[Test] Monster Energy Supercross 4 : une progression notable

Caractéristiques

    • PlayStation 5
    • Xbox One
    • PlayStation 4
    • PC
    • Xbox Series X/S
  • Développeur : Milestone
  • Editeur : THQ Nordic
  • Date de sortie : 11 mars 2021
  • Acheter : Cliquez ici

Monster Energy Motocross 4 se plaît bien sur PS5

image test monster energy motocross 4

Depuis peu passé sous le giron de THQ Nordic, le studio italien Milestone continue de produire du soft à rythme stakhanoviste. Le spécialiste du jeu de course, et particulièrement prolixe du côté de la moto, a accouché de pas moins de quatre bébés en 2020 : MXGP 2020, Ride 4, MotoGP 2020 et un certain Monster Energy Supercross 3. Ce dernier marquait une certaine avancée pour la licence officielle, notamment grâce à des sensations de conduites rééquilibrées. Mais tout de même, le résultat était encore loin d’être tout à fait satisfaisant. Une courbe de progression existait donc, et l’on espérait que le désormais disponible Monster Energy Supercross 4 l’exploite.

Comme d’habitude quand on lance un jeu Milestone pour la première fois, on se doit de personnaliser un pilote. Du nom à son équipe officielle, rappelons que Monster Energy Supercross 4 est un titre sous licence, on peut tout régler. Dès lors, le soft nous propose de nous lancer dans une course d’entrainement, en fait un véritable tutoriel. C’est au cours de celui-ci que les joueurs ayant apprécié les avancées du troisième opus seront déjà rassurés : les sensations de conduite restent toujours aussi bonnes. S’il n’y a pas de très nette améliorations de ce côté, il faut bien dire que la base se suffit à elle-même pour proposer un résultat satisfaisant. On sent particulièrement bien le poids de la bécane, ne pensez donc pas vous envoler à la moindre bosse, ce n’est pas le genre de la maison. Mais en cas d’accident, sachez tout de même qu’une option de rewind existe, pour les mauvais perdants. Et attention, pour l’utiliser il faudra le mériter en réussissant des figures.

La prise en mains de Monster Energy Supercross 4 se situe entre l’arcade et la simulation, avec une priorité pour cette dernière. Dès la phase de démarrage, laquelle demande une manipulation pour préparer l’accélération, on comprend que la position du pilote a une certaine importance. Une partie du succès ne peut être atteignable que si vous prenez en compte le moteur physique, en visant l’équilibre à la réception et la vitesse juste au moment d’engager une bosse. Dès lors, on prend toujours plaisir à poser les deux deux roues avec justesse, car la qualité de l’atterrissage est bien récompensée en terme de prise de vitesse. Idem, il va falloir apprendre à freiner, et surtout déraper, car le hors piste ne pardonne pas et une bonne trajectoire en sortie de courbe est primordiale. Les différentes figures restent compliquées à sortir, mais là encore elles sont bien primée avec une petite poussée en cas de réussite. Par contre, toujours aucune avancée dans les contacts avec les autres bolides : ils sont globalement très punitifs pour le joueur, et très peu chez une intelligence artificielle parfois très (trop) agressive.

Le mode carrière enfin digne de ce nom

image gameplay monster energy motocross 4

Globalement, on peut donc écrire que le gameplay fait du surplace sans qu’on s’en plaigne. Heureusement, ce n’est pas le cas pour le mode Carrière : il devient enfin digne de ce nom. C’est précisément ici qu’on attendait particulièrement Monster Energy Supercross 4, car son prédécesseur décevait sur ce point. Adieu la seule répétition des courses, on a désormais une véritable animation de ce championnat. On reste dans du classique, entendons-nous bien, mais le contenu fait toute la différence : on a droit à une progression dans les catégories, des défis entre les compétitions qui rapportent des points de compétences selon le score obtenu. Car oui, un arbre de compétences a fait son apparition, permettant de parfaire six branches : virage, résistance physique, scrub, freinage, contrôle de la moto. Et plus vous ferez germer tout ça, plus vous sentirez le pilote de plus en plus maitrisable. Et vous aurez bien besoin de ça, tant les adversaires ne prendront pas de pincettes : le jeu s’avère plus difficile que les précédents opus, et d’assez loin, il manque peut-être un mode pour les novices. Accrochez-vous, car les premières courses sont un peu frustrantes.

Avec une trentaine de circuits officiels, et tous les vrais pilotes, Monster Energy Supercross 4 s’assure un contenu qui plaira aux fans de la licence. Mais ce n’est pas tout, car vous aurez aussi accès à quelques à-côté. En premier lieu, le Complexe offre divers terrains de jeu ouverts, que l’on peut parcourir comme bon nous semble. C’est une très bonne idée, apparue auparavant mais ici amélioré dans son level design, qui permet au joueur de souffler un peu entre deux circuits fermés notamment en dénichant des objets cachés. Et une surprise attend ceux qui les trouveront tous ! On compte aussi le retour de l’éditeur de circuits, toujours agréable à utiliser mais manquant peut-être un peu de folie dans les possibilités offertes. Enfin, le multijoueur est aussi de la partie, mais seulement en ligne. C’est un peu dommage, mais signalons que le mode est à la fois fonctionnel et bien peuplé, c’est positivement surprenant.

Enfin, Monster Energy Supercross 4 se devait de démontrer que Milestone a fait le bon choix en sortant le jeu non seulement sur ancienne génération, mais surtout sur la nouvelle. Notre test s’est déroulé sur PlayStation 5, et l’on continue de penser qu’il s’agit de la meilleure console pour savourer un jeu de course, essentiellement grâce à la Dual Sense. Le studio démontre qu’il a bien capté l’intérêt des vibrations haptiques : elles sont effectivement d’une grande précision, s’adapte bien aux remous des pneus. Aussi, la résistance des gâchettes apportent un grand plus dans le ressenti. Techniquement, c’est là aussi satisfaisant : le 60 fps est constant, nous n’avons remarqué aucune baisse de fluidité. Les bords de circuits sont assez nets, l’impression de vitesse bien présente. Le Complexe n’est pas une énorme claque visuelle, mais ses textures restent clairement au-dessus de tout ce que la licence a produit auparavant.

Note : 15/20

Milestone est l’un des seuls studios qui progresse à chacun des jeux sortis, et ce dans toutes ses licences. Monster Energy Supercross 4 démontre encore ce fait. Le gameplay ne bouge pas spécialement, on retrouve donc les bases satisfaisante du troisième opus, tout de même complétées par quelques réglages comme le rewind. Par contre, là où ça avance, c’est dans le mode Carrière. Il est enfin digne de ce nom, et l’on apprécie l’apparition d’un arbre de compétence. On regrettera tout de même une difficulté parfois frustrante, surtout dans des premières courses sans pitié pour les débutants. Mais en s’accrochant on parvient à progresser, bien motivé par une technique là aussi solidifiée.

Auteur

  • Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015 avant de lancer Jeux Vidéo Plus en 2021. Manque clairement de sommeil.

7/10

Réagir à l’article

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.