article coup de coeur

[Test – Playstation 4] NBA 2K18 : le MVP de la simulation de basket

Caractéristiques

    • Playstation 4
    • Ordinateur/PC
    • Xbox One
    • Nintendo Switch
    • Playstation 3
    • Xbox 360
  • Développeur : Visual Concepts
  • Editeur : 2K
  • Date de sortie : 19 septembre 2017
  • Acheter : Cliquez ici

Introduction

Chaque année, on oublie de citer la nouvelle itération de NBA 2K, dans les discussion enragées entre gamers, quand vient le temps de savoir quels jeux on attend le plus. Et, à chaque fois, on se fait avoir, car la licence arrive à se hisser au stade d’incontournable. Non seulement du jeu de basketball, mais du jeu de sport tout court. C’était le cas avec NBA 2K17, qui avait su aller encore plus loin dans le réalisme des situations, mais qui était encore perfectible. Comme toute chose en ce monde, précisons-le. On voyait venir le nouveau millésime, NBA 2K18, un peu les mains dans les poches, trompé que nous étions par d’autres séries sportives qui ont clairement du mal à se renouveler. Après une preview convaincante, notre avis évolua, notamment grâce au monde ouvert, baptisé Le Quartier. Il nous tardait de vérifier la bonne tenue de l’ensemble, et c’est justement l’objet de ce test.

Histoire : 4/5

On le sentait déjà avec l’édition 2017, et NBA 2K18 le confirme : Visual Concepts n’a pas insisté avec le côté cinématographique du millésime 2016. Exit le côté parfois trop intrusif du scénario, et de la mise en scène d’un réalisateur au style ampoulé, et bienvenue à DJ. Lui, c’est vous, enfin vous comprenez. Et votre avatar, il évolue dans l’équipe que vous préférez (adieu parcours universitaire et draft), une facilité d’écriture un peu grosse, mas qui se comprend finalement, tant vous allez en passer, du temps, à faire évoluer votre personnage. Du coup, autant débuter directement aux Lakers, si le cœur vous en dit : ne vous inquiétez pas, vous aurez d’autres choses à penser que vos transferts. Et tant pis si cela retire un peu du réalisme lié à l’avatar.

La scénarisation de NBA 2K18 prend deux formes. D’un côté, le mode Carrière, dans lequel DJ fera connaissance d’une petite tripotée de personnages, dont un vétéran très louche (on vous conseille de vous en méfier, son influence n’est pas des meilleures). Globalement, on n’est pas renversé par le récit en lui-même, qui contient certes de petits rebondissements, mais a du mal à passionner outre mesure. Par contre, on adore l’ambiance qui se dégage. On rencontre, au sein du Quartier, des gloires du parquet, qui engageront la discussion avec vous. Cela fonctionne du tonnerre, et apporte un charme fou à nos pérégrinations. My GM est, donc, le deuxième mode qui profite d’un scénario. C’est plus léger, et parfois un peu redondant à la longue, mais on ne peut s’empêcher de penser que l’idée est bonne, et à creuser par la suite.

Gameplay : 5/5

Intéressons-nous d’abord aux quelques changements très agréables qu’a opté Visual Concepts, à l’occasion de NBA 2K18. Contrôler le joueur aura rarement été aussi fun, tout en ne cédant pas un iota de terrain aux sensations purement simulation. Il va falloir faire attention au positionnement, à l’impulsion, à beaucoup de données, afin de maitriser votre athlète sur le bout des ongles. Et pour cela, les développeurs ont décidé de revoir le rapport aux animations, le feeling qui s’en dégage. Grand bien leur a pris puisque, dorénavant, le joueur ne pourra plus rager à cause d’un mouvement rendu difficile à cause d’une réaction parfois trop allongée. Cela n’a l’air de rien, mais le jeu en est tellement plus fluide, plus juste, qu’il est impossible de revenir à l’ancien modèle. C’est, tout comme le repositionnement de la jauge de tir à un endroit logique (les mains), une avancée considérable pour le confort, et la précision des gamers de plus en plus exigeants.

