[Test – Playstation 4] Goat Simulator The Bundle : la biquette tout-terrain

image cover goat simulator the bundleCaractéristiques

  • Test effectué sur : Playstation 4
  • Genre : Action, Simulation de chèvre
  • Éditeur : Ravenscourt
  • Développeur : Coffee Stain Studios, Double Eleven
  • Sortie : 18 novembre 2016

Test

L’histoire qui accompagne Goat Simulator est un véritable bonheur pour qui aime les petites anecdotes croustillantes. Sorti le 1er avril 2014 (ça ne s’invente pas), le soft était à la base un faux trailer complètement fou, dont le succès a tellement surpris qu’un jeu en fut tiré. Preuve ultime qu’un certain esprit très « déconnade » peut encore atteindre une industrie vidéoludique pourtant plus que jamais mis sous tension par les résultats financiers, cette simulation de chèvre (ouaip…) singeait, comme son nom l’indique, les jeux « à la Farming Simulator« , tout en adoptant un concept un peu à la Pain sur Playstation 3 : provoquer des dégâts. Sorti sur bien des plateformes, le soft est dorénavant disponible sur Playstation 4 sous titre de Goat Simulator : The Bundle, donc accompagné de ses deux DLC intitulés Goatz et MMO Simulator. de quoi paître un bon moment ?

Histoire : /

image test goat simulator the bundle

Goat Simulator : The Bundle ne cache pas son absence de véritable scénario. C’est tellement assumé que l’on ne peut que reporter les points dans le critère du gameplay. Signalons que les deux DLC ont tout de même une ambiance qui peut construire une situation scénaristique : Goatz organise une apocalypse zombie, et MMO Simulator nous plonge dans un RPG avec toutes les missions que ce genre provoque. Mais, là encore, c’est bien trop sciemment embryonnaire pour que l’on puisse réellement rendre un jugement. Globalement, Goat Simulator : The Bundle est une véritable plaisanterie, un gag qui prend vie devant nos yeux ébahis… et qui s’assume comme tel, le plus simplement du monde.

Gameplay : 7/10

image the bundle goat simulator

Vous êtes bien installé dans votre fauteuil ? Bien. Goat Simulator : The Bundle vous propose d’incarner (à la troisième personne) une chèvre immortelle, capable d’utiliser sa langue pour projeter des objets (et des êtres humains, tant qu’à faire), de défier les lois de l’apesanteur, de bêler frénétiquement ou encore de marcher sur les murs et faire du vélo. Le but de tout cela ? Installer le chaos, mais d’une façon qui rendrait jaloux ce petit joueur qu’est le Joker. Pour ce faire, vous devrez réussir certaines missions au sein d’un environnement ouvert divisé en deux cartes : Goat Ville et Goat City Bay. Plus vous viendrez à bout de ces défis dantesques, plus vous débloquerez de capacités pour votre biquette adorée, donc plus vous serez aptes à faire régner la terreur.

Le concept de Goat Simulator : The Bundle est, donc, ultra simple. On regrette simplement qu’il n’existe pas de tutoriel pour nous apprendre les bases d’un gameplay certes basique mais parfois surprenant dans les possibilités qu’il peut offrir. Constater que sa chèvre a la possibilité faire du skate, c’est le genre de surprise qui aurait méritait quelques précisions. Seul objectif du jeu d’origine : une course au scoring qui, tout comme le jeu Pain précédemment cité, pourra surprendre par la dose de fun qu’il peut délivrer sur un temps plus ou moins court.

Les deux DLC contenus dans Goat Simulator : The Bundle apportent des éléments nouveaux, assez pour que le joueur voit son intérêt rehaussé. Goatz, dont le titre est un hommage à Dayz, propose de vivre l’apocalypse zombie du point de vue d’une chèvre plus que dangereuse. D’ailleurs, pour ne rien cacher, la biquette est désormais un mort-vivant à part entière dont le cri a le pouvoir de contaminer les âmes qui s’approcheraient un peu trop. Ajoutons à cela la possibilité de s’armer (ouaip…), de combiner un peu à la Dead Rising 2, et on obtient une extension loin d’être anecdotique. C’est le même constat pour MMO Simulator, qui cette fois prend le parti d’introduire des éléments de RPG. Les missions à remplir, les points d’expérience, la classe à choisir en début de jeu, tout est fait pour que la gaudriole fonctionne à plein régime. Goat Simulator : The Bundle aurait même pu être encore plus agréable avec des menus plus clairs, mais en l’état le jeu est facile à prendre en mains, ce qui est déjà très bien.

Technique et ambiance sonore : 2/5

image ps4 goat simulator the bundle

Dommage que Goat Simulator : The Bundle n’ait pas été l’occasion de revoir la copie sur le strict critère visuel. Si l’on comprend que le trip « jeu bis » soit perceptible jusque dans le rendu à l’écran, on aurait tout de même apprécié un peu moins d’alliasing. Pour ce qui est des bugs, c’est une sorte de foire à celui qui fera le plus rire : là encore le studio de développement assume totalement l’imperfection de son bébé. Plus problématique, la version française n’est pas aboutie : problème d’orthographe, d’affichage des caractère à accent. Pas de quoi en perdre le sommeil, mais c’est tout de même dommage.

Goat Simulator : The Bundle est plus abouti dans son aspect sonore. Pas spécialement côté bruitages et voix humaines, qui semblent avoir été enregistrées dans un téléphone portable. Non c’est surtout l’OST, signée Gustaf Tivander, qui nous a plutôt étonné. Ses sonorités loufoques contribuent à créer une atmosphère plus que décalée, et ça fonctionne très bien.

Durée de vie : 3/5

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Tout dépendra évidemment du fameux « si vous accrochez au jeu ». Potentiellement, Goat Simulator : The Bundle a de quoi vous proposer des heures et des heures de contenu, et surtout de bon gros trip à tendance scoring. Si vous appréciez la formule, il va vous falloir en terminer des défis, ou des missions, avant d’atteindre le nirvana du 100%. Autre satisfaction, Goat Simulator : The Bundle contient une bonne petite dose de secrets, et on vous conseille d’aller faire un tour sur les wikis afin d’en prendre conscience. Si le concept ne vous lasse pas trop vite, il y a donc de quoi faire.

Note finale : 12/20

Avec Goat Simulator : The Bundle, on tient l’un des dignes représentants de la catégorie des nanars vidéoludiques assumés. On ne s’en cache pas chez Culturellement Vôtre : on aime ce genre de jeu totalement décomplexé, qui sait faire passer outre ses lacunes (notamment techniques) afin de proposer un trip certes débile mais assez fun pour être un minimum plaisant. Car c’est aussi cela la diversité, pouvoir passer d’un titre « AAA » à un digne représentant de la culture bis. Du coup, on peut même écrire que Goat Simulator : The Bundle est un jeu aussi crétin que nécessaire, qui se doit d’être joué pour ce qu’il est : un défouloir décérébré. Signalons, enfin, que le jeu est proposé pour moins de vingt euros. Une aubaine.

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015 en tant que co-rédacteur en chef. Manque clairement de sommeil.
Mickaël Barbato
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