article coup de coeur

[Test – Playstation 4] F1 2017 : les amateurs de Formule 1 sont aux anges

Caractéristiques

    • Playstation 4
    • Ordinateur/PC
    • Xbox One
  • Développeur : Codemasters
  • Editeur : Codemasters
  • Date de sortie : 25 août 2017
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Introduction

Parmi les meilleures surprises de l’année vidéoludique 2016 figurait un jeu signé Codemasters : F1 2016. Après quelques millésimes d’un niveau très bas, voilà que le studio anglais trouvait la bonne formule, avec un jeu carrément passionnant, au gameplay plutôt simulation, et aux sensations bien travaillées. On attendait F1 2017 avec impatience et inquiétude, même si notre preview du titre s’avérait positive, car on se demandait comment les développeurs allaient réussir à accentuer les progrès initiés voilà à peine un an arrière. Alors, c’est tout fébrile qu’on a pris le volant (ou plutôt la Dual Shock 4), et arpenté les circuits officiels.

Histoire : /

image screenshot f1 2017

Même si le mode Carrière de F1 2017 offre un cheminement, on ne peut pas le définir comme un scénario. Nous aborderons le contenu plus bas, et les points sont remis en jeu dans le critère du gameplay.

Gameplay : 8/10

F1 2017 reprend les bonnes impressions de l’édition 2016, on pense de suite aux sensations de conduites, paramétrables assez précisément, et qui peuvent modifier l’expérience de jeu du tout au tout. Les aides au pilotage ne sont pas des artifices à prendre par-dessus la jambe : toutes activées, on aura une impression assez arcade, avec des virages qui se prennent avec une (trop) grande facilité. Désactivez-les, et c’est une toute autre expérience qui vous attend. Sachez aussi que vous serez récompensés par une hausse de points, lesquels seront dépensés dans l’incontournable Recherche et Développement, qui se chargera de faire évoluer le véhicule dans le cadre de ce qui est permis par le règlement. Une mécanique classique mais efficace, d’autant plus que les développeurs ont mis un point d’honneur à ce que le joueur ressente la différence jusque dans l’approche des courses. En effet, avec le réalisme des commandes accrus, interviennent deux nouvelles étapes dans les avant-courses : test de consommation de carburant, et de stratégie. Plus vous vous rapprochez de la réalité, plus le jeu se dévoile…

On sent toujours aussi bien les véhicules, dont le poids a été augmenté et les roues élargies, afin de coller au nouveau règlement de la FIA. On ressent de suite ce changement, avec des bolides plus stables (sauf si l’anti-patinage est désactivé, là on ne répond plus de rien), et finalement plus de facilité à parfaire les trajectoires. On attendait tout particulièrement F1 2017 sur deux éléments : l’impact du choix des pneus, qui se devait d’être plus crucial qu’auparavant, et le système de freinage, qu’on espérait un peu moins brutal. Codemasters a entendu ces doléances, car ces deux points ont fait l’objet d’une certaine attention. Terminées les différences peu notables entre les Super-tendres et Tendres. Un choix mal pensé vous fera perdre du temps, du terrain, et au finale la course, à n’en pas douter. Enfin, finit le freinage de dernier recours, qui sauvait bien trop la mise auparavant. Ici, il va falloir mieux connaître les pistes, et enclencher les manœuvres plus en amont des virages, au risque de vérifier la texture des graviers, de très près. Réalisme accru, donc.

La Carrière de F1 2017 est l’endroit idéal pour bien apprendre les trajectoires de chaque pistes, de par les séances d’avant-courses (qualifications et autres) toujours aussi exaltantes. C’est l’occasion d’aborder ce mode, très attendu par les fans, et qui propose effectivement de la nouveauté. Celles et ceux qui attendaient une refonte du cheminement seront déçus : on reprend le contexte de l’itération 2016. Le joueur choisit son écurie comme il l’entend, notre agent vient nous donner des instructions, et le PC nous offre toutes les informations nécessaires pour tout savoir des adversaires, et de nos propres performances. De temps en temps, on nous accordera le droit d’aller s’exercer avec une Formule 1 à l’ancienne, gros ajout de cette édition, et c’est sûrement ce qui peut sortir le joueur d’un certain train-train. Les objectifs sont aussi un peu obscurs, et les coups de pression de l’équipe, quand on n’est pas à la hauteur des attentes, prennent trop de temps à nos parvenir. Au-delà de cela, le jeu est tellement plaisant à prendre en mains qu’on en oublie ces menus défauts. La stratégie de course est encore plus mise en avant, et cette année on remarque qu’il vaut mieux prendre en compte les résultats et l’attitude des autres pilotes.

