et va s’en emparer pour bâtir l’empire que l’on connaît aujourd’hui

Le film

Depuis quelques années, les biopics sont légion, il n’est donc pas étonnant de voir arriver sur nos écrans un film sur la construction de l’empire McDonald’s, plus précisément centré sur la personne qui a permis la naissance de cet empire : Ray Kroc. Réalisé par John Lee Hancock à qui l’ont doit le peu inspiré Dans l’ombre de Mary (autre biopic), est-ce que Le Fondateur réussira à s’élever parmi les meilleurs du genre ? Le Fondateur raconte l’histoire vraie de Ray Kroc, un vendeur de multimixeurs de milk-shakes. Il traverse les Etats-Unis  et passe de drive-in en restaurants, espérant conclure une vente, mais il est sur la pente descendante de sa carrière. C’est alors qu’on lui commande 8 multimixeurs. Se demandant bien qui pourrait en avoir autant besoin, il décide d’aller voir ce restaurant. Il découvre avec stupéfaction le système Speedee inventé par les deux frères McDonald, et les convainc de collaborer avec lui pour monter une franchise.

image john lee hancock le fondateur

Si l’histoire reste assez simple, elle est passionnante, et ce pour plusieurs raisons. La première est que l’on connaît tous la marque, mais que son histoire reste pour le moins méconnue du grand public. Découvrir comment s’est bâti l’empire est donc une vraie découverte, même si le solide scénario ne prend aucun risque dans la forme et reste très conventionnel. Comme dans de nombreux biopics (Ray, Walk the Line…), le scénariste Robert Siegel a privilégié une structure mettant en avant les hauts et les bas de ce parcours hors norme, en insistant sur la dimension de self-made man chérie des Américains. La seconde surprise, à notre époque où il suffit de tourner à n’importe quel coin de rue pour tomber sur un fast-food, est de voir la stupéfaction provoquée à l’époque par la découverte de ce type de restauration. L’histoire se déroulant dans les années 50, au temps des célèbres drive-in, le système Speedee fait office de révolution. Enfin, la mise en avant de la personnalité de Ray Kroc, un entrepreneur visionnaire et ambitieux qui ne reculera devant rien pour ériger  l’empire que l’ont connaît, fait partie des éléments d’intérêt cruciaux du film. Un personnage que seuls les USA pouvaient engendrer. Et pourtant, le réalisateur arrive à faire de son film une quasi-satire de cette époque révolutionnaire post-seconde guerre mondiale, où tout était permis. La réalisation de John Lee Hancock se révèle classique, voire assez conventionnelle, mais l’on retiendra en tout cas la minutie apportée à la reconstitution des années 50. Que ce soit dans les costumes ou les décors, tout est fait pour que l’on soit immergés dans cette époque. Le tout aidé par une photo de John Schwartzman recréant avec brio l’ambiance des fifties. Le montage insuffle quant à lui un bon rythme au film. Comme on en apprend beaucoup sur la construction de l’empire McDonald’s, on reste ainsi captivés durant 1h45.  Enfin, la musique de Carter Burwell (Dans la peau de John Malkovich, Twilight) sait rester discrète tout en étant fermement ancrée dans l’époque.

image michael keaton le fondateur

En ce qui concerne le casting, Michael Keaton, comme à son habitude, est excellent dans le rôle de Ray Kroc. Même s’il ne s’efface pas complètement derrière le personnage, il tient le film tout du long et son énergie déborde de l’écran, à l’image de l’ambition de son personnage. John Caroll Lynch, qui interprète Mac McDonald, l’un des deux frères, est lui aussi très bon, mais c’est surtout le duo qu’il forme avec Nick Offerman, qui interprète Dick McDonald, qui fait en sorte que la dynamique fonctionne. Leur alchimie est évidente et leur trio avec Michael Keaton se révèle tout à fait détonnant. On retiendra aussi la performance de Laura Dern (Big Little Lies, 99 Homes), dans le rôle d’Ethel Flemming, la femme de Ray Kroc, qui malgré son peu de temps à l’écran, fait preuve d’une belle justesse. Si vous êtes curieux d’apprendre l’histoire de l’empire McDonald’s, Le Fondateur remplit parfaitement le contrat. On ne s’ennuie pas une seconde grâce à la performance des acteurs et à la reconstitution minutieuse des années 50. De plus, l’histoire en elle-même est surprenante et constitue une bonne satire autour du Rêve Américain.

Guillaume Creis

Guillaume Creis

Adore le cinéma en général , que ce soit lesgros blockbusters ou les plus petits films .les séries TVet les jeux vidéo.
Guillaume Creis
6/10

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