[Test] Rad Rodgers Radical Edition : petit mais costaud

Caractéristiques

    • PlayStation 4
    • Ordinateur/PC
    • Xbox One
    • PlayStation 4
  • Développeur : Slipgate Studios
  • Editeur : THQ Nordic
  • Date de sortie : 26 février 2019
  • Acheter : Cliquez ici

Un bon petit platformer axé sur l’action et l’exploration

image gameplay rad rodgers radical edition
Une certaine saveur run and gun…

On ne sait pas vous, mais on était totalement passé à côté de la sortie de Rad Rodgers : World One, en 2016 sur PC. Et pourtant, on avait de quoi être intéressé, ne serait-ce que par l’entité derrière ce titre : 3D Realms. Oui, la boîte qui nous a livré un certain Duke Nukem, alors que leur activité atteignait une belle apogée. Quelques années plus tard, la renommée s’est clairement estompée, et Rad Rodgers a rejoint un autre éditeur : THQ Nordic. L’occasion, pour le jeu développé par Slipgate Studios, de ressortir sur Nintendo Switch (après avoir investi le PC, la PlayStation 4 et la Xbox One), dans une version sous-titrée Radical Edition. Version qui, il faut le souligner d’entrée, est proposée gratuitement aux joueurs qui ont déboursé pour les plateformes précédemment citées.

Rappelons le principe de Rad Rodgers : Radical Edition. Financé grâce à une campagne Kickstarter, le soft se présente comme un jeu de plateforme à forte tendance action, saupoudré d’exploration. L’esprit veut clairement surfer sur la vague de nostalgie des décennies 1980 et 1990, avec un héros, Ricardo Rodriguez, pensé dans ce but. L’enfant, désobéissant car gamer invétéré, finit tout de même par aller au lit. Alors qu’il s’endort, le voilà réveillé par l’écran de sa télé, qui s’allume sans aucune raison. Comme dans Poltergeist, notre jeune garçon se retrouve aspiré à l’intérieur de l’écran, où il va devoir vivre des aventures vidéoludiques, en compagnie de sa console Dusty. Fusil en main, il va falloir traverser les niveaux et se frayer un chemin vers la réalité.

Rad Rodgers : Radical Edition est un platformer assez dynamique, qui mise beaucoup sur le rapport au fusil et la recherche d’éléments dans les différents environnements. De ce strict point de vue, le soft fonctionne bien, avec des niveaux au level design certes classique, mais réservant tout de même assez d’embranchements pour nous opposer un petit challenge. Après avoir opté pour un personnage (cette version en ajoute quelques uns, comme Duke Nukem et Lo Wang), il va falloir se frayer un chemin jusqu’à la sortie, laquelle ne s’enclenche qu’après la récupération des quatre morceaux de clé. Ainsi, il va falloir ouvrir l’œil, afin de ne pas rater une rampe, ou un chemin caché par un arbre. C’est au bout de ceux-ci qu’on obtiendra les fameux sésames, et pas sans s’être, au préalable, défait de l’adversité. Pour cela, on utilisera la frappe à proximité ou le fusil, lequel pourra changer de munitions, donc d’effets, de la simple mitraillette au tir de phénix.

Pas une révolution, mais assez fun pour attirer l’attention

image rad rodgers radical edition
Pour atteindre le 100%, il faudra récupérer tous les diamants.

Rad Rodgers : Radical Edition tente aussi une petite dimension casse-tête, mais sans trop creuser dans cette direction. Ceci à l’occasion de passages aux commandes de Dusty, qui nous demandera, par exemple de joindre deux points en passant par des capteurs précis. Rien de bien folichon, mais on remarque que Slipgate Studios tente de diversifier son expérience, et ce n’est pas un mal dans l’absolu. Une sensation qui se confirme avec les entre-niveaux, réservés à des mini-jeux plus ou moins satisfaisants. Par exemple, on a droit à une épreuve que l’on pourra en partie comparer à Doodle Jump. De quoi souffler entre deux niveaux car, mine de rien, ceux-ci se font de plus en plus longs, et truffés de passages secrets à dénicher

Rad Rodgers : Radical Edition peut compter sur un contenu assez développé, du moins pour ce genre de production. Comptez sur un peu moins d’une dizaine d’heures de jeu pour tout débloquer (personnages, dessins de production et chapeaux à collectionner), atteindre les 100% dans tous les niveaux, s’essayer au mode Battle et, pourquoi pas, se lancer dans l’aventure principale en coopératif (en local, s’il vous plaît !). Ces deux dernières possibilités apportent un certain fun à l’ensemble, même si nous vous conseillons, pour le coop, d’enclencher le niveau de difficulté maximal. D’ailleurs, signalons qu’ils sont au nombre de trois, et que la Facile porte vraiment beaucoup trop bien son nom. Le challenge devient réellement corsé avec le Difficile, c’est à savoir.

Enfin, Rad Rodgers : Radical Edition peut compter sur une direction artistique soignée. Les couleurs impriment un ton presque féérique, comme pour souligner que notre avatar, plus tendance dessin animé, est plongé dans un univers qui lui est étranger. Cela fonctionne bien, et encore plus à l’occasion de certains niveaux, comme celui du volcan, très efficace. D’un pur point de vue technique, le résultat est plus mitigé. On vous encourage d’y jouer en nomade, sur Nintendo Switch, car de cette manière l’effet de flou est un peu atténué. En docké, c’est beaucoup trop visible pour ne pas choquer les pupilles les plus exigeantes. Par contre, le tout reste d’une fluidité à toute épreuve, quelle que soit la situation à l’écran. Quant à la musique, composée par Adrew Hulshut (Bombshell), elle se charge d’imprimer une tonalité un peu « sale gosse ». On apprécie, même si cela manque d’un thème mémorable. Enfin, signalons que Dusty est doublé par Jon St John, que vous connaissez obligatoirement pour avoir été la voix de… Duke Nukem.

Note : 14/20

Mollement reçu lors de sa première sortie, en 2016, Rad Rodgers : Radical Edition est pourtant très loin d’être un mauvais jeu. Platformer efficace, notamment grâce aux sensations liées au fusil et à un level design qui n’hésite pas à proposer des embranchements, ou des endroits secrets, le soft parvient même à nous séduire, le temps de son aventure principale. Certes, le résultat manque tout de même d’une certaine dimension, sans doute d’une feature plus originale, voire d’une durée de vie plus importante. Et la pure technique vous forcera à y jouer en nomade, dans le but d’amoindrir l’effet de flou. Mais, globalement, on y a trouvé une bonne dose de fun, et même de challenge, avec un mode difficile qui l’est vraiment. Pas de quoi révolutionner le genre, donc, mais le public en recherche de ce genre sera conquis.

7/10

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