[Vite joué] Faeria, Ghostbusters, Star Trek, Suicide Squad, FF Brave Exvius

image terrain faeriaFaeria

Caractéristiques

  • Test effectué sur : Steam
  • Genre : Jeu de carte stratégique
  • Distributeur : Abrakam
  • Développeur : Abrakam

Premier jeu à passer au crible dans cette rubrique… et premier coup de cœur. On vous le dit de suite : Faeria fera l’objet d’un test plus étendu un peu plus tard tant il nous a impressionné sur plusieurs points. Le premier est évidemment le concept en lui-même, l’idée directrice qui anime le très sympathique studio Abrakam : allier stratégie territoriale et jeu de carte classique. Cela se traduit à l’écran par un (très joli) plateau, sur lequel vous allez non seulement invoquer des créatures et effets sortis de votre desk, mais que vous devrez aussi aborder avec intelligence.

En effet, pour sortir une carte il va falloir remplir les conditions qu’elle exige, via une série de mesures claires comme de l’eau de roche : la somme d’énergie (appelée Faeria), ainsi que le type et nombre de terrains (forêt, désert etc) qu’il faut avoir construit sur le plateau. Sur la carte figure aussi les dégâts qu’elle provoque, ceux qu’elle peut encaisser et une description complète de ses effets. Le tout intégralement dans un français soignés, détail qui a son importance. Chaque tour vous permet de construire deux terrains, mais aussi de jouer une carte, et n’oubliez pas de confirmer votre tour. Le but est évidemment de terrasser son adversaire (un autre joueur ou l’IA), qui apparaît à l’écran comme une divinité ennemi. Chacun doit défendre au mieux son camp, et vous verrez que les choses se compliquent avec un certain bonheur.

Tout (ou presque) est expliqué via un tutoriel dont la clarté est en tous points exemplaire. Abrakam est un studio qui aime ses joueurs, et on le ressent : on aurait pu se retrouver perdu face aux possibilités offertes par ce gameplay, mais les développeurs ont tout fait pour nous mettre en situation d’apprentissage via des séquences à jouer très précises. Après quelques heures de jeu, on aura remarqué que la chance n’est pas invitée à la fête : qui construit bien gagne la partie, c’est aussi juste que ça. Comme écrit en préambule, Faeria est un jeu qui mérite un test en bonne et due forme, dès qu’on l’aura assez poussé dans ses retranchements. On précise que le jeu débarque en version free-to-play dès le 24 août 2016, et que non : ce ne sera absolument pas un « pay-to-win », les premières heures de jeu et la pluie de cartes à obtenir vous l’assurera. Cette sortie s’accompagnera de la version 0.8, qui apportera une grosse dose de nouveauté côté contenu, notamment dans la partie solo. Tout cela nous pousse à croire que l’on tient là un incontournable du genre…

image gameplay ghostbusters slime cityGhostbusters : Slime City

Caractéristiques

  • Test effectué sur : Android
  • Genre : Action, Gestion
  • Distributeur : Activision
  • Développeur : Activision

Alors que le film est entrain de bider comme c’est pas permis (retrouvez notre édito), Ghostbusters s’offre une aventure mobile, sous-titrée Slime City, histoire de proposer aux fans de sécher leurs larmes. Dans ce gros jeu qui pompera sans vergogne votre batterie, vous pourrez interpréter un chasseur de fantôme dans des séquences à la troisième personne bien nerveuses et pas dégueulasses visuellement. Aussi, il faudra gérer un peu tout : équipement, caserne, contrats, tout vous demandera de vous impliquer, et c’est plutôt bien vu.

Problème, si les premières dizaines de minutes s’annoncent plus que correctes, les limites nous explosent à la tronche bien trop vite, car Activision a choisi un modèle free-to-play qui s’apparente à un pay-to-win de bas étage. On se rend vite compte qu’améliorer son matériel devient obligatoire pour progresser, et accumuler de l’argent est si contraignant qu’on peine à y revenir après quelques parties. Aussi, les missions deviennent vite répétitives : sorte de rail-shooter en vue TPS, et l’on tapote, on recharge, on tapote jusqu’à en perdre la raison. Lassant. C’est dommage car le jeu foisonne d’idées, c’est bourré de contenu (pour un jeu mobile, s’entend), et l’ambiance musicale est très agréable. Mais sa taille (190Mo), son modèle économique, ses pubs sauvages, font qu’il rejoint bien vite son équivalent cinématographique aux oubliette. Aller, zou.

image wrath of gems star trekStar Trek : Wrath of Gems

Caractéristiques

  • Test effectué sur : Android
  • Genre : Match 3, RPG
  • Distributeur : Genera Games
  • Développeur : Genera Games

Là encore, on suit l’actualité cinéma en se frottant à Star Trek : Wrath of Gems, un Match 3 à forte tendance RPG et ce dans l’univers de monsieur Spock. Alors que le « fan service » marche à fond les ballons, et avec une vraie réussite tant le contenu ravira autant les fans de la première heure que des itérations plus modernes, on est là encore face à un modèle économique assez lamentable, qui handicape grandement le déroulé du soft. Pour faire simple, voilà un clone de Marvel Puzzle Quest mieux troussé mais un peu moins gâté techniquement.

