Caractéristiques
- Titre : The Furious
- Titre original : Huo zhe yan
- Réalisateur(s) : Kenji Tanigaki
- Avec : Xie Miao, Joe Taslim, Brian Le...
- Editeur : Metropolitan FilmExport/ HK Vidéos
- Date de sortie Blu-Ray : 23 octobre 2026
- Date de sortie originale en salles : 10 juin 2026
- Durée : 113 minutes
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- Note : 8/10 par 1 critique
Image 4K : 5/5
The Furious a été tourné en numérique, à l’aide de caméras Sony CineAlta Venice 2 et DJI Ronin 4D. Présenté dans son format d’origine respecté de 2.39:1, ce Blu-ray 4K est issu d’un master 4K. Il bénéficie d’une compression HEVC/H.265, d’un encodage BT.2020, d’un large espace colorimétrique, ainsi que des technologies HDR10 et Dolby Vision.
L’image s’avère claire et nette, avec une très belle stabilité tout au long du film. Aucun excès de bruit numérique ne vient perturber le visionnage. Le piqué affiche une superbe précision : les décors thaïlandais, qu’ils soient intérieurs ou extérieurs, révèlent de nombreux détails. Les visages mettent finement en valeur les maquillages des blessures, ainsi que les pores de la peau. Les textures des costumes profitent également d’un excellent niveau de définition. Les effets spéciaux passent majoritairement très bien en UHD, même si quelques plans laissent entrevoir leurs limites — et, par extension, celles du budget. La profondeur de champ est quant à elle parfaitement maîtrisée, aussi bien dans les séquences en intérieur qu’en extérieur.
Du côté des contrastes et de la plage dynamique, le rendu se veut très sombre, avec une dominante parfois bleu nuit, parfois verdâtre, surtout lors des scènes nocturnes, en intérieur ou faiblement éclairées. Les séquences de jour affichent en revanche une photographie réaliste, sans dominante particulière. Les contrastes sont bien gérés, avec de bons détails dans les zones d’ombre et des noirs suffisamment profonds, sans jamais se montrer bouchés. Les scènes nocturnes restent constamment lisibles, tandis que les hautes lumières, relativement peu présentes, sont parfaitement maîtrisées. Les teintes de peau demeurent naturelles et les blancs sont bien respectés.
Nous avons relevé deux ou trois très légères saccades qui n’altèrent en rien le confort de visionnage. Il s’agit donc d’un superbe master 4K, quasiment de démonstration, qui permet de profiter pleinement du film.
Son : 4/5
Metropolitan FilmExport (Red Sonja, Good Luck, Have Fun, Don’t Die) propose une piste anglaise en Dolby Atmos, avec un core Dolby TrueHD 7.1. Elle devrait ravir les amateurs d’Atmos : puissante, ample, bien répartie et correctement spatialisée, elle déploie tout son potentiel durant les scènes de combat, omniprésentes. Chaque coup, chute ou impact est solidement appuyé par les différents canaux, notamment les surrounds et les canaux arrière. Les canaux de hauteur sont principalement sollicités lors des chutes depuis de grandes hauteurs, des scènes de pluie et de certains effets d’ambiance en milieu urbain.
La musique s’intègre également très bien à l’ensemble. C’est toutefois l’utilisation du canal LFE qui se révèle la plus pertinente et surprenante, en renforçant chaque coup, tir ou chute. Les basses fréquences sont ainsi particulièrement bien exploitées. Enfin, les dialogues, entendus dans plusieurs langues, demeurent parfaitement clairs tout au long du film. Si cette piste ne mise pas sur une sollicitation permanente des enceintes Atmos, elle met idéalement en valeur les combats, ce qui constitue l’essentiel ici. De ce point de vue, il s’agit d’une piste de démonstration qui plaira assurément aux amateurs de films d’arts martiaux.
