article coup de coeur

[Test] F1 2020 : le meilleur d’entre tous

Caractéristiques

    • PlayStation 4
    • Xbox One
    • PC
  • Développeur : Codemasters
  • Editeur : Codemasters
  • Date de sortie : 10 jullet 2020
  • Acheter : Cliquez ici

F1 2020 marque encore une belle amélioration

image test f1 2020
F1 2020 est la reine des simulations de Formule 1.

Les années se suivent et se ressemblent pour Codemasters et sa licence F1 : on est épostouflé. Pouvions-nous penser, voilà cinq ans, que cette phrase d’accroche serait écrite avec une tonalité positive ? On va être franc avec vous : non, clairement pas. La simulation automobile était, surtout lors de la précédente génération de consoles, promise à l’hégémonie du duo formé par Gran Turismo et Forza Motorsport. À peine y-avait-il encore un peu de place pour les outsiders Burnout et Need For Speed. L’éditeur britannique, lui, restait tout de même dans nos cœurs avec ses TOCA par exemple, même si le « c’était mieux avant » pointait le bout de son nez. Puis, tout à coup, l’éditeur et développeur a inversé la tendance. Le meilleur exemple de ce véritable twist, c’est la licence F1. Mal en point jusqu’en 2014, elle a ensuite effectué une véritable remontada. Si le millésime 2019 était déjà excellent, écrivons de suite que F1 2020 fait encore mieux.

Précisons de suite la philosophie qui habite F1 2020. Il ne s’agit ni de faire table rase du passé (et heureusement, ce serait une grosse erreur dans ce cas précis), ni de donner dans la révolution. Le but est clairement de perfectionner la recette, et Codemasters atteint son objectif de différentes façons. La première, certainement la plus visible et attendue, concerne Mon Écurie. Grande nouveauté de cette édition, ce mode vous propose de monter ce qui sera la onzième écurie du paddock, bien évidemment en la gérant mais aussi en concourant pour elle (avec l’aide d’un coéquipier, exactement comme dans le réel). Il faut mettre les mains dans le cambouis de toutes les données : bien organiser le calendrier, notamment en calant divers rendez-vous aptes à solidifier la cohésion des troupes. Mais aussi, et bien sûr, s’occuper de trouver des sponsors qui seront de plus en plus généreux selon le niveau de popularité, lequel augmentera grâce aux performances sur la piste. Tout se fait profond, avec de véritables risques de se planter, un peu comme avec la Recherche et Développement : il est désormais possible que les progrès n’aboutissent sur rien, ce qui ajoute évidemment beaucoup de piment. Pour nous, ce mode Mon Écurie est la grande star de cet opus, très nettement.

Cela ne signifie pas non plus que la Carrière de F1 2020 serait totalement mise au garage. Par contre, on ne peut que constater que ce mode est désormais relégué au second rang. Surtout que Codemasters n’a pas reconduit ici l’effort de scénarisation de F1 2019, certes imparfait mais que l’on aurait tout de même souhaité voir renforcé. Ce n’est donc pas le cas, ce qui nous fait penser que Mon Écurie a tout pour devenir le contenu star, et pourquoi pas scénarisé, des prochaines itérations. Toujours est-il qu’on a une forme toujours aussi savoureuse : on n’est pas dans une simple succession de courses. Il faudra désormais répondre à des interviews de journalistes, lesquelles auront un impact direct sur votre équipe, son moral. On regrettera simplement que les questions ont tendance à pas mal se répéter, et surtout qu’elles ne s’appuient pas assez sur le vécu de la course. Par exemple, on aurait apprécié qu’un reporter nous demande pourquoi on a bêtement tenté de dépasser à Monaco. Cela reste un contenu brillant, entendons-nous bien, on adore cette sensation de progression entre la F2 et la F1, mais il pâtit de la belle surprise qu’est Mon Écurie.

Le mode Mon Écurie, grande star de cette édition

image gameplay f1 2020
Ah, le cockpit de la Williams FW14B de 1992…

On attendait aussi de vérifier si Codemasters a entendu les retours des fans de la licence concernant le gameplay. La mouture 2019 faisait déjà très fort côté prise en mains, ici on passe encore un cap. C’est tout bête, mais par exemple on se demandait pourquoi nous n’avions pas droit à un rétroviseur intérieur auparavant. C’est désormais chose faite, ce qui renforce évidemment la tension des courses pour qui joue en camera cockpit. L’accès à l’ERS (Energy Recovery System) a été enfin simplifié, avec un raccourci bouton qui change la vie : plus besoin d’aller dans les menus ! Le transfert de masse a aussi été un poil retravaillé, surtout afin de permettre une meilleur reprise en fin de virage, ce qui donne là encore plus de réalisme. Avec F1 2020, on fait face à une simulation hyper plaisante à prendre en mains, profonde pour qui veut des sensations proches du réel, mais aussi funs à maitriser. D’ailleurs, signalons ici que de nouvelles options d’accessibilité ont été ajoutées, histoire de ne pas perdre les nouveaux venus en bord de route. Une bonne chose, car les novices d’aujourd’hui sont les puristes de demain. Surtout que, vous le verrez rapidement, l’intelligence artificielle, si elle reproduit bien le risque d’accidents, ne vous fera tout de même aucun cadeau.

La saison de Formule 1 en cours est bien entendu pleinement impactée par la crise sanitaire, mais elle a tout de même lieu et le jeu se devait de lui coller au pare-choc. Du coup, on retrouve deux nouveaux circuits : Zandvoort et Hanoi. Bien entendu, le jeu étant sous licence officielle, on retrouve toutes les écuries, tous les pilotes. Aussi convenu, tout le reste des modes est bien entendu de la partie, dont les voitures de légendes qui offrent d’ailleurs d’autres sensations parfois très déroutantes. Il faut aussi saluer le retour de celui qui se faisait regretter sur les précédents millésimes : le multijoueur en local, avec écran splitté. Le online reste évidemment de la partie, toujours avec un petit problème de latence à l’heure où nous écrivons ces lignes. Mais ça reste globalement fluide et, bien entendu, en solo on n’a pas une seule baisse de framerate. Techniquement, F1 2020 ressemble beaucoup à son prédécesseur, qui était déjà très joli. Le résultat le reste donc, avec tout de même des conditions climatiques qui gagnent encore en rendu. Enfin, les bruitages des moteurs restent eux aussi d’un niveau tel qu’ils jouent un grand rôle dans l’immersion.

Note : 18/20

On se demandait si Codemasters allait faire mieux que l’an passé, et la réponse est là : oui, F1 2020 parvient à encore hausser son niveau de qualité. La technique ne bouge pas, ou très peu, et la Carrière se fait peut-être un chouïa moins passionnante que dans F1 2019. Seulement voilà, cette édition embarque Mon Écurie, un mode d’une efficacité redoutable qui, on en est sûr, va devenir la grande star de la série. Ajoutons des sensations encore perfectionnées, plus d’options pour les nouveaux venus, et l’on obtient un hit !

9/10

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