[Critique] Comme des Bêtes 2 : une suite réussie

Caractéristiques

  • Titre original : The Secret Life of Pets 2
  • Réalisateur(s) : Chris Renaud
  • Avec : Patton Oswalt, Eric Stonestreet, Kevin Hart, Harrison Ford
  • Distributeur : Universal Pictures France
  • Genre : Dessin animé
  • Nationalité : USA
  • Durée : 86 minutes
  • Date de sortie : 31 juillet 2019

Max & compagnie

image critique comme des betes 2
Copyright 2019 Universal Studios

Dans Comme Des Bêtes 2, Max le Jack Russel et ses amis reviennent pour de nouvelles aventures, après un premier volet sympathique datant de 2016. Lequel nous narrait la vie quotidienne de nos compagnons domestiques lorsque nous les humains, n’étions plus là pour les surveiller. Ce second volet prend place narrativement quelques années plus tard, alors que la propriétaire de Max et Duke, le gros toutou poilu et pataud, se marie et a un bébé. Les personnages de l’original reviennent par conséquent, que ce soit bien sûr Max et Duke, mais aussi Pompon le Lapin crétin et psychotique, la chienne Spitz Nain Gidget, l’arrogante chatte Chloée et tous les autres.

C’est donc à de véritables retrouvailles, pour petits et grands, auxquelles nous convie cette séquelle, mais pas uniquement. Car de nouveaux personnages font également leur apparition. Comme des Bêtes 2 évite l’écueil de la surenchère, typique des suites, et nous prend à contre-pieds en déplaçant l’intrigue depuis la Grosse Pomme jusqu’aux vergers florissants d’une ferme de campagne. Une idée réjouissante qui prouve que cette suite n’a pas été réalisée dans un but uniquement mercantile. Et ça se sent à l’écran.

La Ferme des Animaux

Dans Comme des Bêtes 2, la famille part donc en vacances chez le grand-père fermier, afin de profiter du bon air et du calme de la nature. Des vacances aussi mouvementées que salutaires pour Max qui, suite à la naissance du bébé, a développé un sentiment protecteur qui le rend maladivement anxieux et angoissé pour tout et n’importe quoi. À l’instar du premier volet, c’est donc une nouvelle introspection sur lui-même qui attend notre héros, mais il sera cette fois-ci affublé d’un charismatique mentor en la personne de Rooster. Celui-ci est un Berger Allemand, doublé de manière si crédible en VO par Harrison Ford que nous vous conseillons de le découvrir sous ce format, et chargé de maintenir l’ordre par les autres animaux de la ferme. Ce personnage est une véritable réussite, car il incarne l’autorité et la confiance en soi, des valeurs faisant souvent défaut à Max. Leurs interactions sont savoureuses, au point de réduire les autres animaux de la ferme à de simples figurants, même s’ils sont tout de même sources de quelques gags amusants.

Cet arc est de loin le plus réussi de Comme des Bêtes 2. Mais il n’est pas le seul car, à l’instar du premier volet, la narration se divise entre plusieurs histoires qui se recouperont pour le grand final. C’est à New York que se déroule les deux autres histoires avec, d’un côté, la chienne Gidget, partie en mission suicide dans un appartement rempli de chats. Ceci afin  de récupérer le jouet préféré que son chéri Max lui a confié. Cet arc est sans aucun doute le plus drôle du film. Et, de l’autre, on a les mésaventures du lapin Pompon qui, se persuadant qu’il n’est autre qu’un super héros, accepte de sauver un Lion prisonnier et battu par un directeur de cirque patibulaire. Ce troisième arc est peut-être le plus mou et prévisible du lot, cependant il a pour qualités d’introduire l’antagoniste du film, en vue de la grande réunion finale. Ce qui permet d’émettre une critique sur la maltraitance animale, un sujet grave et qui devrait trouver en permanence sa place dans le débat public, en remplacement de l’ineptie de certains sujets sociaux mis exagérément en avant par les bobos progressistes.

Comme des Bêtes 3 ?

En conclusion, nous pourrions écrire que Comme des Bêtes 2 réussit haut la main à étendre son univers, de par ses choix scénaristiques et la bonne humeur communicative avec laquelle il imprègne ses personnages et ses situations. Si le long métrage ne restera pas dans les mémoires par l’inventivité de son sujet ou son innovation, il correspond néanmoins à ce qu’on pourrait qualifier de spectacle bien emballé, vis-à-vis duquel on ne s’ennuie quasiment jamais, et qui ravira petits et grands. cette simple constatation ne peut que nous encourager à espérer qu’Universal Pictures prépare un troisième volet que nous espérons, auquel cas, aussi drôle et touchant.

7/10

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