[Test] PUBG : le phénomène fait mouche sur PlayStation 4

Caractéristiques

    • PlayStation 4
    • Ordinateur/PC
    • Xbox One
  • Développeur : Bluehole
  • Editeur : Sony Interactive Entertainment
  • Date de sortie : 7 décembre 2018
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L’un des meilleurs jeux du genre

image playstation 4 pubg
Pour survivre à la guerre, il faut devenir la guerre.

Il aura fallu attendre quelques mois avant de pouvoir poser la mains sur la version PlayStation 4, mais ça y est : PlayerUnknown’s Battlegrounds (PUBG, pour les intimes) est disponible. Revenons quelques instants sur ce véritable phénomène, qui n’a rien à envier à d’autres success story comme seul le domaine vidéoludique peut, en ce moment, provoquer. Tout est né d’une évidence. Alors que les FPS et TPS guerriers voient leurs cartes de plus en plus vastes, des grands malins ont vu la possibilité d’insuffler une bonne dose de fraicheur à ces genres un peu sclérosés. La référence ? Battle Royale, que ce soit sous la forme du premier film (le second n’existe pas), des mangas, ou du roman. Le mélange, avec les possibilités laissées par le jeu vidéo online, est fascinant, à tel point que des millions de gamers sont séduits.

PUBG, c’est très simple sur le papier. Le joueur est balancé dans un grand territoire, et jamais au même endroit. Ici, il va falloir survivre, ou plutôt liquider les quatre-vingt-dix-neufs autres participants car, comme dans Highlander, il ne peut en rester qu’un. Pour ce faire, il va falloir vous armer. C’est ici que tout se joue, dans ces premiers instants frénétiques, car si la malchance vous accompagne, et que les bons flingues vous fuient, il faudra vous démener pour éviter les autres tueurs qui, soyez-en certains, n’éprouveront aucune pitié. Mais même dans cette situation, le jeu déploie assez de possibilités pour que l’on ne se sente pas comme fatalement victime des règles. Avec la connaissance des maps, vient votre capacité naturelle à vous planquer, à attendre que la tempête de munitions passe et, dans le meilleur des cas, on pourra s’en tirer avec une grosse dose de vice.

Mais attention, PUBG ne se contente pas de vous propulser dans un environnement. D’autres particularités viennent remuer le concept. Comme dans Battle Royale, le territoire jouable s’amenuise, se limite au fur et à mesure. Il faudra, donc, très vite repérer les véhicules, car vous en aurez besoin pour suivre la cadence assez folle. Si vous restez dans une partie interdite de la carte, alors une onde de choc vous atteindra, s’accompagnant de dégâts élevés et bien vite mortels. Le suspens qui se dégage des parties est tout aussi monstrueux que sur PC, ou sur Xbox One. Quand on atteint les vingt survivants, on se prend à compter chaque balle, à mesurer chaque mouvement, car une seule erreur peut s’avérer fatale. C’est, d’ailleurs, une différence assez notable avec d’autres licences du genre : un certain réalisme règne, notamment dans les sensations de tir.

Une édition au contenu solide

image jeu pubg
Et une victime expiatoire, une !

PUBG sur PlayStation 4, c’est l’occasion de goûter à un concept qui a largement gagné en maturité, depuis la sortie sur PC, en 2017. Tout d’abord, et cela nous a rabiboché avec le titre : on constate beaucoup moins de triche, d’exploitation de bugs. Tant mieux, car cela atteignait directement le plaisir de jeu. Manette en mains, il vous faudra quelques temps d’adaptation. Cela tombe bien, le studio Bluehole a pensé à inclure un très utile mode Entrainement, qu’on ne peut que fortement conseiller si vous abordez le titre pour la première fois. Car la balistique, les quelques spécificités du gameplay à la manette, devront être bien digérées avant de se lancer à l’aveugle. Le plus gros défi des développeurs se trouvaient là, dans le mapping des touches. On ne peut que saluer les raccourcis à la croix, mais il est indéniable que l’ensemble est lourd à l’apprentissage. Il faudra donc s’accrocher dans les premières heures, mais ceci dans le but de se prendre une grosse dose de fun par la suite.

Pour ce qui est du contenu, PUBG version PlayStation 4 se veut un quasi-portage de l’édition PC. Ainsi, on retrouve les trois cartes actuellement disponibles : Erangel, Miramar et Sanhok. Cette trinité offre une véritable pluralité de situation. Les deux premières, gigantesques, proposent deux philosophies différentes. Miramar est, sans hésitation, notre préférée. C’est celle qui joue le plus avec une certaine verticalité, ce qui fabrique bien des points à exploiter, et des sales coups à préparer. Erangel s’avère hyper étendue, mais finalement assez plate. La dernière, Sanhok, est beaucoup plus limitée en superficie, ce qui arrange des parties assez courtes mais intenses. On pourra regretter l’absence de sélection de la map, mais rien de bien méchant, sauf pour les momnomaniaques. Signalons ici que le jeu est livré avec PUBG Private Test Server, une application dans laquelle les développeurs pourront tester, dans le plus grand des calmes, des nouveautés destinées à être implémentée dans le soft principal. Oui, le contenu va évoluer dans les prochains mois.

Enfin, on se demandait bien quelle technique allait proposer cette version de PUBG. La réponse est simple : on est au niveau médian de l’édition PC. Donc, attendez vous à des textures loin d’être folichonnes, et à une distance d’affichage tout juste satisfaisante. Mais qu’on soit clair : dans le feu de l’action, on s’y fait amplement. Il fallait ces concessions afin d’offrir un framerate constant. Même au cœur d’une bataille rassemblant des dizaines de joueurs, on n’a jamais croisé le moindre toussotement. Aussi, on a apprécié la qualité du sound design. On ne vous cache pas qu’on a effectué notre test constamment au casque, et la source des tirs se révèle aisément identifiable. Voilà qui n’est pas étranger à l’incroyable suspens qui accompagne chacune des parties.

Note : 16/20

PUBG sur PlayStation 4, c’est l’occasion de goûter à un Battle Royale précis, bourré de suspens, efficace au possible. Certes, cette version est bien moins techniquement solide que l’édition PC, c’était joué d’avance, mais la fluidité constante est à ce prix. Niveau contenu, on ne peut que saluer le travail de Bluehole, et le jeu accueillera par la suite de nouvelles choses, soyez-en certains. La recette fondamentale reste la grande star de cette sortie, et si vous la découvrez à l’occasion nul doute qu’elle ne vous laissera pas indifférents, et ce pour de très nombreuses heures…

8/10

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