[Test] Train Sim World 2 : une suite qui fait tout mieux

Caractéristiques

    • PlayStation 4
    • Xbox One
    • PC
  • Développeur : Dovetail Games
  • Editeur : Dovetail Games
  • Date de sortie : 13 novembre 2020
  • Acheter : Cliquez ici

Train Sim World 2 fait progresser la licence

image test train sim world 2
Train Sim World 2 vous fait prendre le contrôle du métro londonien.

Alors que tout le monde a les yeux rivés sur les consoles de nouvelle génération, lesquelles débutent actuellement leur règne, le monde des simulations continue de vivre son train-train quotidien. Imperméables aux remarques des techos qui ne cessent de se demander comment un Farming Simulator peut se vendre à ce point, les amateurs de ce genre enchainent les centaines et les centaines d’heures sur des softs parfois tout sauf attirants pour le commun des mortels. Récemment, Flying Simulator 2020 a su un peu bouger les lignes, comme quoi c’est possible. Avec Train Sim World 2, le développeur et éditeur Dovetail Games tente aussi de faire progresser sa licence.

Autant l’écrire tout de go : Train Sim World 2 ne propose pas de scénario à proprement parler. Dovetail Games fait le choix de concentrer son soft sur la simulation, ce qui peut évidemment se comprendre. On a tout de même droit à pas mal de détails historiques sur les lignes et les trains, qui nous sont livrés en cours de trajet par un narrateur traduit en français. Au-delà de ça, l’expérience du joueur débute par la personnalisation de l’avatar. Bien évidemment, l’outil n’est pas hyper poussé, mais on vous propose tout de même de choisir entre différentes couleurs de peau, le sexe. Aussi, des costumes sont au rendez-vous, tous en rapport avec les lignes de train qui vous seront proposées. Ensuite, il sera temps de se lancer dans un tutoriel, non sans au préalable sélectionné l’un des engins à découvrir.

Il faut préciser ici que cette phase d’apprentissage se fait un peu légère, mais plus digeste que celle de Train Sim World premier du nom, paru en 2017. On apprend à regarder autour de nous, à nous diriger sur les quais. Et même à remplir l’un des petits objectifs annexes, comme placer un poster ou remplir un bac à journaux gratuits. Par contre, on ne nous dit pas qu’en appuyant sur une gâchette on peut presser le pas. Si l’on relève ce très léger détail, c’est parce qu’il définit bien ce tutoriel : il ne nous mâche pas le morceau, et il faut s’attendre à aussi apprendre sur le tas. On passe donc dans le train, on s’assoit pendant quelques secondes afin de découvrir succinctement le menu pause, puis on se dirige vers la cabine. Là, les quelques manipulations sont abordées, différentes selon l’engin bien entendu. Ensuite, il n’y a plus qu’à se lancer dans le grand bain.

Le métro londonien, grosse satisfaction du titre

image gameplay train sim world 2
La modélisation des trains est très bonne.

Si vous recherchez du réalisme, vous serez comblés : Train Sim World 2 en fait son cheval de bataille. C’est ici le moment de vous détailler le programme qui vous attend, car il a un impact direct sur le gameplay, sur les manipulations et autres impondérables. Tout d’abord, la ligne de métro londonien Bakerloo Line. C’est celle que nous recommandons chaudement pour les débutants, car les leviers et autres indications se font tout de même plus limités que chez les deux autres. Ensuite, la DB ICE 3M, qui voyage sur une Intercity allemande au départ de Köln. Elle est peut-être un peu moins évidente en terme de rythme et, surtout, le fun nous paraît un peu en retrait. Enfin, direction les États-Unis avec la ligne Sand Patch Grad. Là, on est dans le fret le plus incroyable, avec une locomotive hallucinante de puissance : la CSX AC4400CW. À cette occasion, la difficulté se fait ressentir, avec des portions en montée qui mettront vos nerfs à rude épreuve.

La prise en mains se fait tout de même relativement compliquée, et c’est bien là notre seul véritable regret. Train Sim World 2 fait tout beaucoup mieux que son prédécesseur, mais ne révolutionne pas son gameplay, c’est bien dommage. Attention, on ne demande évidemment pas à ce que la licence soit autre chose qu’une simulation de pointe. En tant que telle, il faut bien comprendre que l’expérience s’adresse à celles et ceux qui aiment le rôle de conducteur de train. Si le métro londonien apporte un rythme plus soutenu qu’à l’habitude du genre, les autres font appel au sens du contemplatif. Et c’est une bonne chose car c’est exactement ce qu’on recherche : gérer le matériel, et profiter du paysage. Il faudra par contre parfois se heurter à quelques subtilités non explicitées, et ne croyez pas pouvoir tout maitriser en quelques minutes seulement…

Le contenu de Train Sim World 2 est satisfaisant, mais il ne nous décroche pas la mâchoire non plus. Trois lignes assez longues, et surtout tout le travail nécessaire afin de bien maitriser tout ça, cela vous demandera du temps. On ajoute aussi tous ces petits travaux secondaires plutôt sympathiques, une très bonne chose non seulement pour varier les plaisirs, mais aussi vous pousser à un peu explorer les (petits) environs. On sent bien que Dovetail Games invite le joueur à contempler les progrès effectué sur la technique. Et le studio a raison : il y a eu une vraie avancée, on s’en rend compte un peu partout et notamment au sein des rames. Ce n’est évidemment pas parfait, on note la rigidité des voyageurs du métro de Londres, mais les textures se révèlent précises. Par contre, on a noté pas mal de bugs d’affichage, et de collision. Côté ambiance sonore, on est plus mitigé. La spatialisation des bruitages est bonne, mais parfois ils se déclenchent n’importe comment. Et les musiques sont vite oubliées.

Note : 13/20

Train Sim World 2 fait tout mieux que son prédécesseur, et c’est une bonne nouvelle. Ce n’est pas encore une totale panacée, entendons-nous bien : cela reste abrupte dans la prise en mains, seuls les passionnés y trouveront leur compte, et l’on note encore quelques bugs. Mais on a beaucoup apprécié l’apport du métro, qui propose un rythme et une simplicité des commandes idéaux pour les débutants. Les trois lignes se distinguent bien, et l’on apprécie le gros travail effectué sur les détails. Enfin, les petites quêtes annexes apportent une bonne respiration. Licence en progrès, donc.

6/10

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