[Test – Playstation 4] Ark Survival Evolved : du craft chez les dinos

Caractéristiques

    • Playstation 4
    • Ordinateur/PC
    • Xbox One
  • Développeur : Studio Wildcard
  • Editeur : Studio Wildcard
  • Date de sortie : 29 août 2017
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Introduction

Voilà un concept qui ne pouvait que nous intéresser : de la survie, du craft, et des dinosaures. Ark Suvival Evolved associe les deux genres, comme une évidence, et sort enfin dans une version finalisée. En Early Access depuis 2015 sur Steam, le jeu est passé par tout un tas de phases, et s’est forgé une véritable communauté, après des débuts poussifs. Ainsi, il n’est pas rare de tomber sur des commentaires de joueurs « vétérans », qui expliquent à quel point le soft s’est amélioré, est venu à bout d’une tonne de bugs, s’est modifié notamment dans le spawn des dinosaures. De quoi nous pousser à vérifier où en est l’expérience, à l’occasion de cette sortie sur consoles.

Histoire : /

image ps4 ark survival evolved

Ark Survival Evolved est un pur bac à sable, il ne faut pas en attendre un quelconque récit. C’est bien dommage, car l’univers, entre préhistoire et nouvelles technologie, aurait pu être fouillé via un background. On trouve bien quelques notes ici ou là, mais rien qui puisse faire office de scénario. Dès lors, les points sont remis en jeu dans le  critère du gameplay.

Gameplay : 6/10

image test ark survival evolved

Ark Survival Evolved est né d’une idée brillante : mélanger le concept du craft, avec celui de la survie en milieu hostile, et plus particulièrement préhistorique dans son bestiaire. Avant de vérifier si cette intention est suivie d’effets, il faut préciser que vous pourrez aussi bien jouer en multi qu’en solo. Après avoir lancé votre partie, il va falloir débuter par le premier élément à façonner : vous, enfin plus exactement votre avatar. Les possibilités sont nombreuses, celles et ceux qui aiment prendre leur temps pour bien fignoler leur personnage seront à l’aise. Avant de passer à la prochaine étape, il ne faut pas oublier de choisir un lieu de spawn, où votre avatar apparaîtra. Petit conseil : choisissez un lieu sur la plage, et pas dans les terres, ni trop au Nord. Du moins, si vous ne voulez pas de suite avoir à affronter un Giganotosaurus, en lui faisant face avec pour unique tenue votre slip, et même pas un couteau.

Car Ark Survival Evolved met un point d’honneur à vous faire comprendre qu’il va falloir évoluer pour survivre. Les premiers moments sont du genre abrupts, car vous n’avez rien dans votre bourse. En fait, vous n’avez même pas de poches. Alors, vous devez vous frotter au crafting : récupérer des matières premières afin de construire des objets vous permettant de vous développer. Ramasser une pierre, tabasser un arbre pour récupérer du bois, les débuts sont difficiles et sauvages. D’autant plus que le Studio Wildcard a opté pour une absence de véritable tutoriel. Il va vous falloir apprendre sur le tas, et ne pas avoir peur de vous tromper sur votre première partie. Bien vite, vous pourrez façonner une hache, une pioche, ce qui facilitera les récoltes. Et attention, car frapper un tronc avec l’un ou l’autre aura des effets différents sur le butin. Le jeu, en ce sens, demande une attention permanente, ce qui n’est pas pour déplaire.

