[Test] Scribblenauts Showdown : un bon party game créatif

Caractéristiques

    • Playstation 4
    • Xbox One
    • Nintendo Switch
  • Développeur : Shiver Entertainment
  • Editeur : Warner Bros. Interactive Entertainment
  • Date de sortie : 7 mars 2018
  • Acheter : Cliquez ici

Un party game malin

image preview scribblenauts showdown
Une identité visuelle tout de suite reconnaissable.

Débutée en 2009 sur Nintendo DS, la licence Scribblenauts aura connu une belle petite carrière, notamment avec des premiers épisodes très intéressants. Il faut dire que le concept de la série, qui associe le jeu vidéo et le vocabulaire du joueur, a de quoi étonner, encore aujourd’hui. Écrire un mot, puis voir apparaître sa définition comme par magie à l’écran, ça a quelque chose de magique, une impression que le jeu vidéo peut créer. Cependant, et quelques années après ces débuts tonitruants, il était sans doute temps de dépoussiérer le concept. C’est ce que le studio de développement Shiver Entertainment (et l’éditeur Warner Bros Interactive Entertainment) qui a pris le travail à bras le corps, alors que Scribblenauts Showdown est aussi l’occasion, pour la licence, d’atterrir sur les consoles de salon.

Comme nous l’avions vu à l’occasion de notre preview, Scribblenauts Showdown est un party game. Vous aurez donc droit à un plateau, et plusieurs cases à parcourir afin d’atteindre la dernière, synonyme de victoire. Bien entendu, ça, c’est un résumé très large, car dans les faits les parties sont bien plus dynamiques. Tout d’abord, il faudra opter pour la durée de la partie : 15, 30 ou 45 minutes, ce qui a un impact direct sur le plateau engagé. Attention cependant, car c’est une simple indication, qui ne s’accompagne pas d’une certitude. En effet, il n’est pas rare qu’un run d’un quart d’heure dure bien plus. Ou, même, que trois quarts d’heure deviennent une petite demie heure. Bref, tout est question de contenu de la partie : si vos cartes vous offrent de belles possibilités de sabotage, il serait dommage de ne pas les utiliser…

Car, après avoir découvert le plateau, Scribblenauts Showdown nous distribue des cartes. Lesquelles sont évidemment accompagnées d’effets. Par exemple, l’une d’entre elles vous offrira d’avancer de trois cases. Bien, mais ce ne sera pas sans vous mettre en danger : cette possibilité se jouera manette en main, avec un ou plusieurs mini-jeux à la clé. C’est ici que se situe tout le sel des parties : on peut très bien perdre la carte, et voir l’adversaire s’accaparer des effets positifs. Cela ajoute bien du vice, et surtout le joueur est aussi un peu tiraillé par les forces en présence. Si l’un des amis invités maitrise parfaitement l’épreuve de la pèche, faut-il utiliser cette carte qui nous impose d’y jouer ? On aura aussi droit à des possibilités instantanées, qui ne demande aucune contre-partie.

Agréable pour des soirées entre potes

image screenshot scribblenauts showdown
Certaines épreuves sont plus originales que d’autres.

Les mini-jeux, justement, sont importants dans Scribblenauts Showdown. Ils sont au nombre de 27, ce qui s’avère un bon chiffre, même si l’on en voit le bout assez rapidement quand les parties s’enchaînent. Ils sont plutôt bien équilibrés dans l’ensemble, rapides et amusants. On dénombre bien un ou deux ratés, comme celui qui nous demande de taper sur une piñata, mais c’est vraiment marginal. Dans l’ensemble, ces épreuves font appels à de la dextérité, de la vitesse, mais de manière dosée. On a même droit, à quelques occasions, de laisser parler notre vice le plus coupable, ce qui créé une bonne ambiance sur le canapé, avec les amis. On pense notamment à la récupération d’éléments sur un tapis volant. Petite astuce : passez autant de temps à empiler qu’à tenter de déstabiliser l’ennemi.

Dextérité, vitesse… Et vocabulaire ! Car Scribblenauts Showdown ne cherche absolument pas à minimiser ses racines, et Shiver Entertainment a trouvé le bon concept afin de nous les servir sur un plateau. Chaque jeu est l’occasion de choisir un objet, ou une personne, afin de mener à bout l’épreuve. Par exemple, il faut faire atterrir une livraison sur des cibles, par hélicoptère. Et ces charges ne seront autre que la définition du mot que vous aurez choisi… dans la limite de conditions imposées ! C’est une roue des règles qui nous forcera à nous creuser la tête : un être humain, un dinosaure etc. Parfois, on devra aussi composer avec une première lettre obligatoire, ce qui ajoute encore un peu de piquant. Le fun est immédiat, et l’impact du mot opté aura des conséquences sur le gameplay. Et oui, courir un cent mètres avec une grand-mère, ce sera plus compliqué qu’en chevauchant un vélociraptor.

Scribblenauts Showdown est un bon petit jeu à sortir en présence de bons camarades. Il est clair, cependant, que le contenu est parfois un peu juste. Si la personnalisation de l’avatar présente une somme d’éléments assez vertigineux, avec certains qu’il vous faudra débloquer (sans aucun recours à de l’achat de DLC, c’est à noter), et si l’on apprécie l’idée de nous servir un mode de jeu Bac à sable assez fun à parcourir, nous demandant de venir à bout d’énigmes dans un environnement en 2D, on aurait tout de même apprécié un nombre de plateaux plus conséquent. Plus satisfaisante, la technique est nickelle : c’est fin, aucun ralentissement en vue, et la lisibilité des mini-jeux est totale. Quant à la musique et les effets sonores, ils savent parfaitement s’imbriquer dans l’expérience, et ce même si l’ambiance de votre salon recouvrira certainement celle du jeu.

Note : 14/20

Scribblenauts Showdown est un essai transformé. On a une retenue sur le contenu, tant on aurait apprécié encore plus d’épreuves et de plateaux, mais c’est aussi le signe que la qualité est au rendez-vous. Voilà typiquement le genre de titre qu’on sortira pour des soirées animées, et qui déploie tout son potentiel en local. D’ailleurs, c’est tellement le cas que le soft ne propose que cette manière de le parcourir en multi, et c’est une bonne chose. Voilà, donc, une piste à creuser pour Shiver Entertainment, qui accouche là d’une initiative réussie.

7/10

Réagir à l’article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *