[Test – Blu-Ray] Planétarium – Rebecca Zlotowski

Caractéristiques

  • Titre original : Planetarium
  • Réalisateur(s) : Rebecca Zlotowski
  • Avec : Natalie Portman, Lily-Rose Depp, Emmanuel Salinger, Amira Casar, Pierre Salvadori...
  • Editeur : Ad Vitam
  • Date de sortie Blu-Ray : 21 Mars 2017
  • Date de sortie originale en salles : 16 Novembre 2016
  • Durée : 105 minutes
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Image : 5/5

Planétarium a été tourné en numérique (Arri Alexa,  Red Epic Dragon) et le master Blu-Ray est magnifique. Définition au top,  on voit les détails sur les costumes et le maquillage des acteurs. Les contrastes et les couleurs sont excellents. Le format 2.35:1 convient parfaitement et rend autant justice aux plans d’ensembles qu’aux plans plus intimistes. Quelques saccades constatées, mais rien de bien grave. Le débit moyen image est excellent : 33,6 MBPS.

Son : 4,5/5

Deux pistes sonores, l’une en DTS-HD Master Audio 5.1 et la seconde en stéréo. De plus, une piste audio-description est disponible sur le Blu-Ray. La piste en DTS-HD Master Audio 5.1 est ample, bien répartie et précise. Les dialogues sont clairs. Si la musique passe bien par tous les canaux, on regrette que ce ne soit pas le cas pour les effets sonores. Le débit moyen de la piste est excellent : 4,1 MBPS. La piste stéréo n’est pas en reste. Puissante et bien répartie, elle convient parfaitement à un visionnage avec le son sur la TV. Le débit moyen de la piste stéréo est également très bon : 2,1 MBPS.

Bonus : 1/5

Peu de bonus. Seulement quatre scènes coupées. La première se passe durant la grande soirée où une femme sollicite Laura pour une session, mais l’homme dont elle parle n’est pas mort, donc les sœurs ne peuvent rien faire. Une scène qui a bien fait d’être coupée car elle ralentit l’intrigue. La seconde se déroule quand Laura suit Korben dans les rues de Paris. On découvre un peu plus le lieu où se rend Korben. Si l’on en apprend plus sur le personnage, la scène ralentit considérablement le film. La troisième est une version longue de la scène dans laquelle Laura et Fernand sont au bar. Fernand déblatère de la poésie. Une scène qui ralentit le rythme et n’apporte rien. Enfin, la dernière est une version longue de la séquence où l’on plonge dans la psyché de Korben lors d’une session avec Kate. Les ajouts à cette scène sont plus explicatifs mais n’apportent, au final, pas grand chose.

Synopsis

Paris, fin des années 30. Kate et Laura Barlow, deux jeunes mediums américaines, finissent leur tournée mondiale. Fasciné par leur don, un célèbre producteur de cinéma, André Korben, les engage pour tourner dans un film follement ambitieux. Prise dans le tourbillon du cinéma, des expérimentations et des sentiments, cette nouvelle famille ne voit pas ce que l’Europe s’apprête à vivre.

image planétarium nathalie portman

Le film

Troisième long métrage de Rebecca Zlotowski (Belle Epine, Grand Central), Planétarium raconte l’histoire de Laura et Kate, deux sœurs médiums américaines qui arrivent en France pour une tournée mondiale. Lors d’une séance, elles sont repérées par le producteur de cinéma André Korben qui, fasciné par leur don, veut lancer la production d’un film ambitieux. Les deux sœurs vont être prises dans le tourbillon du milieu du cinéma, d’un monde de privilèges et de fêtes sans voir ce que l’Histoire s’apprête à vivre.

Le long métrage prend son temps, pour poser les personnages et le contexte, mais tout ceci est pour dévoiler astucieusement et tardivement le thème du film : l’aveuglement. Car oui, chacun des personnages est aveuglé par ce qui lui arrive. La sœur aînée, Laura, est introduite dans le monde du cinéma en tant qu’actrice et s’émerveille en découvrant les possibilités de cet art. La sœur cadette, Kate, essaye d’aider le plus de personnes  avec son don. Et André Korben, veut produire un film ambitieux, faire en sorte de voir réellement un phénomène paranormal sur pellicule, mais aussi découvrir ce qui ce cache derrière les vision qu’il filme durant les sessions avec Kate. L’ironie de la chose étant que les deux sœurs médiums ne voient pas ce que réserve l’avenir.. A travers le regard de ses personnages, la réalisatrice montre un monde qui n’a pas vu la montée de l’antisémitisme et de la guerre.

image planétarium lily rose depp

Après deux bon films, Rebecca Zlotowski revient avec un film luxuriant et maîtrisé dans la forme, et glacé sur le fond, entre imaginaire et actualité. Sa réalisation se lorgne du côté du cinéma des années trente-quarante, et utilise beaucoup les jeux d’ombres sur les personnages, tout en mettant en avant des couleurs éclatantes lors des scènes de fêtes. Le rythme lent, un peu trop par moments, permet de voir clairement la progression de chaque protagoniste. Petit bémol sur la musique de Robin Coudert, un peu trop pompeuse par moment.

Nathalie Portman est éclatante et aussi expressive qu’une star du cinéma muet, tandis qu’on se noie dans les yeux, qui expriment tant de naïveté, de Lily-Rose Depp. Enfin, Emmanuel Salinger s’avère excellent dans un rôle qui lui offre une belle matière.

Planétarium est un film qui, au delà de la maîtrise technique et de celle de son thème, fourmille d’idées et d’intentions. Si l’on peut regretter que le film soit parfois un peu maladroit, on lui pardonne aisément, car le voyage en vaut le coup.

Guillaume Creis

Guillaume Creis

Adore le cinéma en général , que ce soit lesgros blockbusters ou les plus petits films .les séries TVet les jeux vidéo.
Guillaume Creis
6/10

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