[Test] Doodle God Evolution : accrocheur mais difficile d’accès

Caractéristiques

    • PlayStation 4
    • Xbox One
    • Nintendo Switch
    • PC
  • Développeur : JoyBits
  • Editeur : JoyBits
  • Date de sortie : 15/10/2020
  • Acheter : Cliquez ici

Doodle God : Evolution, un God Game simplifié

image test doodle god evolution

Vous avez sûrement déjà été confronté à ce moment assez embarrassant qu’est la recherche d’un jeu quelconque sur les différentes plateformes de téléchargement. Si les soldes sont parfois l’occasion de s’attarder sur de véritables affaires, s’en éloigner peut vite se révéler une aventure que ne renierait pas un Indiana Jones. Le domaine indépendant a, selon nous, été peut-être un peu trop productif ces dernières années, et dorénavant il est difficile de s’y retrouver. Tous les mois, nous testons des jeux que nous ne traitons pas, tant ils nous paraissent peu intéressants pour les joueurs. Parfois, on fait une exception, pour l’exemple, comme avec le très mauvais Shadow of Loot Box. À d’autres occasions, on tombe sur de bonnes surprises. Où se situe donc Doodle God : Evolution, développé et édité chez JoyBits ?

Autant être clair de suite, Doodle God : Evolution ne cherche pas à vous baliser la route avec un scénario. On fait face à un concept qui s’exprime par le biais du pur bac à sable (sauf pour le mode Quêtes), même si l’on peut tout de même signaler un contexte. Celui-ci est très simple, nous ramène même vers certains des souvenirs que l’on chérit particulièrement. Vous vous souvenez du genre God Games, qui a grandement contribué aux grandes heures de la micro-informatique d’antan ? Oui, ce mouvement est un peu tombé en désuétude, mais qui ne se rappelle pas avec émotion des Populous, Black And White et autres Dungeon Keeper. Avec l’avènement du secteur indépendant, le genre est un peu plus en lumière, et ce Doodle God : Evolution en est la preuve.

Il est donc question de se prendre pour Dieu lui-même. Mais si, vous savez, cette entité qui nous balance des Covid et autres catastrophes naturelles. Franchement, qui n’a pas déjà eu envie de l’incarner, notre bon vieux barbu des cieux ? En tout cas nous y voilà, et les premiers instants passés dans Doodle God : Evolution nous font penser que son travail n’est pas des plus aisés. Le premier abord n’est pas du tout encourageant : on fait face à une expérience dont l’ergonomie n’a pas été pensé pour la console, même si les différentes manipulations gagnent en fluidité avec la pratique. Le principe est simple : il faut faire fusionner des éléments afin de donner naissance à de nouvelles possibilités. L’utilisation des différentes gâchettes donne aux commandes une lourdeur dont on se serait bien passé, mais il ne faut pas s’arrêter là. Car le game design vaut vraiment le coup de s’y plonger avec insistance.

Du fun, et de la répétitivité

image gameplay doodle god evolution

Sur un fond de planète Terre à l’apparence cartoonesque, on fait naitre des humains, des machines, tout ça par le biais du livre de la Création. Les différents éléments (le feu, l’eau etc) constituent des catégories, lesquelles disposent de plusieurs degrés de représentation. Et Doodle God : Evolution vous pousse donc à chercher la bonne association pour les besoins d’une mission. Cela peut aller assez loin, comme quand on a découvert l’alcool et qu’on se dit que ce serait intéressant de l’associer à un être humain, histoire de voir si l’on peut recréer un Renaud à partir du néant. Résultat : oui, c’est possible. Sur le papier, et dans les premières heures (tout du moins après avoir digéré la prise en mains), ce concept apporte une belle dose de fun. On se prend au jeu de la divinité toute puissante, et le soft comporte assez d’humour pour qu’on se permette certaines extravagance. Problème : on se rend aussi compte que l’on n’est pas assez puni en cas de mauvaises associations, du coup le challenge se fait quasiment absent, abaissant l’intérêt à moyen terme. Et ce malgré un système de mana à gagner en accomplissant des missions, condition sine qua non pour réaliser des combinaisons.

Doodle God : Evolution reste tout de même une expérience généreuse. On a donc ce mode principal, inspiré par Doodle God, mais aussi un autre : La Planète des Animaux. Si vous aviez découverts Doodle Farm lors de sa sortie en 2018, alors vous serez en territoire connu. En effet, ce contenu s’y rapporte directement en terme de direction artistique. Comme son titre l’indique, il sera ici question non plus d’éléments mais de différentes espèces, qu’elles soient contemporaines ou non. On a aussi droit à des casses-têtes (parfois très difficiles, le challenge c’est ici), un mode Quêtes très efficace tant il permet de retrouver un peu d’organisation dans nos objectifs, ou encore une encyclopédie. Bref, de quoi faire. Techniquement, le soft ne peut cacher sa condition de titre smartphone. Les icônes, leur disposition, la direction artistique, tout s’y rapporte. Ce n’est donc pas une claque visuelle, loin de là, mais ça reste propre. Par contre, signalons une traduction française qui ne manque pas de coquilles et autres fautes d’accords.

Note : 14/20

Doodle God : Evolution est un titre que l’on peut recommandé à un public qui désire retrouver une petite partie de ce qui faisait le charme des God Games. Il faudra pour cela digérer une ergonomie loin d’être évidente, et un caractère général qui se dirige vers l’expérience pour smartphone mais cela en vaut le coup. Fun dans son concept, devenant répétitif avec le temps mais proposant tout de même un contenu assez solide, le résultat fait bonne figure.

7/10

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