[Test] Pure Pool : un bon jeu de billard proposé en intégralité

Pure Pool soigne sa sortie sur Nintendo Switch

image gameplay pure pool

Vous l’avez sans doute croisé lors des nombreuses soldes sur les différents stores, et pourtant vous n’avez peut-être pas encore craqué pour Pure Pool. Il faut dire que son image de couverture n’attire pas énormément, et l’on fut nombreux à se demander si le résultat ne serait pas trop approximatif. Avec sa sortie sur Nintendo Switch, nous avons pu mettre le grappin sur le jeu de VooFoo Studios (ici édité par Ripstone Games). Et le moins que l’on puisse écrire est que votre humble serviteur est étonné par la qualité de l’ensemble, non sans de très légers regrets.

Tout d’abord, il faut signifier d’emblée que cette édition Nintendo Switch de Pure Pool peut être qualifiée d’édition définitive. En effet, le titre s’accompagne ici de l’extension Snooker Pack. Voilà une bonne intention. Surtout que VooFoo Studios a décidé de ne pas prendre les joueurs pour des jambons, en leur proposant un soft qui utilise les possibilités de la console. Ainsi, on a apprécié le nouveau gameplay tactile, plus précis que ce qu’on espérait. Même si, entre nous, cela ne remplace pas le confort d’un pad Pro. Mais on loue cet effort, les développeurs ont aussi bien soigné la justesse des Joy-Con, donnant décidément au joueur le choix de la queue. Quelle drôle d’expression.

Pure Pool ne fait qu’arranger encore un peu plus le bon trip de base. Voilà un très bon jeu de billard dans ses sensations, c’est une certitude. L’expérience se fait soignée d’un bout à l’autre : quand on entre dans une salle, et que l’on découvre cette ambiance si typique des salles destinées à cette pratique, on est de suite charmé. Le gameplay en lui-même se fait évidemment limité : on vise avec la caméra. Puis on a recours au stick, que l’on utilise de l’arrière vers l’avant, se charge de la puissance. Ce système sans jauge apporte pas mal d’énergie et d’immersion, c’est une bonne idée, même si certains pourront regretter une précision moins élaborée. Bien entendu, il est question de jouer avec la physique afin de provoquer des effets. Sur ce point, il faut être clair : le jeu donne dans la simulation. N’attendez pas de sensations arcade, mais un réalisme marié à une prise en mains aussi simple qu’efficace.

Plaisir de la prise en mains, et technique étonnante

Et n’ayez pas peur, si vous êtes du genre à frémir à la lecture de mots comme spin, snooker, US 8-Ball, Royal Rumble etc. Pure Pool vous offre non seulement un tutoriel solide (d’autant plus que, on vous l’assure, vous comprendrez les mécaniques très rapidement), mais aussi toutes les règles de chacun de ces modes. Ceux-ci, d’ailleurs, sont évidemment au centre de l’expérience. Le plus costaud des contenus, celui qui va attirer toute votre attention, est la Campagne. Il ne faut pas en attendre la moindre scénarisation, on n’est pas dans un NBA 2K ou un FIFA, mais on apprécie cette folle quête aux sommets des classements. On aurait sans doute aimé un plus gros travail sur les adversaires, qu’on nous les rende plus marquant que de simple intelligences artificielles, mais en l’état on apprécie grandement de récupérer des étoiles, et de s’ouvrir la porte des quelques quatre-cent-quatre-vingts épreuves disponibles. Signalons trois niveaux de difficulté : Amateur, Pro et Maître, et ce dernier va vous donner des sueurs froides.

Nous vous l’avancions plus haut, et il faut le répéter : Pure Pool met le paquet sur son ambiance visuelle. Les salles ont ce charme jazzy très typique, la direction artistique se révèle excellente avec ces éclairages jouant directement sur les couleurs. VooFoo Studios peut même se targuer de livrer un jeu assez impressionnant dans sa pure technique. En docké, le soft monte à 1080p. En nomade, on est sur du 720p mais, vous vous en doutez, la nature de l’écran fait en sorte que les textures sont plus nettes dans cette configuration. Mais le vrai coup de cœur va au framerate : il est sur du soixante images par seconde, et constamment. LE tout baigné de musiques qui jouent beaucoup dans l’impression de détente qui se dégage du résultat. Voilà qui ne fait qu’ajouter à notre engouement, tout juste entamé par l’absence remarquée d’un angle de caméra plus éloigné.

Note : 15/20

On ne l’a pas vu venir, et pourtant Pure Pool se révèle un véritable bon jeu de billard. La prise en mains se fait hyper rapide et agréable, on apprécie particulièrement l’utilisation du stick et non d’une jauge, ce qui travaille non seulement l’immersion mais aussi la concentration. Le mode Campagne se fait plus costaud qu’espéré, et vous allez en baver pour compléter le contenu dans son entièreté. Enfin, notons une technique soignée, notamment avec une fluidité sans anicroche. On regrette tout de même l’absence d’angles de caméra éloignés, ce qui gâche parfois la lisibilité. Et, aller, ça manque peut-être d’un peu de personnalité chez les adversaires. Mais, globalement, on est sur du bien bon petit jeu.

Auteur

  • Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015. Manque clairement de sommeil.

7/10

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