[Test – Playstation 4] Cladun Returns This Is Sengoku : un concept addictif

Caractéristiques

  • Test effectué sur :
  • Développeur : Nippon Ichi Software
  • Editeur : NIS America
  • Date de sortie : 9 juin 2017
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Introduction

La licence Cladun n’est pas née d’hier : il faut remonter à 2010, sur PSP (le bon temps des consoles portables…), pour en retrouver les origines. Cette série, développée par Nippon Ichi Software, s’inscrit dans le genre de l’action-RPG, et plus particulièrement du Donjon-RPG, qui demande au joueur de partir à l’abordage de ces lieux pleins de monstres, afin d’obtenir moult objets et points d’expériences. Cladun Returns : This Is Sengoku, qui nous intéresse aujourd’hui, est la troisième itération de cette licence, mais cette fois sa sortie se fait sur console de salon, Playstation 4 plus précisément. Alors, ce passage sur nos télés toutes plates est-il bénéfique ?

Histoire : 3/5

image playstation 4 cladun returns

Que l’on soit clair : l’histoire de Cladun Returns : This Is Sengoku n’est pas du genre à nous trotter en tête plus longtemps que nécessaire. Vous incarnez un personnage que vous devrez totalement inventer, de l’apparence jusqu’au nom, en passant par la classe. Vous vous réveillez dans un drôle d’endroit : Arcanus Cella, sorte d’antichambre où les âmes patientent avant leur réincarnation. C’est là que vous vous réveillez, tandis que votre corps est mort dans le monde des vivants, et le personnage se rend compte que certains ne pourront pas accéder à une nouvelle vie tant qu’ils n’auront pas atteint l’objectif qui était le leur, alors qu’ils respiraient encore. Ni une, ni deux, vous vous mettez en tête d’aider ces pauvres âmes perdues.

Le contexte historique est assez important dans Cladun Returns : This Is Sengoku. Comme le titre l’indique de manière fortement drôle et référencée, on prend la direction du Japon, et de son époque Sengoku. Pour les non initiés, on parle d’une séquence couvrant le quinzième et le seizième siècle, au cours desquels les intrigues furent pour le moins violentes. Des temps agités donc, et guerriers, idoines afin de justifier le concept. En effet, des âmes perdues en recherche de rédemption, ce n’est pas ça qui manque. Voilà pour le scénario, certes limité en terme d’ampleur mais tout à fait entraînant. Et c’est bien là tout ce qu’on lui demande, même si l’on regrette l’absence d’une localisation en français.

Gameplay : 4/5

image jeu cladun returns

Comme précisé en introduction, Cladun Returns : This Is Sengoku est un Donjon-RPG. Vous connaissez ce genre, qui vous propulse dans la peau d’un aventurier dont le but est d’aller au plus bas (ou au plus haut) d’un de ces fameux lieux maudits. Après avoir bien « construit » votre personnage, vous voilà à ses commandes. Le jeu est découpé en dix chapitres, au sein desquels vous devrez vous défaire de cinq donjons, le dernier de ceux-ci contenant l’antre d’un boss. Armé et dangereux, le joueur mener de véritables assauts, accompagné d’une équipe de vassaux. C’est là la première mécanique qui nous saute aux yeux : il va falloir faire attention au rôle de chaque classe, car leurs effets ne seront pas les mêmes à la place du Lord (le leader, pour faire simple), ou de vassal.

Les combats de Cladun Returns : This Is Sengoku sont hyper simples à prendre en mains, on sent bien que Nippon Ichi Software a surtout voulu privilégier la gestion des personnages. On frappe, on saute, et on court, c’est aussi simple que ça. On apprécie particulièrement le principe du Magic Circle, une feuille de route sur laquelle le joueur devra disposer diverses amélioration, récupérées à la sueur de vos pouces. Cela vous sera bien utile afin de vous acquitter de quêtes de plus en plus difficiles, dans un jeu dont le niveau est globalement assez élevé. On ne qualifiera pas Cladun Returns : This Is Sengoku de die and retry, loin de là, mais les donjons sont agencés afin de privilégier l’envie de ne pas abdiquer, même après un échec. Courts mais intenses, ces raids tiennent toutes leurs promesses : monstres aux mécaniques variées, mais aussi pièges bien fourbes, il va falloir rester sur vos gardes.