Cela peut se jouer quelques dizaines de minutes, jusqu’à ce que les pièces viennent irrémédiablement à manquer, vous demandant de passer à la caisse ou d’attendre des événements journaliers pas folichons. Dommage, car le mode Histoire (qui aborde des événements officiels de la licence) et la collection de cartes avaient de quoi amuser, et les développeurs sont très à l’écoute de la communauté. Ce qui est toujours un bon point à souligner.

image mobile suicide squadSuicide Squad

Caractéristiques

  • Test effectué sur : Android
  • Genre : FPS
  • Distributeur : Warner Bros. International Enterprises
  • Développeur : Warner Bros. International Enterprises

Encore un jeu adapté d’un gros film actuellement en salles : Suicide Squad. Et encore un jeu qui met le paquet sur le rendu technique au risque de faire suer votre batterie. Mais, pour le coup, c’est plutôt pour la bonne cause car s’il n’est pas une totale réussite, ce jeu a au moins le mérite de remplir son objectif : amuser dans l’univers du film. Et, miracle, en proposant un modèle free-to-play pas trop intrusif : peu de pubs, impression de pay-to-win très faible. On incarne un des 3 supers-vilains de l’escouade : Deadshot, El Diablo ou Harley Quinn, et le joueur devra vider les différents niveaux de ses ennemis pas très futés (IA aux fraises, mais on s’en fiche un peu), à l’aide de deux armes par personnage.

Le gameplay de Suicide Squad fait dans l’efficace : deux sticks virtuels, et une visée qui provoque le tir automatiquement, dès que le réticule est en contacte avec l’un des êtres belliqueux les balles pleuvent. Viser la tête (alouette) vous rapporte plus de points, et accumuler les cadavres avant que l’un de vos coéquipier s’en mêle provoque un combo lui aussi rémunérateur. Petit côté rogue-like assez fun, des caisses de capacités spéciales apparaissent à la fin de certains niveaux, demandant de choisir entre deux améliorations uniquement valables pour le run en cours. S’en dégage une impression que chacune des parties est un peu différentes, et ce n’est pas pour déplaire. Car les choses se gâtent quand on regarde de plus près le contenu de Suicide Squad. Un seul mode de jeu (même si récemment les développeurs ont ajouté une difficulté Extrême), un seul parcours, seulement trois personnages alors qu’on aurait aimé en débloquer d’autres… C’est très chiche, ce qui joue évidemment sur la durée de vie du soft.

image brave exvius ffFinal Fantasy Brave Exvius

Caractéristiques

  • Test effectué sur : Android
  • Genre : FPS
  • Distributeur : Square Enix
  • Développeur : Square Enix

Si l’on nous avait dit qu’un free-to-play Final Fantasy serait sans aucun doute dans le top 5 des meilleures expériences mobiles de l’année 2016, on ne l’aurait certainement pas cru. FF Brave Exvius est un véritable succès de téléchargement, et l’on peut l’écrire sans peine : c’est mérité. RPG au système de combat au tour par tour, le jeu enfile les bonnes idées comme des perles, même si son système de combat peut faire grincer des dents les aficionados du genre. Disons le clairement : on joue ces phases en mode automatique, mais quoi de plus logique en fait tant le jeu sur mobiles, dans des transports bondés, se prête à ce genre de simplification.

Et côté RPG alors, car on le sait le genre est mal loti sur mobiles : les développeurs proposant des softs accès sur les combats, ce qui retire une grande partie de l’intérêt du genre. Final Fantasy : Brave Exvius pose son paquet sur la table, car ici il sera question de villages, mais aussi d’explorations de petite portions sauvages et de donjons. Ce n’est pas encore digne d’un grand RPG de la belle époque, très loin de là, mais on aime à croire que cela encouragera certains à un peu se bouger le derrière et nous proposer du vrai contenu. Du côté de l’histoire, c’est du très classique, d’ailleurs il se dégage du jeu une ambiance désuète très agréable. Un héros en plein doute, l’appel de l’aventure, le sort du monde qui nous tombe sur les épaules : on fait sciemment du vieux avec du vieux, et l’on adore ça.

Techniquement, le jeu ne brille pas par une technique de la mort qui tue. Une 2D efficace, des sprites un peu petit mais tout de même reconnaissables, ça va on adhère. Les personnages justement, parlons-en car ils sont la grande attraction de Final Fantasy Brave Exvius. Le soft fait clairement dans le fan service bien assumé, et ce n’est pas pour nous déplaire. Ainsi, grâce à une habile justification scénaristique, les anciens personnages (principaux, secondaires, voire tertiaires) de la saga sont tous appelés à participer à la fête. Le but étant de composer l’équipe de rêve, celle qui vous mènera à la victoire. Mais même avec des personnalités de confiance, il faudra prendre le temps de faire « grimper » vos personnages. En combattant certes, mais aussi en faisant évoluer grâce aux fusions avec des protagonistes que l’on posséderait en double ou triple.

Final Fantasy Brave Exvius est bourré de contenu jusqu’à la moelle, et jamais le modèle free-to-play ne se transforme en free-to-win. Il est tout à fait possible d’atteindre la fin de la version en cours sans débourser le moindre centime. Il vous faudra certes vous armer de patience (le jeu utilise la figure de la partie espacée dans le temps, mais c’est largement réalisable. Si l’on ajoute les quêtes secondaires à trouver dans les village (un luxe, rappelez-vous l’odieux Final Fantasy 13), la traduction en français, la courbe de difficulté exemplaire, la taille carrément légère (88 Mo), alors on obtient un incontournable du jeu mobile à la durée de vie assez phénoménale pour ce support…

Conclusion

On garde

  • Faeria
  • Suicide Squad
  • Final Fantasy Brave Exvius

On vire

  • Ghostbusters : Slime City
  • Star Trek : Wrath of Gems
Mickaël Barbato

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015 en tant que co-rédacteur en chef. Manque clairement de sommeil.
Mickaël Barbato
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