[Critique] Yo-Kai Watch, le film : le phénomène réussit son adaptation au cinéma

Caractéristiques

  • Titre original : Yo-Kai Watch: Tanjō No Himitsu Da Nyan!
  • Réalisateur(s) : Shigeharu Takahashi, Shinji Ushiro
  • Avec : Haruka Tomatsu, Romi Park, Tomokazu Seki, Etsuki Kozakura
  • Distributeur : Wild Bunch Distribution
  • Genre : Dessin animé
  • Nationalité : Japon
  • Durée : 95 minutes
  • Date de sortie originale : 20 décembre 2014 (Japon)

Sans nul doute, un film qui ravira les fans

image cinema yo-kai watch

Si la folie s’est calmée au Japon, le phénomène Yo-Kai Watch a pris de l’ampleur en France. Les cours de récrée en sont folles, les jeux vidéo s’arrachent, et la série animée fonction très bien. Dès lors, ce n’était qu’une question de temps avant que la licence ne débarque au cinéma, une logique de parcours qui rappelle beaucoup ce qu’a pu connaître la licence Pokémon, lors de son boom hexagonal. Yo-Kai Watch a donc sa voie toute tracée, mais encore fallait-il que le film soit à la hauteur de ce que les jeunes fans en attendent.

Le scénario de Yo-Kai Watch, le film tient ses promesses. En effet, on évite le piège de la redite : non, on n’a pas l’impression d’assister à une sorte de best of de ce que la série animée peut offrir. On retrouve Nathan, qui va devoir plonger dans le passé afin de triompher de Yo-Kai maléfiques, menés par l’inquiétante Lady Perpetua, chef des perfides. C’est cette dernière qui fait tout pour briser les liens d’amitié entre Nathan et ses compagnons, et la clés pour la vaincre se trouve dans la rencontre avec le grand-père de notre héros : Nathaniel, l’inventeur de la première montre capable de révéler les esprits…

Yo-Kai Watch, le film propose bien des qualités, qui en font un divertissement idéal pour les enfants, et qui ont le chic de ne pas irriter les parents. En effet, soyez certains d’une chose : les fans de la licence, qu’ils soit jeunes ou pas d’ailleurs, retrouveront là tout ce qui fait le charme de cette licence. Un récit simple, mais pas simpliste, des personnages attachants, des situations énergiques, et un humour qui pourra surprendre. En effet, Yo-Kai Watch est un univers typiquement japonais, qui utilise les légendes de ce si beau pays. Mais aussi ses particularités en terme de comédie. Par exemple, l’un des esprits, qui a un peu trop grossit, a besoin de l’aide de Nathan pour sortir de sa maison. Vous rigolerez de la solution, tant c’est un peu pipi-caca, mais en évitant d’être trop vulgaire. Aussi, on est parfois dans le comique de répétition, avec cette sorte de danse, issue d’un personnage de bande dessinée aimée de Nathaniel, que les personnages exécutent afin de se donner du courage.

L’univers de la licence respecté et complété

image film yo-kai watch

Yo-Kai Watch, le film a le bon goût de ne pas perdre les parents dans un ensemble de codes trop complexes. L’introduction est rapide mais claire, on comprend vite les tenants et aboutissants. De plus, le scénario réserve assez d’action pour ne pas que les accompagnateurs ne décrochent, et même mieux : ils pourront adhérer à ce qu’il se passe à l’écran. On aime cette petite touche de nostalgie dans le récit, et le sujet de l’entente entre un petit-fils et son grand-père procure de jolis sentiments, sans non plus tomber dans le coulant. Quant aux nouveaux Yo-Kai, on a Hovernyan, ami fidèle de Nathaniel, qui s’habille et agit comme un super-héros. On rencontre aussi un trio maléfique : Laure, Marge et Ambronzio, qui ont le pouvoir de remonter dans le temps. Enfin, on a bien évidemment la grande méchants, Lady Perpetua, dont la haine profonde cache peut-être bien un passé terriblement dramatique…

Yo-Kai Watch, le film, est donc une œuvre de belle envergure, qui saura amplement satisfaire son public. Même la version française nous a paru plutôt bonne, avec une bonne dose d’adaptation mais dans le respect de l’œuvre. Au final, voilà le genre de dessin animé qui ne pourra que plaire aux amateurs de la licence (ceux qui ne le sont pas ne changeront pas d’avis à cette occasion). Sans tenir non plus une pépite du cinéma, vous vous en doutez, le film tient sa promesse et procure une histoire qui n’aurait pas pu exister sous forme d’épisode. Les enfants s’amusent, l’intrigue est trépidante, le rythme ne retombe que pour mieux aborder certains personnages, et il nous semble que l’univers est à la fois respecté et complété. On n’en n’espérait pas tant !

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015 en tant que co-rédacteur en chef. Manque clairement de sommeil.
Mickaël Barbato
6/10

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