[Critique] Dragon Ball Super Broly: Un film généreux fait pour les fans

Caractéristiques

  • Titre original : ドラゴンボール超 ブロリー, Doragon bōru sūpā: Burorī
  • Réalisateur(s) : Tatsuya Nagamine
  • Avec : Les voix françaises de Patrick Borg, Eric Legrand, Mark Lesser, Philippe Ariotti et Céline Monsarrat
  • Distributeur : Wild Bunch Distribution
  • Genre : Action, Animation, Aventure
  • Nationalité : Japonais
  • Durée : 100 minutes
  • Date de sortie : 13 Mars 2019

Un scénario sympathique

Alors que Dragon Ball Z: Battle of Gods n’a pas profité d’une parution en salles en France, et que Dragon Ball Z : La Résurrection de F se vit accompagné une sortie limitée en salles, voilà que les choses s’améliorent pour la licence culte d’Akira Toriyama. Dragon Ball Super : Broly va s’offrir, alors que Dragon Ball Super est en pause depuis quelques temps, une belle et bonne couverture dans nos cinémas français, ce 13 Mars 2019. Broly étant, jusqu’ici, le personnage non canon le plus apprécié des fans, Akira Toryama a décidé de le faire officiellement rentrer dans la saga. Que vaut le film? Découvrons la réponse tout de suite.

Pour ceux qui suivent la série, Dragon Ball Super : Broly se déroule quelque temps après le Tournoi du Pouvoir. Son Goku et ses amis ont repris le courant de leur vie. Cependant, avec son expérience du Tournoi, Goku passe son temps à s’entraîner avec Vegeta, afin de continuer à s’améliorer. Car ce dernier est conscient qu’il reste encore beaucoup d’individus plus forts à découvrir au sein des autres univers. Lorsqu’un jour, le vaisseau de Freezer refait surface sur la Terre. Celui-ci est accompagné d’un Saiyan, nommé Broly, avec son père, Paragus. La surprise de Goku et Vegeta est immense puisque les Saiyans sont censés avoir été complètement anéantis lors de la destruction de la planète Vegeta. Ils n’ont donc pas d’autre choix que de s’affronter, mais ce nouvel ennemi s’adapte très vite aux adversaires qu’il affronte. Outre ceci, le film est découpé en deux grosses parties. La première étant les origines des Sayens. Si on avait découvert le père de Son Goku, Baddack, dans l’OAV Dragon Ball Z : Baddack contre Freezer, celui-ci devient aussi canon, c’est à dire partie intégrante de la série principale. Mais son histoire, et celle des Sayens, même si elle reste généralement la même, s’avère légèrement différente. Narrativement, c’est surement ce qu’il y a de mieux dans le long-métrage, même si on sent clairement que certains passages ont été écourtés, ou coupés, pour une question de rythme et qu’on découvrira certainement la version longue de cette partie dans les nouveaux épisodes de la série, quand celle-ci reprendra.

Un Broly plus puissant que jamais

image dragon ball super broly

La seconde partie se déroule sur Terre, et met en scène ce que les fans attendaient tous : le combat qui oppose les héros contre Broly. Première chose à dire sur le personnage. Ici, il n’est pas fait mention que celui-ci est le Sayen Légendaire. Tel Kale dans le tournoi du pouvoir, sa transformation semble être une autre de celle que l’on connait, et ceci dû aux épreuves endurés par le personnage. Certains fans seront déçus sur ce point, ce n’est pas le Broly de l’OAV, mais on comprend aussi qu’il fallait apporter une dimension plus développée à cet antagoniste. Car oui, comme on découvre son cheminement, loin d’être aisé, on prend même partie pour lui, en plein cœur de la bataille. Autre chose, ce guerrier est plus puissant que jamais. Oui, plus puissant que dans l’OAV original. Et pour tout dire, le combat tient toutes ses promesses. Entre un combat opposant une alliance entre Vegeta et Goku contre Broly, mais aussi Freezer contre Broly et surtout le final, qui introduit aussi dans le canon un autre personnage, qu’on ne dévoilera pas. On sent clairement que Toriyama et le réalisateur Tatsuya Nagamine (One Piece : Z) ont voulu en donner pour leur argent aux fans.

Mais tout n’est pas rose non plus, et il faut dire que Dragon Ball Super: Broly a des défauts qui renvoient directement à l’animé. Même si les combats sont généreux, ils sont beaucoup trop longs. Et malgré la joie d’en voir autant dans la seconde partie du long-métrage, cela pose des problèmes de rythme. Autre gros problème, les dessins. Si la plupart sont bien réalisés, et le réalisateur s’autorise même des décors en 3D pour le final du film, certains sont complètement ratés. On pense surtout une grosse scène avec Piccolo, qui nous a fait bondir de notre siège tellement elle était affreuse. Pour ceux qui se rappellent de certains dessins ratés du début de la série, c’est du même acabit. Et ce n’est pas normal pour un film qui sort en salles. On est aussi un peu circonspect à propos de la musique de Norihito Sumitomo qui en fait un peu trop comparé à son travail sur la série. Au final, la question qui se pose est : faut il voir le film en salles ? La réponse est oui, tant la mise en scène de certains duel est impressionnante, comme tout ce passage en vue subjective assez dingue. Et puis, il est rare de voir un film Dragon Ball au cinéma, que l’interrogation ne tiendra pas deux secondes chez les fans. Malgré ses défauts, Dragon Ball Super: Broly est un long métrage généreux, fait pour les amateurs de la licence.

6/10

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