article coup de coeur

[Test] Wreckfest : le Destruction Derby moderne

Caractéristiques

    • PlayStation 4
    • Xbox One
    • PC
  • Développeur : Bugbear Entertainment
  • Editeur : THQ Nordic
  • Date de sortie : 27 août 2019
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Le digne successeur de FlatOut est enfin parmi nous

image test wreckfest
Wreckfest propose des courses acharnées.

On se doit de vous confier que nous étions passé à côté de la sortie de Wreckfest sur PC, en juillet 2018. Et pourtant, voilà un titre qui aurait dû retenir toute notre attention. En effet, le studio derrière cette bonne surprise n’est autre que Bugbear Entertainment (ici édité par THQ Nordic) que l’on connaît bien pour la très sympathique licence FlatOut. Vous ne connaissez pas ? Sorti en 2004, le jeu alternait des courses énergiques et, surtout du carnage automobile rappelant furieusement le très culte Destruction Derby. Surtout, on se souvient parfaitement des sensations de conduite plaisantes, qui en faisaient un soft plus que satisfaisant. Quinze ans plus tard, voilà que le petit frère déboule sur nos consoles, et c’est une réussite.

Dans l’esprit, Wreckfest et FlatOut sont assez connexes. Même si, bien entendu, Bugbear Entertainment doit composer avec des attentes de joueurs beaucoup plus vastes. Notamment pour ce qui est du mode Carrière, désormais indispensable dans tout jeu de bagnole qui se respecte (voir ce que propose F1 2019, par exemple). Vous l’aurez compris, le titre en embarque un, et il est exemplaire : il parvient à marier le fun et l’exigence. Tout commence par une épreuve qui a le mérite de rapidement nous faire comprendre le délire dans lequel on est convié. Niché sur une sorte de tondeuse à gazon, il va falloir foncer dans les concurrents afin d’en détruire les étranges montures. Ce premier contact est des plus tranchants : les ennemis sont très nombreux, et l’on capte rapidement que la conduite est en équilibre entre l’arcade et le réalisme.

Après cette première épreuve hallucinante, le mode Carrière de Wreckest se dévoile. Le principe est simple : on débloque des championnats toujours plus difficiles, jusqu’aux éprouvants World Masters. L’objectif des épreuves, qu’ils soient de détruire les adversaires ou de terminer une course en bonne position, font qu’il n’est pas nécessaire de terminer premier afin d’engranger des points. Certes, on en gagne en assurant la pole position, mais aussi en défonçant le bolide d’un concurrent. Le jeu récompense les actes de bravoure, ce qui pousse le joueur à prendre des risques, assurant aux courses un suspens constant. La difficulté du titre est assez élevée, du moins si l’on se sépare des aides au pilotage. Alors nous conseillons aux débutants de les sélectionner, au risque d se voir opposé un challenge trop corsé.

Détruire, oui, mais pas n’importe comment

image gameplay wreckfest
Oui, vous commencerez le mode Carrière sur une tondeuse à gazon…

En mettant l’accent sur la destruction, Wreckfest se devait de réserver des impacts irréprochables. Heureusement, c’est le cas. Ne pensez pas foncer bêtement dans cette voiture qui commence à vous gonfler, car cela endommagera aussi votre bolide. Il faut faire preuve de discernement, et préférer attendre de pouvoir atteindre un endroit stratégique, si l’on veut atteindre le moteur tout en s’évitant une avarie sur la direction. Car les dégâts ne sont évidemment pas que visuels : terminer une course devient parfois une véritable épreuve, avec une bagnole qui vire à droite ou à gauche, et des suspensions qui ne font plus le job. Les effets forcent autant à l’agressivité qu’à la prudence, tant on comprend vite que chaque attaque ratée peut nous coûter très cher. D’ailleurs, signalons ici que l’on apprécie un peu moins le fait d’être presque voué à l’échec quand on perd trop de temps dans un carambolage. Le rythme des courses se révèle sans pitié, et l’intelligence artificielle des adversaire nous semble trop sur des rails.

Malgré cette retenue, le fun de Wreckfest saute aux yeux. Et c’est aussi grâce à la science de Bugbear Entertainment pour les tracés malicieux. Si les arènes à la Destruction Derby n’ont rien de bien exceptionnel par nature (encore que, on y trouve toujours de petites subtilités, comme des éléments solides qui peuvent provoquer des dégâts), les circuits sont parfois bien vicieux, et regorgent de bonnes idées. On a droit à différents chemins, un looping, des croisements, tout pour provoquer des épreuves acharnées. Aussi, on apprécie grandement la courbe d’évolution du joueur. On maitrise de mieux en mieux, mais aussi on achète de nouvelles voitures, et des composants de plus en plus puissants. On gagne en accélération, en solidité, en vitesse, et cela se ressent de suite pendant les courses.

Le seul véritable reproche que l’on pourrait formuler à Wreckfest, c’est sa technique pas vraiment optimale. On a dénombré pas mal de temps de chargement longs, voire très longs. Surtout, et malheureusement, la fluidité n’est pas toujours au rendez-vous. Quand l’écran se charge d’adversaires, cela toussote bien vite, et ça se voit à l’œil nu. L’interface aurait aussi pu se faire un peu plus claire, même si on finit par s’y faire. Enfin, la traduction française a été finalisée à la va-vite, avec pas mal d’erreurs. Par contre, la direction artistique fait un sans-faute. On apprécie les couleurs bien pétantes, et le gros travail sur les bords de tracé. Le résultat fait très vivant. Aussi, le moteur physique figure dans les bons points. Pour terminer, l’ambiance sonore se devait d’être aussi sauvage que celle des courses, et le rock qui domine les menus assure ce besoin.

Note : 16/20

Wreckfest est une bien belle surprise ! On tient là un vrai bon Destruction Derby aussi axé sur la course, avec un mode Carrière prenant et des sensations de conduite grisantes. On apprécie aussi la courbe de progression, que l’on ressent autant grâce à la maitrise qu’à l’évolution des voitures et de leurs composants, que l’on s’offre au fur et à mesure. Seul souci, la technique n’est pas à la hauteur des attentes : on note des ralentissements et des temps de chargement longs. Un mal qui pourrait être soigné grâce à des patchs (auquel cas, on pourra ajouter un point à la note), mais c’est tout de même à relever. Pas de quoi remettre en cause totalement la bonne tenue de l’ensemble, et le résultat se révèle conseillé !

8/10

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