Il manque peut-être la feature qui fait toute la différence pour que le gameplay de Cladun Returns : This Is Sengoku soit pleinement satisfaisant, mais en l’état on le trouve accrocheur et addictif. Le besoin de monter en level nous pousse à se lancer à l’assaut des donjons « EX », dont la difficulté gagne encore en intensité, mais qui vous récompense en âmes et en points d’expériences beaucoup plus nombreux. Prise en mains quasi immédiate, mécaniques classiques mais efficaces : on adhère.

Technique : 3/5

image gameplay cladun returns

Cladun Returns : This Is Sengoku donne dans le rétro de bon goût. On n’a pas l’impression d’un hommage à l’époque 8/16 bits, mais plutôt d’une direction artistique motivée par un besoin de représentation. En effet, ces multiples pixels sont emprunts d’une véritable personnalité, justifiée par le besoin de situer le jeu dans une époque historique précise, et l’on reconnaît sans mal les différents ennemis. La 2D est maîtrisée de bout en bout, même si la définition est parfois un peu en difficulté, ce qui s’avère étrange par ailleurs. La musique, quant à elle, est dirigée par Toshimichi Isoe (Fairy Fencer F),  et si l’on apprécie l’énergie des différents thèmes on aurait peut-être aimé plus de sonorités qui s’inscrivent dans le cadre de l’époque Sengoku. Petite curiosité, sachez que vous pourrez personnaliser la musique, à l’aide d’une portée et de notes à placer. Sympathique.

Durée de vie : 4/5

image test cladun returns

La durée de vie de Cladun Returns : This Is Sengoku se compte en dizaine d’heures, ce qui assure un contenu plus que satisfaisant. Au mode de jeu principal, s’ajoute d’autres activités, au moins aussi intéressantes. Au bout de quelques heures de jeu, la Ran-geon se débloque : une tour de 99 étages qu’il va vous falloir gravir, avec tout un système de bonus et de malus qui donne clairement une sensation de die and retry. La difficulté y est élevée, mais le butin s’y avère exceptionnel. Pour explorer les lieux, vous aurez le choix entre deux manières de l’aborder : Tri-geon et Neo-geon. La première est sans doute l’épreuve la plus difficile du jeu, puisque la tour ne donne aucune possibilité de raccourci. La seconde vous permet d’utiliser l’équipe de votre partie solo, et ouvre l’accès à certains téléporteur. Ajoutons qu’il existe un mode online, et qu’il est possible de s’y frotter à d’autres gamers, ou de se lancer dans de la coop à quatre. Toujours ça de pris, même si les serveurs étaient un peu vides lors de notre test.

Note finale : 14/20

La belle surprise que voilà ! Cladun Returns : This Is Sengoku gagne son pari : prolonger la recette à succès, de la scène portable aux consoles de salon. Le jeu est prudent quant à son gameplay, d’ailleurs il manque sans doute une petite touche de folie à la recette afin de l’emmener vers des cieux encore supérieurs. Aussi, la musique ne nous a pas emballé autant qu’on pouvait l’espérer d’un soft se déroulant en pleine époque Sengoku. Mais Nippon Ichi Software est bien plus en réussite sur tout le reste, notamment grâce à une situation historique charmante, une direction artistique appliquée et une durée de vie très solide. Du bien bon « petit » jeu, en somme.

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015 en tant que co-rédacteur en chef. Manque clairement de sommeil.
Mickaël Barbato
7/10

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