Caractéristiques
- Titre : Good Luck, Have Fun, Don't Die
- Réalisateur(s) : Gore Verbinski
- Avec : Sam Rockwell, Haley Lu Richardson, Michael Peña, Zazie Beetz, Asim Chaudhry, Tom Taylor, Juno Temple...
- Editeur : Metropolitan FilmExport
- Date de sortie Blu-Ray : 11 septembre 2026
- Date de sortie originale en salles : 15 avril 2026
- Durée : 135 minutes
- Acheter : Cliquez ici
- Note : 6/10 par 1 critique
Image : 4,5/5
Good Luck, Have Fun, Don’t Die a été tourné en numérique avec une Arri Alexa Mini LF et le Blu-ray, proposé dans son format respecté 2.39:1, s’avère très convaincant. La définition se montre solide tout au long du film, avec une belle clarté et une netteté précise. On relève toutefois une dizaine de plans, principalement dans les séquences les plus sombres, où le bruit numérique se fait légèrement plus présent. En dehors de ces rares passages, le piqué reste précis et met parfaitement en valeur les nombreux détails des visages, qu’il s’agisse des barbes de Sam Rockwell ou encore des blessures.
Les textures des costumes, notamment celui de l’homme venu du futur, bénéficient d’une reproduction soignée, tout comme celles des différents décors. Qu’il s’agisse des intérieurs, du restaurant à la maison aperçue vers la fin du film, ou des extérieurs, notamment les rues, le niveau de détails demeure satisfaisant. Les effets spéciaux numériques passent globalement bien à l’échelle de la HD, même si certains montrent leurs limites dans les dernières séquences. La profondeur de champ est, elle aussi, correctement gérée.
L’étalonnage privilégie un rendu naturel, avec notamment des teintes orangées et boisées particulièrement présentes dans le restaurant. Le choix est d’autant plus important que le film se déroule majoritairement de nuit et comporte de nombreux extérieurs nocturnes. Les contrastes sont bien maîtrisés, avec de beaux détails conservés dans les zones d’ombre. Les noirs se montrent suffisamment profonds sans jamais être bouchés et les scènes les plus sombres restent parfaitement lisibles. Les hautes lumières, peu nombreuses, sont correctement gérées, tandis que les blancs et les teintes de peau sont respectés.
Quelques très légères saccades ont été détectées au début du film, mais rien de véritablement problématique. Au final, nous avons droit à un beau master HD, solide et homogène, qui restitue correctement l’esthétique numérique du long-métrage. Le débit vidéo moyen atteint 28,8 Mb/s.
Son : 4/5
Metropolitan FilmExport (District 9, Vicky Cristina Barcelona) propose deux pistes DTS-HD Master Audio 5.1, pour la VO et la VF. Toutes deux bénéficient d’un mixage suffisamment puissant, ample et dynamique lorsque le film le réclame. Il ne faut évidemment pas s’attendre à un déferlement d’effets, Good Luck, Have Fun, Don’t Die n’étant pas particulièrement conçu pour mettre un home cinéma à rude épreuve. Quelques séquences permettent néanmoins de solliciter efficacement les différents canaux. C’est notamment le cas de la scène du parking, de celle impliquant le chat ou encore du final, avec les tirs, les chutes, les déplacements du chat géant et les différents événements prenant place au cœur de l’IA.
La spatialisation se montre alors efficace, sans jamais paraître artificielle. Les effets d’ambiance sont également bien reproduits, qu’il s’agisse des sirènes de police, de l’activité dans le lycée ou encore de l’atmosphère du restaurant. La musique s’intègre correctement au reste du mixage et le canal LFE, relativement discret, intervient avec suffisamment de retenue lorsque cela est nécessaire. Les dialogues restent parfaitement intelligibles en version originale, tandis que la version française bénéficie d’un niveau sonore équilibré et respecte correctement le mixage d’origine. Au final, les deux pistes remplissent parfaitement leur rôle pour ce type de long-métrage. Le débit audio moyen s’établit à 1,8 Mb/s, avec des pointes à 3,7 Mb/s.
Une piste d’audiodescription est également disponible.
Bonus : 1/5
- Making-of (5′)
Seul bonus de cette édition, un petit making-of qui réunit Sam Rockwell, Juno Temple, Michael Peña et Zazie Beetz, qui évoquent brièvement leurs personnages, les thèmes du film, les costumes, les décors ainsi que leur collaboration avec le réalisateur Gore Verbinski. Une featurette sympathique mais beaucoup trop courte et surtout assez promotionnelle, qui reste très superficielle sur la conception du film.
Conditions du test
- TV 4K UHD OLED Samsung S90F
- Lecteur Blu-ray Samsung 4K UHD UBD-M8500
- Ampli Yamaha 4K UHD YHT-1840
Synopsis
Un soir, dans un resto minable de Los Angeles, un homme étrange et débraillé débarque avec un détonateur à la main et affirme venir du futur. Ce serait la 117ème fois qu’il remonte le temps pour empêcher l’apocalypse déclenchée par une IA et sauver une humanité lobotomisée par les écrans. Son ultime stratégie : recruter les clients du restaurant pour former une équipe capable de sauver le Monde. Si ce groupe aussi improbable que mal préparé y parvient, alors l’Humanité a peut-être encore une chance… Ou peut-être pas. Qui sait ?
Le Film
Avec Good Luck, Have Fun, Don’t Die, Gore Verbinski signe un retour aussi déjanté qu’ambitieux, dans lequel le réalisateur retrouve son goût pour les univers absurdes, les changements de ton et les récits qui partent dans plusieurs directions à la fois. Le film mélange science-fiction, comédie et satire technologique avec une énergie communicative. Derrière son apparente folie, le long-métrage développe également une réflexion assez pertinente sur l’intelligence artificielle, notre dépendance aux technologies et la place croissante qu’elles occupent dans nos vies. Verbinski ne cherche toutefois jamais à délivrer son propos de manière trop sérieuse et préfère multiplier les idées, les situations absurdes et les ruptures de ton.
Cette générosité constitue aussi la principale faiblesse du film. À force d’accumuler les flashbacks, les détours narratifs et les concepts, le long-métrage finit parfois par perdre en fluidité, tandis que ses 2 h 14 donnent ponctuellement l’impression que le scénario aurait gagné à être davantage resserré. Malgré ses excès et quelques baisses de rythme, le film reste une proposition suffisamment originale et personnelle pour emporter l’adhésion. Gore Verbinski assume pleinement son côté foutraque et visuellement généreux, tandis que Sam Rockwell lui apporte l’énergie nécessaire pour maintenir l’ensemble à flot. Une science-fiction déjantée, imparfaite mais réjouissante, qui rappelle surtout à quel point le cinéma de Verbinski peut être difficile à enfermer dans une case.
