[Critique] Bumblebee : Transformers version familiale

Caractéristiques

  • Réalisateur(s) : Travis Knight
  • Avec : Hailee Steinfeld, John Cena, Pamela Adlon, Stephen Schneider, Jorge Lendeborg Jr., Jason Drucker et Kenneth Choi.
  • Distributeur : Paramount Pictures France
  • Genre : Action, Aventure, Famille, Science-Fiction
  • Nationalité : Américain
  • Durée : 114 minutes
  • Date de sortie : 26 décembre 2018

Un film familial

Un peu plus d’une année après la sortie de Transformers: The Last Knight et avant la sortie d’un Transformers 6, voici que le spin-off sur Bumblebee arrive en salles pour les fêtes de fin d’année. Aux manettes, Michael Bay a laissé place à Travis Knight (Kubo et l’armure magique) et nous avons là un film complètement différent des anciens opus. L’histoire se déroule en 1987. Alors qu’il est en fuite, Bumblebee trouve refuge dans la décharge d’une petite ville balnéaire de Californie. Charlie, à l’aube de ses 18 ans, cherche sa voie. Elle fait la connaissance de Bumblebee; blessé par ses multiples combats, il est presque détruit. Quand Charlie réussit à lui redonner vie, elle se rend vite compte qu’il ne s’agit pas d’une “Coccinelle” jaune ordinaire…

Le scénario de Christina Hodson (Oppression) se démarque de tout ce qui a été fait auparavant dans la saga. Certes, nous commençons par une énorme bataille sur Cybertron (la planète natale des Transformers), avec des Autobots et Decepticons aux designs tirés du dessin animé des années 80, qui nous permet de comprendre pourquoi Bee est envoyé sur Terre. Mais après cette scène d’introduction, le film se pose et l’action se fera rare. C’est de l’anti-Michael Bay par excellence tant il prend à contre-pied les précédents films et part dans une autre direction. D’ailleurs, une scène de non-carambolage en est l’élément le plus marquant et amusant. Notre héros arrive donc en mauvais état (il a perdu la mémoire) dans une casse pour être découvert et réparé par Charlie, une jeune fille qui n’a pas fait le deuil de son père. La relation entre Charlie et Bee sera au centre du film. Les thèmes abordés comme le deuil ou un extra-terrestre isolé sur Terre ne peuvent par ailleurs que nous faire penser aux longs-métrages de Steven Spielberg (aussi producteur du film) des années 80, et cela n’est pas anodin si Bumblebee se déroule au cours de cette période. Dès lors, nos deux héros vont apprendre à se connaitre, et surtout affronter leurs démons. Des thèmes bien abordés et très justes dans leur développement. Le film étant aussi un prequel des autres Transformers, les allusions ou petits clins d’œil sont présents, comme par exemple lorsqu’on apprend comment Bee a perdu sa voix.

Moins d’explosions, plus d’émotions

image hailee steinfeld bumblebee

Côté action, à part la scène d’ouverture et le combat final, il ne faudra pas vous attendre à un déluge d’explosions ou de combats. Le film se concentrant sur la relation (très réussie) entre Bee et Charlie, il y a beaucoup plus de gags. Comme l’autobot a perdu la mémoire, il se retrouve avec la mentalité d’un enfant de 5 ans, ce qui entraîne des situations cocasses déclenchant le rire. L’humour est ainsi extrêmement présent tout au long du film. Et pourtant, même si tout ce qu’on a abordé plus haut s’avère réussi, Bumblebee a quand même des défauts. En premier lieu, le film possède quelques longueurs. Avec une durée de quasiment deux heures et  peu d’action, il faut combler efficacement. Cela est le cas, mais l’ennui se fait malgré tout sentir au milieu du long-métrage en raison d’un problème de gestion du rythme. En second lieu, en ce qui concerne Travis Knight, dont c’est ici la première réalisation d’un film live, on sent clairement qu’il se sent plus à l’aise dans les scènes intimistes que pour le reste. Cela se ressent malheureusement avec une réalisation désincarnée la plupart du temps. Dommage, car le réalisateur a du potentiel lorsqu’il mise sur la retenue. Les effets-spéciaux sont de qualité et les interactions entre Transformers et humains sont toujours aussi impressionnantes de réalisme.

Pour le reste, la photo, les décors de Sean Haworth (Avatar, Thor) nous replongent parfaitement dans les années 80, tout comme les costumes de Dayna Pink. Le tout est bien mis en valeur par la photo de d’Enrique Chediak. On exprimera une retenue au sujet de la composition musicale de Dario Marianelli, peu inspirée.Côté casting, la jeune Hailee Steinfeld (True Grit) porte bien le film sur ses épaules et offre une belle performance, loin des “bimbos” de la saga. L’ancien catcheur devenu acteur, John Cena s’avère surprenant dans un rôle qui lui va comme un gant. Jorge Lendeborg Jr est l’élément comique le plus réussi avec Bumblebee, toujours dans le bon tempo pour nous faire rire. Le reste du casting est complété par Pamela Adlon, Stephen Schneider, Jason Drucker et Kenneth Choi.

Au final, Bumblebee, malgré quelques défauts, est une bonne surprise. Un film familial parfait pour les fêtes de fin d’année. Fun, amusant, plein d’émotions et avec un irrésistible et attachant héros.

6/10

Réagir à l’article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *