[Test – Nintendo 3DS] Cooking Mama Sweet Shop : une sucrerie rafraîchissante

Caractéristiques

  • Développeur : Rising Star Games
  • Editeur : Office Create
  • Date de sortie : 26 mai 2017
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Introduction

Vous voulez prendre un petit coup de vieux, pour commencer ce test ? Cela fait quasiment onze ans que le tout premier Cooking Mama est sorti, Sur Nintendo DS. Si vous avez connu les riches années de cette portable (ndlr : après de longs premiers mois moroses, ceci dit), alors vous vous souvenez obligatoirement de ce phénomène casual, qui utilisait les fonctionnalités de la console afin de nous propulser dans la peau d’une cuisinière émérite. Aujourd’hui, on accueille une itération doublement spéciale, car Cooking Mama : Sweet Shop a la particularité de s’attaquer aux desserts bien gouleyants. Mais aussi, il s’agit du dernier épisode sur Nintendo 3DS. Alors, cette nouvelle version est-elle assez sucrée pour être une véritable caresse à nos sens éveillés ?

Histoire : /

Bien évidemment, Cooking Mama : Sweet Shop ne s’embarrasse pas d’un scénario, c’est une habitude pour la licence. La petite héroïne toute kawai doit débuter son activité de pâtissière, pérenniser sa petite boutique (ce qui est une première dans l’histoire de la série, c’est à souligner : Mama a finalement besoin d’argent !), et c’est tout. Cette absence de récit ne portant pas atteinte à la qualité du jeu, on remet les points en jeu dans le critère Gameplay.

Gameplay : 7/10

Le premier élément qui nous saute aux yeux, c’est la simplicité des différentes tâches à accomplir. Il ne fait aucun doute que la cible de Cooking Mama : Sweet Shop, les jeunes joueuses et joueurs, ont poussé le développeur Rising Star Games à penser leur approche en fonction de leur niveau. Ainsi, la difficulté n’étouffera absolument personne, et le challenge est pour ainsi dire sciemment absent. Une fois qu’on sait où l’on a mis les pieds, le jeu peut se dévoiler à nous. On fonce vers le menu Ma confiserie, et l’on découvre le principe, stylet en mains.

Cooking Mama : Sweet Shop demande aux pâtissiers en herbe de remplir les étalages de la boutique, et pour ce faire il va falloir mettre la main à la pâte. Le principe reste le même que dans les précédents jeux : vous êtes les mains de Mama, et il va falloir effectuer la recette du tout début jusqu’à la dernière touche finale purement décorative. Là où le concept se démarque (un peu) de ses prédécesseurs, c’est dans l’utilisation des particularités offertes par la Nintendo 3DS. Le tactile est mis à contribution, cela va sans dire, mais aussi la gyroscopie ou encore le micro (pour souffler dedans). Chaque étape de la confection est l’occasion de traduire, sommairement mais efficacement, un stade de la préparation. Casser des œufs, faire fondre le beurre, étaler la pâte à crêpe, garnir ces dernières et les plier, tout cela est traduit en gameplay.

Cooking Mama : Sweet Shop offre quelques petites features rigolotes, on pense à cette possibilité de prendre en photo, au sein du jeu, les plus belles des créations. Aussi, la gestion de la boutique offre quelques satisfactions, même si l’on aurait apprécié un approfondissement de ce qui est une véritable évolution pour la licence. En l’occurrence, la gestion qui vous demandera le plus de temps est celle de la décoration. Pâtissière donc, mais aussi véritable Valérie Damidot en puissance, puisqu’il va vous falloir faire preuve de bon goût. Pour cela, vous aurez à disposition diverses éléments, qui se débloqueront au fil de vos succès. Les clients n’en seront que plus attirés, tandis que l’un d’entre eux se démarquera par ses demandes plus pointues. Il s’agit d’une femme, véritable globe trotter du dessert, et combler ses demandes vous ouvrira les portes d’autres magasins, dispersés à travers le monde.

Technique et ambiance sonore : 3/5

Sans révolutionner quoi que ce soit, Cooking Mama : Sweet Shop nous livre un jeu bien fini, à la direction artistique pétillante même si déjà bien installée. On remarque que la série nous donne toujours autant faim, avec des représentations des desserts qui, il est fort à parier, va créer quelques fringales parmi les plus gourmands d’entre vous. La 3D, elle, est particulièrement inutile, vous pourrez très bien vous en passer (d’autant plus si vous jouez sur Nintendo 2DS), et vous préserver des maux de tête que cette feature devenue ringarde provoque (et toc). Bref, ça pétille de couleur, mais pas non plus à en donner la nausée : cela reste agréable d’un bout à l’autre. Côté musiques, le constat est à peu près identique, même si la répétition des thèmes peut fatiguer à la longue. Notons que le soft propose un doublage des voix en français, minimaliste quant à la somme des lignes dictées, mais pas désagréable.

Durée de vie : 2/5

Cooking Mama : Sweet Shop propose pas moins de 60 recettes, ce qui offre un nombre de mini-jeux (160, pour être précis) correct pour la licence. On aurait peut-être apprécié encore plus de modes, même si en l’état le soft propose assez de contenu que la cible du titre soit comblée. La rejouabilité, elle, est assez faible : on range le jeu une fois qu’on a débloqué tous les objets, obtenu toutes les médailles. Enfin, il est à signaler que Cooking Mama : Sweet Shop embarque un mode multijoueur, jouable jusqu’à quatre joueurs, et ce même si les bambins ne disposent que d’une seule cartouche.

Note finale : 12/20

Cooking Mama : Sweet Shop marque la fin de la licence sur Nintendo 3DS (on la retrouvera certainement ailleurs, ne vous inquiétez pas), avec un certain panache sucré. Il ne faut pas en attendre monts et merveilles, on reste dans du jeu casual bien calibré, sans aucune complication. On est clairement devant un soft conçu pour être picoré, et surtout pas « nolifé », au risque de faire le tour du contenu assez rapidement. Avec sa direction artistique mignonne comme tout, et son principe qui accrochera celles et ceux qui sont en recherche de divertissements simples, Cooking Mama : Sweet Shop pourra séduire.

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015 en tant que co-rédacteur en chef. Manque clairement de sommeil.
Mickaël Barbato
6/10

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