La piste française est proposée en DTS-HD Master Audio 5.1. Puissante et bien répartie, elle privilégie elle aussi les effets de combat et les impacts sur les différents canaux. Les surrounds sont efficacement exploités, tandis que la musique se fond harmonieusement au mixage. Comme sur la piste Atmos, le caisson de basses est très sollicité pour appuyer les coups, les tirs et les chutes. Le volume du doublage français est légèrement élevé, mais n’empiète pas sur l’équilibre général du mixage. Il s’agit d’une piste VF efficace et largement suffisante pour profiter du film dans de bonnes conditions.
Une piste d’audiodescription est également incluse.
Bonus : 3/5
- Making-of (42′)
- Combat à cinq (16′)
- Scènes coupées (2′)
Nous commençons par le making-of du film qui revient avec l’équipe sur les différents styles d’arts martiaux utilisés, l’identité de chaque personnage, le casting, les scènes de combat, les cascades, le tournage en Thaïlande, l’équipe technique et les effets sonores. Assez complet et très intéressant, ce module s’adresse tout particulièrement aux amateurs de films d’arts martiaux.
Combat à cinq est un second making-of, cette fois entièrement consacré au combat final. Il détaille les différentes étapes de sa conception, les chorégraphies et la mise en scène. Un bon complément au module principal.
Enfin, les trois scènes coupées sont très courtes. Deux d’entre elles apportent une forme de conclusion à certains personnages, tandis que la dernière ajoute une petite précision. Rien d’essentiel, mais leur présence reste appréciable.
Conditions du test
- TV 4K UHD OLED Samsung S90F
- Lecteur Blu-ray Samsung 4K UHD UBD-M8500
- Ampli Yamaha 4K UHD YHT-1840
Synopsis
Après l’enlèvement de sa fille par un réseau criminel et face à l’inaction de la police, Wang Wei se lance dans une traque implacable pour la retrouver. Son seul allié, Navin, est un journaliste tenace dont la femme a mystérieusement disparu. Unis par un même désir de vengeance, ces deux hommes que tout oppose affrontent les ravisseurs dans un face-à-face explosif mêlant arts martiaux et justice sans merci.
Le Film
Avec The Furious, Kenji Tanigaki livre un film d’action aussi brutal que généreux, qui fait des arts martiaux son principal argument. L’histoire, qui suit un père lancé à la recherche de sa fille enlevée par un réseau criminel, ne brille pas particulièrement par son originalité et sert avant tout de prétexte à une déferlante de violence. Mais le réalisateur connaît parfaitement son domaine et entend bien en exploiter toutes les possibilités. Porté par des interprètes pleinement investis physiquement, le film multiplie les affrontements d’une intensité impressionnante, où chaque coup semble faire des dégâts considérables.
C’est évidemment dans ses scènes de combat que le film révèle toute sa puissance. Kenji Tanigaki fait preuve d’une véritable maîtrise dans la manière de chorégraphier et de filmer les affrontements, en jouant sur les styles martiaux, les mouvements de caméra et l’utilisation du décor. Les combats gagnent ainsi en variété et en inventivité, sans se limiter à une succession de coups échangés mécaniquement. La brutalité est bien présente, parfois jusqu’à l’excès, mais elle s’accompagne d’une énergie communicative et d’un sens du spectacle qui rendent l’ensemble particulièrement jubilatoire. Si le récit reste conventionnel et que certains personnages manquent d’épaisseur, ces limites pèsent finalement assez peu face à la générosité du spectacle proposé.
Sans chercher à révolutionner le cinéma d’action, The Furious en rappelle ce qui fait toute la saveur : des combattants impressionnants, des chorégraphies millimétrées et une mise en scène qui privilégie l’efficacité sans sacrifier l’inventivité. Kenji Tanigaki signe ainsi un défouloir martial particulièrement réjouissant, qui assume pleinement ses excès et sait récompenser les amateurs du genre. Une proposition certes classique sur le fond, mais suffisamment virtuose dans son exécution pour emporter l’adhésion.