NBA 2K18 a aussi revu le rapport aux gabarits (foncer dans le tas ne peut plus s’avérer une solution hasardeuse), et la physique de la balle, laquelle atteint un sommet de qualité, tous sports confondus. Et l’intelligence artificielle, si elle a encore des petites largesses (par contre les niveaux de difficulté élevés vous rendront maboules), dépasse celle du précédent opus. L’apport du Quartier est considérable. Il s’agit d’un monde ouvert assez vaste, et le lieu de rendez-vous des joueurs, où qu’ils se trouvent. Un HUB très plaisant à parcourir, par le biais duquel vous avez accès aux différentes boutiques (dont Foot Locker, donc des produits officiels), matchs etc. Un choix jusqu’au-boutiste de la part de Visual Concepts, qui sait bien que certains pesteront de ne pouvoir accéder de suite à chacun des éléments. Notre avis diffère : on aime que le studio ait donné au joueur la possibilité de prendre son temps. En ne faisant pas qu’enchaîner les matchs, on gagne en attachement au jeu.

Pour le reste, NBA 2K18 ne fait qu’améliorer sa formule. La Carrière demandera un sacré investissement, mais il est plus que jamais récompensé. Faire passer votre DJ d’un 60 à quelque chose de plus costaud, ça ne se fera pas en un clin d’œil. Le mode My GM, outre sa scénarisation plutôt sympa dans l’idée, gagne encore en crédibilité. On a remarqué moins de mouvements de joueurs farfelus (ça existe encore, mais de manière marginale), et plus de justesse dans le réalisme des contrats. Par exemple, il est désormais possible de se protéger en cas de grave blessure d’un de vos poulains. On retrouvera aussi d’autres modes, traités avec une application qui force le respect, comme My Team et Pro AM, tous deux déjà présents auparavant, mais qui ont revu leur équilibre, afin de proposer la meilleure expérience à ce jour. Sachez, enfin, que vous pourrez booster l’évolution de DJ, en achetant des VC (monnaie interne, que l’on gagne en fin de match) par packs, à l’aide d’argent bien réel. Il ne tient qu’à vous de choisir si vous craquerez ou non, toujours est-il qu’on n’a jamais ressenti le besoin de se diriger vers ces transactions.

Technique et ambiance sonore : 4/5

Beau comme un camion, NBA 2K18 l’est. Visual Concepts a même trouvé le moyen d’améliorer drastiquement le pur rendu. On ne vous le cache pas, on pensait que l’édition 2017 allait être difficile à dépasser sur la génération de consoles actuelles. Que nenni. Les modèles 3D sont bien plus précis, réalistes. Un gigantesque travail a été effectué sur la masse : terminé les planches à pain que furent certains joueurs jusqu’ici. On a l’impression que chaque muscle a fait l’objet d’une attention particulière, tant l’effort est bien traduit à l’écran. On ressent quelque chose qui, finalement, n’était qu’esquissé jusqu’ici : on y croit. L’exactitude des maillots, baskets, shorts, jusqu’aux chaussettes (!), on est soufflé par tant de soin. Par contre, on fait face à un défaut qui nous avait été épargné jusqu’ici : les temps de chargement. Ils sont longs, et malheureusement nombreux, au point d’être assez gênants pour l’expérience.

Côté son, NBA 2K18 est à la hauteur de ce qu’a produit la licence depuis deux ans. Le niveau d’excellence est indéniable, aussi bien dans la playlist que dans les commentaires. On regrettera juste que ces derniers soient toujours uniquement proposés en anglais, même si le duo à l’œuvre, formé par Kevin Garnett et Kobe Bryant, livre un boulot assez monstrueux.

Durée de vie : 5/5

La licence a l’habitude de proposer un contenu faramineux, qui dure assez de temps pour que les fans restent collés au jeu jusqu’à la prochaine itération. Pour faire le tour de NBA 2K18, de ses multiples modes, il va vous falloir mettre de côté votre vie sociale. On en rajoute un peu (ne faites pas ça !), mais si l’on note les heures, ça se comptera en centaines. Le online viendra allonger encore tout cela, surtout que les serveurs sont plutôt bons, même si quelques bugs subsistent.

Note finale : 18/20

NBA 2K18, c’est le MVP des simulations de sport. Si vous aimez le basket, alors vous allez atteindre le paradis, soyez-en certains. Oui, la volonté de scénarisation du mode My GM est encore balbutiante, et les temps de chargement assez gênants, mais tout le reste est propulsé à un niveau de qualité qui nous étonne encore. Chaque année, on se dit que la nouvelle itération est la meilleure, qu’on fait face à la reine. C’est encore le cas cette année, et l’on commence déjà à se demander comment cela sera-t-il possible d’aller encore plus haut. Visual Concepts a peut-être déjà la réponse…

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015 en tant que co-rédacteur en chef. Manque clairement de sommeil.
Mickaël Barbato
9/10

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