Caractéristiques
- Titre : Wedding Nightmare : deuxième partie
- Titre original : Ready or Not 2: Here I Come
- Réalisateur(s) : Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett
- Avec : Samara Weaving, Kathryn Newton, Sarah Michelle Gellar, Shawn Hatosy, David Cronenberg, Elijah Wood, Kevin Durand et Nestor Carbonell
- Distributeur : The Walt Disney Company France
- Genre : Epouvante-horreur, Thriller
- Pays : Etats-Unis
- Durée : 108 minutes
- Date de sortie : 8 avril 2026
- Acheter ou réserver des places : Cliquez ici
- Note du critique : 7/10 par 1 critique
Suite de Wedding Nightmare sorti en 2019 et toujours réalisé par Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett (Scream 5, Scream VI, Abigail), Wedding Nightmare : deuxième partie retrouve Grace juste après avoir échappé à l’attaque sans merci de la famille Le Domas. Elle découvre qu’elle vient d’atteindre un nouveau niveau dans ce jeu cauchemardesque – et elle aura à ses côtés sa sœur, dont elle s’était éloignée, Faith. Elle n’aura qu’une seule chance pour à la fois survivre, protéger sa sœur et revendiquer le Haut Siège du Conseil qui gouverne le monde. Cette fois, quatre familles rivales la traquent pour s’emparer du trône, et celle qui l’emportera aura le pouvoir absolu.
Un univers élargi et un chaos maîtrisé
Suite à l’excellente surprise qu’avait été Wedding Nightmare en 2019, la perspective d’un second opus suscitait autant d’attentes que de craintes. Comment prolonger un concept aussi efficace sans tomber dans la redite ? Avec Wedding Nightmare : Deuxième Partie, le duo Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett choisit une voie à la fois logique et risquée : appliquer en partie la même formule tout en élargissant considérablement l’univers, avec encore plus de fun et de morts gores. L’histoire reprend directement après les événements du premier film. Survivante du massacre orchestré par la famille Le Domas, Grace (Samara Weaving, toujours aussi investie et délicieusement bad-ass) se retrouve propulsée à un tout autre niveau de ce “jeu” macabre, désormais au cœur d’un affrontement entre plusieurs familles rivales prêtes à tout pour accéder au pouvoir absolu.
Ce changement d’échelle transforme le huis clos initial en une lutte d’influence beaucoup plus vaste, presque politique dans ses enjeux : il n’est plus seulement question de survivre — même si cela reste un moteur essentiel — mais bien de dominer. Le film adopte ainsi une structure plus expansive. Là où le premier opus brillait par sa simplicité et son efficacité immédiate, cette suite développe une véritable mythologie : le Conseil, les différentes familles, les règles du jeu. Le récit se fait alors moins surprenant, mais gagne en densité, offrant un univers plus riche, quoique parfois un peu surchargé.

Un cœur familial au milieu du chaos
L’introduction de Faith (Kathryn Newton, visiblement ravie d’évoluer dans ce registre), la sœur de Grace, apporte une dimension supplémentaire. Leur relation, marquée par l’éloignement, sert de fil émotionnel dans un ensemble autrement très tourné vers le spectacle. Sans être particulièrement approfondie, cette dynamique suffit à apporter un minimum d’ancrage émotionnel et à éviter que le film ne se résume à une simple succession de séquences violentes.
Les personnages secondaires, issus des différentes familles, souvent volontairement caricaturaux, participent pleinement à l’excès assumé du film. Le casting — avec, entre autres, Sarah Michelle Gellar, Shawn Hatosy, Kevin Durand ou encore Nestor Carbonell — s’en donne à cœur joie. Et il y a aussi le personnage interprété par Elijah Wood, qui réserve quelques surprises qu’on vous laisse découvrir. Cette énergie communicative nourrit à la fois l’humour noir et la violence outrancière, renforçant le plaisir immédiat du spectacle.

Puissance, rivalité et plaisir coupable
Au-delà de son aspect ludique et brutal, le film explore des notions de pouvoir, de rivalité et de stratégie. L’évolution de Grace, couplée à l’introduction de Faith, apporte une légère épaisseur thématique. Le long-métrage ne se contente pas de reproduire l’original : il cherche à enrichir son univers et à étendre ses enjeux, quitte à perdre un peu en efficacité.
La violence, déjà marquante dans le premier film, se fait ici plus généreuse et décomplexée. Le gore et l’humour noir sont pleinement assumés, trouvant un équilibre efficace entre démesure et plaisir du spectateur. Les excès, les morts inventives et les situations absurdes participent à ce ton satirique et ludique. On rit autant qu’on grimace, et le film conserve ce plaisir coupable qui faisait déjà le sel du premier opus.

Une mise en scène énergique mais excessive
Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett confirment leur capacité à orchestrer un chaos maîtrisé, avec une mise en scène toujours aussi dynamique et lisible malgré la multiplication des enjeux et des personnages. Les affrontements entre familles débordent d’énergie et donnent lieu à des séquences spectaculaires, parfois même jubilatoires, portées par un sens du rythme indéniable et un goût assumé pour l’excès. Le duo accentue ici sa mise en scène en privilégiant un montage plus nerveux, des mouvements de caméra plus amples et une approche visuelle plus démonstrative. Cette montée en puissance renforce le caractère ludique et cartoonesque de certaines scènes, en parfaite adéquation avec le ton du film. L’humour noir passe autant par le cadre que par le timing, et certaines idées de mise en scène viennent efficacement souligner l’absurdité des situations.
Néanmoins, cette volonté d’en faire toujours plus se retourne parfois contre le film. La surenchère visuelle et narrative finit par diluer l’impact de certaines séquences, qui peinent à retrouver la tension sèche et immédiate du premier opus. Cependant, la direction artistique accompagne efficacement cette évolution. Les décors, plus variés et plus imposants, les costumes marqués et la bande-son énergique participent pleinement à la construction de cet univers élargi. L’ensemble dégage une énergie continue, où tension et humour cohabitent avec une certaine fluidité, maintenant l’attention malgré quelques longueurs et un léger sentiment de dispersion.
Wedding Nightmare : Deuxième Partie n’a peut-être pas la fraîcheur de son prédécesseur, mais cette suite a le mérite d’assumer ses ambitions. Plus ample, plus bruyante, parfois inégale, elle n’en reste pas moins un divertissement solide, drôle et généreusement sanglant. Une suite imparfaite, certes, mais suffisamment audacieuse pour éviter l’anecdote… et toujours aussi fun.




