Caractéristiques
- Titre : Colossal
- Réalisateur(s) : Nacho Vigalondo
- Avec : Anne Hathaway, Austin Stowell, Dan Stevens, Jason Sudeikis, Tim Blake Nelson...
- Editeur : Rimini éditions
- Date de sortie Blu-Ray : 8 juillet 2026
- Date de sortie originale en salles : 26 juillet 2017 en VOD
- Durée : 114 minutes
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- Note : 8/10 par 1 critique
Image: 4,5/5
Colossal a été tourné en numérique (aucune information complémentaire disponible concernant le matériel utilisé) et le Blu-ray est proposé dans son format respecté 2.39:1. Le transfert HD se montre globalement très convaincant, avec une excellente définition, une belle clarté et une netteté assez constante tout au long du métrage. Quelques plans affichent néanmoins de légères baisses de régime, accompagnées d’une discrète augmentation du bruit numérique, mais ces écarts restent rares et n’altèrent jamais réellement la qualité générale du visionnage.
Le niveau de détails est particulièrement solide. Les décors des extérieurs de la petite ville où vit Gloria, les rues de Séoul ou encore l’intérieur du bar bénéficient d’une belle précision, tandis que les visages affichent une finesse appréciable, permettant de restituer correctement les textures de peau, les barbes et les différents éléments de maquillage. Les costumes profitent également d’une texture convaincante. La profondeur de champ offre une belle sensation de relief et participe à la qualité globale de l’image. Les quelques effets spéciaux numériques, notamment les créatures géantes, les robots et leurs destructions, s’intègrent correctement au rendu HD et restent convaincants malgré quelques limites inhérentes à la définition du support.
La photographie naturelle et équilibrée du film est parfaitement respectée. Les couleurs affichent une saturation maîtrisée, avec une mise en valeur particulièrement réussie lors des séquences dans le bar où les teintes plus chaudes apportent une atmosphère spécifique. Les contrastes se montrent précis et offrent une image agréable à l’œil. Les scènes sombres et nocturnes, notamment celles se déroulant à Séoul, conservent une bonne lisibilité grâce à des noirs globalement profonds. Les blancs et les teintes de peau restent également naturels.
On relèvera enfin quelques très rares micro-saccades, sans conséquences réelles sur l’expérience de visionnage. Un master HD de qualité, seulement pénalisé par quelques défauts mineurs. Débit moyen image : 32,7 Mbps.
Son : 4/5
Rimini Editions (Le Cri des Ténèbres, Coffret trilogie Les Démons du Maïs) propose deux premières pistes en DTS-HD Master Audio 5.1. Ces dernières se montrent puissantes comme il faut, bien réparties sur l’ensemble des canaux, avec une belle précision et une dynamique suffisamment ample lors des séquences d’action. Le point fort de ces pistes reste évidemment les scènes impliquant le monstre et le robot à Séoul. Les destructions urbaines bénéficient d’une ampleur digne d’une production beaucoup plus spectaculaire, avec une excellente utilisation des effets surround et du canal LFE. La scène où Oscar déclenche d’importants feux d’artifice dans le bar constitue également un excellent moment sonore, particulièrement immersif.
Le reste du mixage repose davantage sur les ambiances de la petite ville américaine et du bar, avec des effets d’environnement parfaitement répartis sur les différentes enceintes. La musique est, quant à elle, bien intégrée à l’ensemble sans jamais couvrir les autres éléments du mixage. Le canal LFE est principalement sollicité lors des apparitions du monstre et du robot, ce qui paraît parfaitement logique au regard du spectacle proposé. Les dialogues restent parfaitement clairs en version originale. La piste française affiche un niveau sonore légèrement supérieur, mais celui-ci n’empiète jamais réellement sur le mixage original. Le débit moyen pour la piste VO est de 3,2 MBPS, avec des montées à 4,8 MBPS. Pour la piste VF, le débit moyen est de 3 MBPS avec des montées à 4,7 MBPS.
Deux pistes alternatives en DTS-HD Master Audio 2.0 sont également disponibles. Ces dernières remplissent correctement leur rôle, avec une restitution stéréo propre et équilibrée. La musique, les chansons ainsi que les effets d’ambiance et d’action sont correctement répartis sur les deux canaux. Les dialogues restent clairs en version anglaise, tandis que le doublage français conserve, là encore, un niveau légèrement plus élevé mais toujours sans empiéter sur le mixage original. Des pistes stéréo alternatives tout à fait adaptées au film. Le débit moyen est de 2MBPS avec des montées à 2,3MBPS pour les deux pistes.
Bonus : 3/5
- Entretien avec Natacha Vas-deyres (30′)
- Making-of (20′)
Le premier bonus est un entretien avec Natacha Vas-Deyres, professeure de chaire supérieure et spécialiste de la science-fiction littéraire et cinématographique. Elle revient sur les débuts du réalisateur Nacho Vigalondo, l’origine du projet, la construction du récit, le passage du film de science-fiction vers la chronique d’une relation toxique, les thèmes de l’alcoolisme, du drame intime, ainsi que l’utilisation des Kaijus et la conclusion du film. Une intervention intéressante et particulièrement pertinente, offrant une véritable analyse du long-métrage.
Le second bonus est un making-of assez court dans lequel l’équipe du film revient sur l’histoire, les personnages, la relation entre Gloria et Oscar ainsi que les différentes thématiques abordées. Tourné pendant la production, il reste classique dans sa forme mais apporte plusieurs éléments intéressants sur la conception du film et constitue un complément appréciable.
Conditions du test
- TV 4K UHD Sony Bravia KD49XF7077SAEP
- Lecteur Blu-ray Samsung 4K UHD UBD-M8500
- Ampli Yamaha 4K UHD YHT-1840
Synopsis
Gloria est une jeune new-yorkaise sans histoire. Mais lorsqu’elle perd son travail et que son fiancé la quitte, elle est forcée de retourner dans sa ville natale où elle retrouve Oscar, un ami d’enfance. Au même moment, à Séoul, une créature gigantesque détruit la ville. Gloria découvre que ses actes sont étrangement connectés à cette créature. Tout devient hors de contrôle, et Gloria va devoir comprendre comment sa petite existence peut avoir un effet si colossal à l’autre bout du monde…
Le Film
Avec Colossal, Nacho Vigalondo détourne habilement les codes du film de monstres pour en faire une œuvre bien plus intime et surprenante. Derrière son concept improbable se cache une réflexion sur les relations toxiques, le pouvoir et la responsabilité, portée par une mise en scène qui oscille avec aisance entre comédie, fantastique et drame psychologique. Anne Hathaway livre une prestation particulièrement convaincante, tandis que Jason Sudeikis surprend dans un registre beaucoup plus sombre qu’à l’accoutumée. Si le film souffre parfois de quelques ruptures de ton et d’un dernier acte un peu moins maîtrisé, il n’en demeure pas moins une proposition originale, intelligente et singulière, qui confirme tout le talent de Nacho Vigalondo pour mêler cinéma de genre et regard profondément humain.