Dans Ark Survival Evolved, vous vous construirez une maison, un feu de camp etc. Mais vous aurez aussi très vite remarqué que les lieux sont habités par d’autres âmes, et si vous avez bien choisi votre lieu de spawn elles ne seront que pacifiques. Les dinosaures sont les véritables stars du jeu, il va falloir les combattre, les apprivoiser pour en faire des montures ou de véritables armées de défense. Le Studio Wildcard s’est d’ailleurs démené par que les fans de ces animaux préhistoriques soient aux anges : vous en rencontrerez de toutes sortes, le bestiaire étant très fourni (Mosasaurus, Diplodocus, Kentrosaurus, Tyrannosaure, Dimetrodon, et une grande quantité d’autres). Que ce soit sur terre, dans les eaux ou dans les airs, les dinos sont au rendez-vous. Aussi, vous pourrez en liquider quelques un afin de récupérer de la viande, précieuse denrée qui vous permettra de ne pas mourir de faim (des baies feront aussi l’affaire). Car la survie, c’est aussi faire attention à la faim et à la soif. Donc, dépêchez-vous de vous fabriquer une gourde,question de vie ou de mort. Autre élément favorisant une impression de survie : la nuit est noire. Vraiment noire. La torche deviendra votre meilleure amie, croyez-nous.

Ark Survival Evolved a plus de mal dans l’application de tous ces éléments. On avait peur de l’ergonomie des menus, et malheureusement c’était une crainte fondée : c’est plutôt brouillon, pas vraiment pensé pour la manette, et surtout les allers et retours peuvent fatiguer. Aussi, poser les fondations, puis les murs, et autres gros ouvrages est une corvée qui demande un sacré doigté, on aurait apprécié que ce soit plus simple à mettre en place. Enfin, si l’idée de se passer de tutoriel est jusqu’au-boutiste, elle est aussi à double tranchant. Car le début peut vite s’avérer si rude qu’on aura recours à des aides extérieurs, comme des vidéos sur Youtube. Un peu frustrant, donc.

Technique et ambiance sonore : 2/5

image playstation 4 ark survival evolved

Contrairement au jeu sur PC, qui apparemment demande de très grosses configurations pour tourner à (presque) plein régime, la version console d’Ark Survival Evolved est plutôt bien optimisée. Dans le sens où vous n’aurez pas à vous triturer pour gagner une ou deux frames. Les effets de lumières sont plutôt mignons, et les dinosaures d’une belle précision dans les modèles 3D. Par contre, on ne peut pas passer à côté des chutes de framerate, parfois vertigineuses, et d’une petite foule de bugs d’affichage et de collisions. Sans oublier des animations parfois incertaines. Aussi, la direction artistique est finalement assez quelconque, et c’est bien dommage.

La partie sonore est plus définitive, notamment du côté du sound design, loin d’être mauvais. Les hurlements de certaines bestioles font bien frémir d’ailleurs, on vous conseille comme d’habitude d’y jouer au casque pour mieux vous en rendre compte. Les musiques, composées par Gareth Coker, sont assez passe-partout, plutôt qualitatives dans l’ensemble mais manquent de personnalité, à l’image de la direction artistique.

Durée de vie : 5/5

image news ark survival evolved

Alors là, si vous accrocher au concept, Ark Survival Evolved a de quoi vous retenir longtemps. Très longtemps. Les éléments à construire sont très, très nombreux, et se débloquent en augmentant de niveau, ce qui pousse bien évidemment à passer du temps devant l’écran. Aussi, rencontrer tout le bestiaire ne sera pas chose aisée, et récupérer certains objets spéciaux, rares, demandera concentration et persévérance.

Note finale : 13/20

Ark Survival Evolved est un trip qui se savoure si l’on digère quelques imperfections malheureusement attendues. Si vous passez outre une ergonomie loin d’être évidente, et quelques bugs parfois croustillants, alors ce mélange de crafting, de survie et de safari préhistorique a tout pour plaire. Avec sa durée de vie potentiellement infinie, ses nombreux animaux à découvrir, et un nombre d’objets à construire carrément incalculable, le soft peut se vanter d’un contenu carrément impressionnant. Alors certes, les premiers instants ne sont pas aisés, à cause de l’absence d’un tutoriel digne de ce nom, mais si vous vous accrochez, vous pourriez bien être surpris.

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015 en tant que co-rédacteur en chef. Manque clairement de sommeil.
Mickaël Barbato
6/10

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