[Test – Playstation 4] Micro Machines World Series : la nostalgie ne suffit pas

Caractéristiques

    • Playstation 4
    • Ordinateur/PC
    • Xbox One
  • Développeur : Codemasters
  • Editeur : Koch Media
  • Date de sortie : 23 juin 2017
  • Acheter : Cliquez ici

Introduction

image gameplay micro machines world series

Micro Machines côté jeux vidéo, ce n’est pas une histoire née d’hier. La première itération remonte à plus de vingt-cinq ans, en 1991 pour être précis, en pleine génération 16 bits. Le concept était d’une simplicité confondante : un jeu de course en vue de dessus, à la prise en mains nerveuse au possible, et dont les circuits nous projetaient dans des décors de la vie de tous les jours, à échelle humaine. Surtout, le jeu était pensé pour être vécu à plusieurs, en duo tout d’abord, puis les différentes suites ont multiplié les possibilités, faisant de la licence une véritable valeur sûre du soft multijoueur. Le sommet est atteint en 1997, avec l’excellent Micro Machines V3, dont la version Playstation avait, d’ailleurs, rejoint la prestigieuse gamme Platinium. Quelques vingt ans plus tard, et après un épisode V4 un peu décevant, la licence est de retour, toujours chez Codemasters (F1 2016). Qu’a-t’elle encore à proposer ?

Histoire : /

image micro machines world series

Bien entendu, l’histoire dans un Micro Machines est absente de bout en bout. Pas de scénario qui donnerait corps au délire, rien de bien étonnant. Dès lors, les cinq points sont reversés dans le critère du Gameplay.

Gameplay : 6/10

image codemasters micro machines world series

On prend les mêmes et on recommence. Micro Machines World Series fait tout aussi bien que ses aïeuls, sans pour autant que des améliorations ne soient clairement ressenties. Les premières secondes sont du genre familières. Un didacticiel, court et efficace, se charge de nous rappeler aux bons souvenirs d’une prise en mains immédiate, intuitive et fun au possible. On remarque, tout de même, des sensations plus maîtrisées, notamment grâce à une caméra qui nous offre un meilleur champ de vision. Dès lors, il est plus aisé de voir venir les facéties des circuits, ce qui n’est pas un mal, même si le résultat est loin d’être parfait. Car cette même caméra connaît parfois des ratés de suivi, c’est à préciser, et l’on a connu quelques échecs à cause d’une incapacité à bien suivre l’action. Dommage.

Micro Machines World Series est prudent, c’est un fait avéré. Les petits pièges de tracé, comme les surfaces glissantes, sont de retour, mais sans pour autant renouveler la proposition. On se déplace, donc, et l’on balance des attaques à la tronche des concurrents, histoire de leur rappeler qui est le maître à bord. Là encore, c’est plutôt carré dans la proposition, mais on aurait apprécié plus de folie dans les possibilités de faire feu. Le coup de marteau fait son grand retour, pour les amateurs de corps-à-corps, les missiles se balancent toujours aussi promptement : rien de bien transcendantal mais ce qui est proposé fait le job. Il faut aussi signaler que le mode Bataille, sorte de combats en arène, tente d’apporter un peu de nouveauté, en accordant aux véhicules trois coups spéciaux. Un effort que l’on se doit de souligner. Le plus gênant, en fait, vient des collisions, à la fois aléatoires et injustes. On peut être balancé pour un oui ou pour un non ou, au contraire, rester stoïque après un choc digne d’une prise de catch. Assez énervant à la longue.

Technique et ambiance sonore : 2/5

image test micro machines world series

Visuellement, Micro Machines World Series déçoit avant tout à cause d’une direction artistique peu inspirée. Mis à part quelques véhicules qui rendront tout chose certains joueurs (ah, la licence GI Joe !), rien ne semble devoir faire décoller le palpitant pour de bon. Les circuits sont génériques, même s’ils proposent tout de même un design efficace. D’un point de vue purement technique, ce n’est pas la panacée non plus. L’ensemble n’est pas tout le temps fluide, quelques bugs de collisions sont à noter, et l’aliasing aurait pu être amoindri. Ce n’est pas tout à fait la bérézina, mais on s’en rapproche.

Les bruitages de Micro Machines World Series ont cette personnalité que l’on pouvait désirer d’un tel univers. Ils sont plutôt funs, et comblent leur répétitivité par une bien belle énergie. La bande originale, elle, est oubliable, même si elle remplit son rôle idéalement. Bordéliques au possible, les compositions ressemblent un peu au joyeux foutoir que se doit d’être un soft de ce genre. Donc, c’est plutôt une réussite.

Durée de vie : 2/5

image jeu micro machines world series

On s’attendait à beaucoup plus de contenu, de la part de ce Micro Machines World Series. On était en droit d’attendre plus de circuits que les dix proposés. Et, surtout, on aurait apprécié pouvoir profiter de plus de modes en solo. Le jeu est conçu pour le multijoueur, cela ne fait aucun doute, mais de là à ne pas proposer ne serait-ce qu’un mode Championnat, c’est un peu fort de café. Au menu : Course, Élimination et Bataille. Les deux premiers sont tout ce qu’il y a de plus classique pour un jeu Micro Machines. Le dernier est aussi le plus intéressant, il se déroule en arène et peut créer une bonne respiration, évidemment à plusieurs. C’est bien peu, trop peu, et ce n’est pas l’optique d’utiliser les douze véhicules qui changera quelque chose.

Note finale : 10/20

Micro Machines World Series n’est pas un mauvais jeu, son souci est qu’il est continuellement en-dessous des attentes qu’on avait placé en lui. Jeu pantouflard, qui a la flemme d’apporter une dose d’originalité pourtant souhaitée, le dernier né du pourtant doué studio Codemasters n’est pas de taille à s’imposer auprès de tous les joueurs. Les nostalgiques pourront s’y pencher, ils retrouveront une bonne partie des sensations des softs d’antan, certes pas plus imposants mais limités de par leur support. Micro Machines World Machines n’a pas vraiment d’excuse pour ce contenu famélique, et c’est sans doute ça le plus décevant.

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015 en tant que co-rédacteur en chef. Manque clairement de sommeil.
Mickaël Barbato
5/10

Réagir à l’article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *