[Preview] PGW 2017 : on a joué à Kingdom Come Deliverance

Caractéristiques

    • PC
    • Playstation 4
    • OSX
    • Xbox One
  • Développeur : Warhorse studios
  • Editeur : Deep Silver
  • Date de sortie : 13 février 2018

Le Moyen-Âge, mais pas pour les nuls

On peut écrire qu’on les aura attendues longtemps, ces premières minutes passées sur Kingdom Come : Deliverance ! Quasiment trois ans après qu’il ait été kickstarté, et avec un peu de retard sur le planning de sorti initial, voilà que le jeu de Warhorse Studios se dévoile à nous, à l’occasion de la Paris Games Week 2017, pour une bonne demie-heure de gameplay. Avant de vous faire part de nos premières impressions, sachez que le soft se présente comme un RPG occidental, en solo, et que la situation nous plonge en plein Moyen-Âge. Oui, à l’époque de la moyenne de vie à 35 ans, des toilettes qui n’existaient pas, de la 4G qui couvrait que dalle, etc. Cela vous pose un contexte, peut-être un peu surexploité dans le jeu vidéo mais, comme vous allez le voir, certaines idées méritent qu’on s’attarde avec toute notre attention.

Notre prise en main sur Kingdom Come : Deliverance débute alors qu’un massacre a été commis non loin de notre repère médiéval, et il va falloir aller enquêter sur place. Première constatation : le jeu n’est pas spécialement fin, visuellement. On ne peut s’empêcher de penser que la build, ici à disposition, gagnera en stabilité avant sa sortie. Pas que ce soit injouable, très loin de là, mais on remarque pas mal de limites techniques, surtout concernant les animations des différents personnages. Il faut aussi penser que l’on fait face à un jeu au budget limité, et l’on ne peut pas en attendre une finition parfaite. On aura obligatoirement droit à des imperfections, et ce n’est surtout pas ce qui doit nous empêcher d’aborder le fond du soft : son réalisme étonnant.

Kingdom Come : Deliverance a été pensé autour d’une idée folle, mais engageante. En effet, si le Moyen-Âge est souvent utilisé par les RPG occidentaux, il  est vite prétexte à la mise en place d’une ambiance plus fantaisiste que réaliste. Ce n’est absolument pas un reproche, mais une constatation, qui se justifie de par le besoin des game designers : magie, ennemis impressionnants, etc. Warhorse Studios prend une autre route, celle du réalisme. Ne pensez pas croiser des dragons, ou des araignées géantes. Ici, l’adversité est humaine, se protège d’armure, combat à grands coups d’épées, et pour lui répondre il faudra faire preuve d’une sacrée maitrise. Mais revenons à notre mission, qui nous demandait d’enquêter sur un meurtre. Il faut monter à cheval, afin de rejoindre le lieu. Ce simple besoin de se déplacer démontre le jusqu’au-boutisme du titre, pour celles et ceux qui feront le choix d’un roleplay (on a une option de voyage rapide). Car traverser la campagne prend du temps, et entre les bourgades règne un calme qui tranche avec le besoin de certains open world, qui cherchent à meubler ces instants plus paisibles.

Un RPG qui s’annonce fondamentalement exigeant

Une fois arrivé sur place, notre avatar, prénommé Henry, se doit de tenir des interrogatoires. C’est ici que Kingdom Come : Deliverance nous a paru le plus intéressant. Sans qu’ils ne soient aptes à recevoir un Oscar, les dialogues font le boulot, paraissent crédibles en toute circonstance. De manière assez attendue, on a droit à des mécaniques bien huilées : réponses basiques, mais aussi possibilités d’un peu plus titiller votre interlocuteur, en cherchant à intimider par exemple. On remarque une originalité : cette volonté sera facilité si vous êtes inquiétant. Porter une bonne grosse armure, ça en jette, et ça émoustille le manant. Par contre, pas sûr qu’un preux chevalier ressente autre chose que de la pitié pour vous, si votre tenue ne s’accorde pas à votre verbe agressif.

Pour tout vous dire, on a tout de même pris la poudre d’escampette, après avoir un peu avancé l’enquête. Notre but était de tester l’univers de Kingdome Come : Deliverance, notamment en engageant un combat. L’envie de réalisme atteint aussi les joutes, avec plusieurs positions à appliquer, afin de trucider au mieux le vil personnage qui nous fait face. On a droit à une jauge d’endurance, donc ne pensez pas frapper à l’aveugle. Il va falloir penser vos approches, et être attentif plutôt qu’offensif. Cela nécessitera d’être mieux pris en mains, lors d’un prochain test, car on sent que Warhorse Studios cherche à créer une véritable implication de la part du joueur. Quelques craintes (d’ordre technique), donc, mais aussi une volonté de se plonger au plus vite dans ce Moyen-Âge qui s’annonce exigeant.

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015 en tant que co-rédacteur en chef. Manque clairement de sommeil.
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