F1 2017 en profite pour revoir son intelligence artificielle, qui passe d’assez paisible à parfois très agressive. Rien d’improbable, bien au contraire, et l’on sent bien que la moindre erreur se paie cash, tant les adversaires peuvent exploiter des filons parfois très surprenants. Aussi, les dégâts sont plus visibles, mais aussi ont un impact plus poussé sur la machinerie. Alors, faîtes attention à ne pas trop jouer aux aigles de la route, un accrochage ça ne se pardonne pas. Des efforts qui ne seront pas palpables dans le Mode Online, par définition. On a pu le tester assez longtemps pour en comprendre les limites. En effet, le jeu en ligne est truffé de petits malins qui exploitent des largesses de pénalités, rendant l’expérience plutôt pénible (notamment sur le Grand Prix d’Australie). Dommage, et espérons que Codemasters intervienne sous peu.

Technique et ambiance sonore : 3/5

image ps4 f1 2017

Techniquement, F1 2017 n’a pas assez revu la copie de 2016 pour que l’on soit fondamentalement satisfait. Comme pour la précédente édition, le moteur fait le job. Les textures sont pour la plupart agréables, et surtout le framerate reste constant, ce qui reste la principale information. On aurait apprécié un travail plus soigné sur le circuit de Monaco, et une distance d’affichage plus profonde. Par contre, on est toujours aussi sidéré par les conditions météorologiques, qui n’imposent pas seulement un impact sur le gameplay, mais aussi sur la visibilité. Un véritable bonheur pour les yeux. Autre amélioration : les dégâts sont plus précis, et mieux modélisés.

L’ambiance sonore est, elle aussi, victime d’un certain sur-place. Si les voix ne nous ont jamais dérangées, au contraire elles apportent un vrai plus, ce sont surtout les moteurs qui nous ont un peu déçu. Au casque, ça crève l’écran : on n’entend que peu de différence entre les vitesses utilisées. Il faudra revoir ça en 2018, ça urge.

Durée de vie : 5/5

image jeu f1 2017

Et c’est parti pour des heures et des heures de jeu ! Le Mode Carrière vous occupera déjà bien longtemps, mais le contenu de F1 2017 ne s’arrête pas là. Si le Online pourra décourager, du moins pour le moment, sachez que les fans de Formule 1 historiques seront aux anges. Vous allez adorer dévaler les circuits en avec la McLaren 1988 (du légendaire Ayrton Senna), ou au volant de la colossale Ferrari 2002 (Michael Schumacher). Bien entendu, on retrouve les traditionnels Contre-la-montre, bref de quoi vous occuper un très long moment.

Note finale : 16/20

F1 2017 fait encore mieux que son prédécesseur, ce qui nous fait écrire qu’on se trouve là face au meilleur jeu de Formule 1 du moment. Si l’on regrette l’absence de progrès techniques (le jeu reste très stable, précisons-le), et un online à perfectionner, on remarque bien des améliorations, notamment côté gameplay. Plus simulation, mais toujours aussi ouvert aux joueurs les moins accrocs à la Formule 1 (les aides au pilotage sont salvatrices, dans ce cas), le titre a revu la tolérance des freinages, les sensations liées aux choix des pneumatiques, et globalement la physique des engins est plus palpable. Aussi, le Mode Carrière offre un sacré contenu, qui vous tiendra en haleine un très long moment. Codemasters continue de nous étonner, pour notre plus grand plaisir.

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015 en tant que co-rédacteur en chef. Manque clairement de sommeil.
Mickaël Barbato
8/10

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